GLOTTE
d’une angine, d’une laryngite ; il a été signalé dans la variole, l’érysipèle de la face, dans le sclérème des nouveau-nés, dans la varicelle et dans l’anasarque scarlatineux. Les caustiques, les liquides bouillants, les ulcérations syphilitiques, le charbon, peuvent aussi l’occasionner.
Cette étiologie est utile à connaître au point de vue du traitement préventif et prophylactique. Ajoutons que l’étroitesse de l’orifice glottique chez l’enfant est une véritable prédisposition.
Le traitement variera avec la maladie primitive; souvent, une médication antiphlogistique suffit à prévenir ou à écarter le danger (glace sur le cou, frictions mercurielles, enveloppements humides très chauds). Dans certains cas, on a obtenu de bons résultats avec l’application de sangsues derrière l’oreille, avec les vomitifs. On n’hésitera pas à faire la trachéotomie, s’il y a menace d’asphyxie. Les pulvérisations et les inhalations seront très utiles; on peut y introduire des antiseptiques (acide borique, acide phénique, alun).
Dans tous les cas, et surtout si l’élément spasmodique prédomine, on administrera des narcotiques (opium, chloral, bromure). On a eu recours parfois alors au chloroforme et aux inhalations de nitrite d’amyle.
2» Spasmes de la glotte. — La pathogénie de cette affection est des plus discutées ; elle est considérée par la majorité des auteurs comme une convulsion partielle (Trousseau, Bouchot, Rilliet et Barthez). C’est une affection grave, et Reid accuse une mortalité de 30 0/0. Elle serait fréquente en Angleterre (West).
Traitement. — Pendant le paroxysme, peu de chose à faire : déshabiller l’enfant, aérer la chambre, flagellations froides, bains sinapisés. Le chloroforme a donné
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d’excellents résultats à West ; on le réservera pour les cas où le danger sera imminent. Parfois, on constate tous les signes d’une mort apparente ; il ne faut pas désespérer, et on emj)loiera tour à tour les flagellations, l’électricité, la respiration artificielle, les tractions sur la langue (Labobde).
On évitera, dans une certaine mesure, le retour des accès par les antinervins (bromures, chloral) et les. antispasmodiques : aconit, belladone, associés aux bains tièdes. On retirera, de plus, de bons effets d’une médication tonique, d’une bonne hygiène alimentaire, de l’allaitement au sein, si l’enfant est au biberon.
West conseille aussi une bonne hygiène alimentaire ; cet auteur a signalé la fréquence des spasmes au moment de la dentition, à la suite d’excès alimentaires et dans la constipation. Les rapports avec un mauvais état général, le rachitisme, lui font conseiller l’usage du fer, de l’huile de foie de morue, le séjour aux bords de la mer.
On évitera enfin, après l’accès, toute excitation, bruit, etc., et on avertira les parents sur la gravité de l’affection.
3« Paralysie de la glotte. — (Voir Laryngite et Cordes vocales.)
Gourme. — (Voir Impétigo, Peau.)
Gravelle (urinaire, biliaire). — (Voir Calculs, Foie, Rein.)
Grippe. — West, parlant delà grippe épidémique, ' dit qu’elle est plus grave que la grippe sporadique, à cause des affections pulmonaires, de la dénutrition rapide pt de la longueur de la convalescence. Néan-
GYMNAS,TIQUE
moins, cet auteur dit qu’elle présente moins de gravité que chez l’adulte. En considérant les dernières épidémies, nous arrivons à peu près aux mêmes conclusions,
La grippe, en effet, atteint les enfants en bas âge, mais moins fréquemment que l’adulte.
Les complications y sont plus rares et plus bénignes (Cadet de Gassicourt).
ÏBAiTEMBNT. — On Conseillera, en temps d’épidémie, une bonne hygiène générale et alimentaire.
On ne fera pas de médication intempestive, car, comme dans toute maladie infectieuse de l’enfant, il faut craindre la dépression rapide. Au début, on conseillera le repos à la chambre (huit à dix jours), des diaphorétiques et des stimulants (sels d’ammoniaque, alcool) ; s’il existe des troubles digestifs, on ordonnera avec succès un petit purgatif et même un vomitif, en cas d’embarras gastrique. La fièvre sera combattue par le sulfate de quinine, et mieux, par l’antipyrine. L’appareil pulmonaire sera surveillé avec soin.
On continuera, pendant la maladie, l’usage des toniques et on donnera à l’enfant une alimentation fortifiante, surtout pendant la convalescence.
Enfin, on aura à soigner des complications variables avec les épidémies (broncho-pneumonie, otite, etc.).
Gymnastique. — Nous ne voulons pas entrer ici dans les détails techniques de la gymnastique.
Nous devons cependant lui consacrer quelques lignes dans ce livre. En effet, la gymnastique, par ses diverses applications, est un excellent moyen thérapeutique chez l’enfant, et surtout dans la deuxième enfance. Les applications en sont multiples.
Résumons donc quelques-unes des maladies principales dans lesquelles elle trouve son emploi. Dans les