PLEURÉSIE
des plus utiles. En effet, elles sont commodes, sans danger, donnant des renseignements précis sur la nuantité et la nature du liquide, car nous verrons plus loin, à propos de lapleurésie purulente, l’importance de ce dernier point pour le pronostic et le traitement de l’affection. . , , i
Néanmoins, la ponction évacuatrice dans la pleuresie aiguë non suppuréene doit être faite que lorsque le liquide est trop abondant, qu’il tarde à se résorber, ou lorsqu’il y a menace de suppuration, de la fièvre et d’amaigrissement, etc.
On ne peut donner de règles fixes sur 1 opportunité ni sur le moment où il convient de faire une ponction évacuatrice. ,
Celle-ci doit être faite sans hésitation, lorsque apres
avoir suivi la maladie attentivement, le médecin constate
nue le liquide est abondant, augmente ou reste station- ■
naire, malgré le traitement médical. L’indication nous
semble alors très nette et la ponction est le seul moyen qui amène une guérison rapide et sûre.
Potion.
^ Oxymel scillitique. 15 grammes.
Teinture de digitale. 2 ^
Sirop de polygala... 25
Eau de laurier cerise. 1
Infusion d’hysope. lOO
Par cuillerée k café toutes les deux heures.
Mixture diurétique. Dans un demi-litre de lait ajouter ;
^ Nitrate de potasse.. / 08^,60
Acétate de potasse. '
A boire dans la journée.
20 Pleurésie purulente. — Elle peut succéder à la pleurésie aiguë ou être purulente d’emblée; dans ce MS le diagnostic doit être fait de bonne heure, et c est
’LEÜEÉSIE
pour cela qu’il est bon de faire dans presque tous les cas depleurésie, une ponction exploratrice. La pleurésie purulente a un pronostic fort variable, suivant les cas. En effet, Guinon a fort bien montré que la diversité de ce pronostic relève de l’agent pathogène causal. Par exemple, la pleurésieàpneumocoque estla plusbénigne ; la pleurésie à streptocoque (broncho-pneumonie, scarlatine, rougeole) est plus grave, mais la guérison est presque certaine après la pleurotomie.
Quant à la pleurésie tuberculeuse, elle serait exceptionnelle chez l’enfant; elle est toujours très grave.
La purulence du liquide pleural étant diagnostiquée, que faut-il faire? Il faut intervenir le plus tôt possible, c’est-à-dire donner issue au pus.
En effet, Moizard, Sevestre, Valude, Dieulafoy disent que le succès est d’autant plus certain et plus rapide qu’on agit plus tôt.
On pourra commencer par la ponction évacuatrice simple; mais si Celle-ci ne réussit pas, si le liquide se reproduit, s’il y a des phénomènes de résorption (fièvre, amaigrissement, etc...), il faut recourir à l’empyème. Il faut savoir que cette opération est très bien supportée par les enfants et qu’on lui doit de véritables résurrections. La guérison arrive rapidement, l’amaigrissement cesse et on active la convalescence par une bonne alimentation et une bonne hygiène.
En résumé, la pleurésie purulente est assez fréquente chez l’enfant, mais le pronostic en est moins fâcheux que chez l’adulte et la guérison est presque la règle après la pleurotomie.
Celle-ci, danslamajorité des cas, doit être préférée à la ponction simple ou suivie delavages antiseptiques (Moizard, Valude). La pleurotomie doit être faite de bonne heure; le pus doit être évacué par l’incision au point déclive et, la cavité drainée, après lavage antiseptique.