VIER
Vibert et Bordas refusent môme toute spécificité au gonocoque, parce qu’ils l’ont rencontré dans presque tous les cas, et ne lui accordent pas de valeur médico-légale pour affirmer un contact vénérien.
A côté de ces vulvites à gonocoque, il y en a d’autres qu’il faut connaître et qui proviennent d’autres causes, comme celles qu’on observe dans les fièvres éruptives, dans l’eczéma, dans l’impétigo contagieux (Comby), dans la scrofule, etc.
Traitement. — Chercher d’abord la cause de l’infection ; avertir les familles de la contagion, de certains écoulements, proscrire la communauté des lits, détruire
VTJLVITE ET VULVO-VAGINITE
OU désinfecter les objets qui peuvent ou ont pu causer la contagion : serviettes, éponges, etc.
Le traitement sera antiseptique. Baginski, quel que soit l’âge, emploie les injections ; il les fait avec une seringue en verre armée d’un tube fin en caoutchouc souple qu’on introduit avec précaution au-dessous de l’hymen. On peut encore se servir de la seringue intrautérine de Braun dans certains cas spéciaux.
Les solutions employées varient avec les auteurs : nitrate d’argent de 1,30 à 1,100, le sublimé à 1 p. 2,000, le sulfate de cuivre, l’acide borique. Certains auteurs préconisent l’introduction de crayons médicamenteux contenant du salol, de la créoline, de l’iodoforme, de la thalline. Nous leur préférons les injections antiseptiques faites comme nous venons de l’indiquer.
On veillera, enfin, à assurer une propreté rigoureuse de cette région (bains), et on traitera l’état général chez les enfants anémiques, scrofuleux.
Zona. — Le zona est rare chez les enfants, exceptionnel chez les nouveau-nés (Bonn) ; on en a observé des cas dans la première année. Mais les cas les plus nombreux ont été signalés dans la deuxième enfance. Le zona peut siéger partout, mais, comme chez l’adulte, la localisation la plus fréquente est le zona du thorax. Comby dit que les enfants atteints présentaient, la plupart du temps, des troubles digestifs manifestes (dyspepsie, dilatation de l’estomac, etc.).
Le pronostic en est bénin, les récidives seraient exceptionnelles. . . 1 ' •
Le traitement est purement local. Protéger les vésicules, s’opposer à leur irritation et infection par des pansements aseptiques. .
Les onctions avec des corps gras (vaseline boriquee), qu’on additionnera de cocaïne pour combattre la douleur, seront également employées. On peut encore saupoudrer l’éruption avec de la poudre d’oxyde de zinc, d’acide borique pulvérisé finement. Enfin, le tout sera recouvert d’ouate hydrophile, maintenue avec une bande. ■ ■ ■ •
APPENDICE
Comme le dosage des médicaments par gouttes est très employé pour les substances actives, nous avons cru devoir donner ici la nomenclature suivante, permettant d’utiliser ce mode de dosage, mais ne présentant une certaine exactitude qu’à la condition de compter les gouttes avec un tube calibré, dont le diamètre extérieur est de 3 millimètres.
Nous trouvons alors que 20 gouttes d’eau distillée, à la température de 15°, pèsent 1 gramme.
Le tableau suivant indique, pour divers produits, le nombre de gouttes nécessaires pour arriver au poids d’un gramme.
SUBSTANCES Gouttes.
I Acide cyanhydrique médicinal à 1/100. 20
Perchlorure de fer (solution officinale). 20
Acide chlorhydrique officinal. 21
Ammoniaque. 22
Liqueur de Fo-wler à 1/100. 23
Acide azotique officinal. . 23
Glycérine., 23
Acide sulfurique officinal. ... 26
B De 31 i Laudanum de Sydenham. . 33
’ < Laudanum de Rousseau. 35
« gouttes, f gouttes noires anglaises. 37
APPENDICE
C. Ds 41 ( Créosote de hêtre 50 gouttes. I Huile de croton. .
1 Alcool à 60". 52
Gouttes de Baume.. . 53
Teinture d’aconit (feuilles et racines). 53
Teinture de belladone (colchiques). . . ■ 53
Teinture de digitale (valériane^ opium). 53
Alcoolature d’aconit (feuilles et racines). 53
Acide sulfurique alcoolisé (eau de Rabel) .... 54
Acide azotique alcoolisé. 54
Chloroforme. 56
Teinture de noix vomique. 57
E. to 61 j Alcool à 90“. 61
à 70 gouttes. ( Teinture d’iode. 61
j Éther alcoolisé (liqueur d’Hoffmann). 72
à 80 gouttes. (
G. De 81 j sulfurique. 96
à 90 gouttes. )
On appelle dose la quantité pondérale du médicament que l’on doit administrer pour obtenir l’effet thérapeutique désiré.
Ces doses devront être proportionnées àl’âge, et pour indiquer les proportions nous ne pouvons mieux faire que de reproduire la table de Gaubius que l’on trouve dans tous les ouvrages classiques.
Au-dessous d’un an. 1/16 à 1/20.
Au-dessus d’un an. 1/lS à 1/12.
— de deux ans. 1/8.
— de trois ans. 1/6.
— de quatre ans. 1/4.
— de sept ans. 1/3.
— de quatorze ans . . . 1/2.
De vingt à soixante ans. 1.
Et au-dessus de. soixante ans, on devra suivre la gradation inverse.