ENFANTS
la muqueuse pulmonaire par des poussières, des gaz. Influence des conditions météorologiques.
Aujourd’hui, on sait que le point de départ du réflexe siège souvent endehorsdel’appareilrespiratoire. L’irritatian d’un nerf quelconque peut occasionner un accès d’asthme. Gett e seconde classe de causes augmente chaque jour. Signalons l’asthme nasal (Valtolini, JoAL, RüAült, Moore), l’asthme amygdalien (végétations adénoïdes), sur lequel nous avons insisté en 1888. M. le professeur Sée a signalé la fréquence de l’asthme chez les jeunes épileptiques. Certaines intoxications peuvent également occasionner des accès d’asthme ; asthme urémique (Walsch et Toon), asthme saturnin; nous ne l’avons jamais observé; asthme de l’impaludisme (J. Simon, Moncorvo). Nous n’avons pas d’opinion bien précise sur l’action de la syphilis héréditaire qui a été signalée par quelques auteurs (Ebrard, Sandras, Moncorvo).
L’asthme gastrique est observé assez souvent chez les enfants. Enfin les asthmes d’origine cutanée sonttrès fréquents et le professeur Sée attribue le quart des asthmes infantiles aux maladies de la peau.
En résumé, l’asthme infantile est assez fréquent et s’observe dans la deuxième enfance, surtout après dix ans.
Les causes en sont multiples et variées. Nous terminerons cette énumération un peu longue, mais très utile, en disant que toutes ces causes importantes ne suffisent pas. Pour nous, en effet, l’asthme n’apparaît que chez des prédisposés.
Certaines diathèses héréditaires interviennent souvent dans l’apparition de l’asthme chez les enfants. Ceux-ci sont issus de parents arthritiques, rhumatisants, goutteux. Aussi croyons-nous avec Trousseau et le professeur Dieulafoy que l’asthme est une névrose héréditaire.
ASTHME'chez LES ENFANTS
A côté de ces prédispositions innées, il y en a d’acquises ; la clinique montre que Tasthme s’observe assez souvent chez des enfants chétifs, malingres, rachitiques, ayant présenté des accidents nerveux, tels que : convulsions, spasme glottique, laryngite striduleuse, etc...
Le nervosisme, fréquemment très développé chez l’enfant, explique parfois les accès d’asthme.
Toutes ces considérations étiologiques sont intéressantes à connaître, car, suivant les cas, elles donneront d’utiles renseignements sur la direction à donner au traitement.
Le traitement proprement dit consistera : 1° à enrayer l’accès ; 2» à guérir l’asthme en supprimant ou en traitant les causes qui y prédisposent.
Traitement de l’accès : fumigations et emploi de papier ou cigarettes Contenant de la belladone, de la jusquiame, des feuilles de datura stramonium, dupapier nitré. Dans certains cas, on aura recours aux aspirations d’oxygène, d’iodure d’éthyle, etc... Quand les accès sont trop violents et que les prescriptions signalées restent sans elfet, on ordonnera des injections souscutanées de morphine. L’opium et ses alcaloïdes seront également très utiles; malheureusement l’opium est très difficile à manier chez Tenfant et nous recommandons la plus grande circonspection à l’égard de ce narcotique (voir article Opium).
La liste des médicaments employés serait trop longue.
Mais il faut savoir qu’aucun n’est spécifique et que leur action est des plus variables, suivant les cas.
Il sera donc bon d’essayer les principaux. Nous avons, comme tout le monde, réussi à enrayer et à distancer les accès avec la teinture de lobelia inflata (20 à 100 gouttes progressivement (Moncorvo), avec celle degrindeliarobusta(15 à 60 gouttes) (Gouel). Les ’