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ASTHME CHEZ LES ENFANTS

mhalations de vapeurs de pyridine (G. Sèe) nous ont donne également quelques bons résultats.

Mais, répétons-le, l’action de tous ces médicaments est des plus variables, suivant les cas.

Le traitement symptomatique et celui de 'l’accès en lui-même seraient insuffisants: il faut essayer de guérir la névrose. Ici nous n’avons à signaler qu’un seul médicament, mais il est excellent; nous voulons parler des iodures, l’iodure de potassium en particulier. On les donnera à petites doses longtemps continuées, suivant la tolérance individuelle des petits malades. Les bains d’air comprimé ou raréfié ont également une action curative et seront utiles lorsque les iodures sont mal supportés ou contre-indiqués, et que les teintures de lobelia, etc.-, n’auront pas donné de résultats.

Le traitement^ serait fort incomplet et insuffisant si on traitait la névrose seule. Ici, la question de terrain est très importante et, suivant les cas, on traitera Simultanément les diathèses héréditaires ou acquises : arthristime,^ scrofule, névropathie, rachitisme.

Lorsque l’examen étiologique montrera que' l’enfant est atteint d’impaludisme, de végétations adénoïdes de bronchite, etc. (voir plus haut l’énumération des causes prédisposantes), le médecin devra s’attacher à les faire disparaître.

Nous avons aussi à enregistrer de nombreuses guérisons à la suite du traitement étiologique.

Enfin, l’observation de certaines autres causes qui amènent l’apparition de l’accès seront notées soigneusement. Suivant les cas, il peut être utile d’éviter l’action du froid, de l’hydrothérapie, de conseiller une bonne hygiène respiratoire, d’aguerrir l’enfant contre le froid, ou bien de prescrire les altitudes, ou bien le séjour au bord de la mer. Une cure dans certaines stations ther-

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males, et au Mont-Dore en particulier, nous ont donné, comme à M. J. Simon, d’excellents résultats ;

Potions.

lodure de potassium. 6 à tO grammes.

Sirop d’écorces d’oranges.. 60 —

Sirop diacode... 30 —

Eau distillée. 150 —

De 2 à 8 cuillerées à café par jour.

^Teinture de Lobelie. 4 à 12 grammes.

Sirop de tolu. 50 —

Alcoolat de mélisse........ 20

Eau distillée. 100 —

De 3 à six cuillerées à dessert par jour.

Athrepsie. — L’athrepsie, qui est caractérisée surtout par des troubles graves de la nutrition, est le résultat de causes multiples. L’énumération des causes est des plus instructives au point de vue du traitement prophylactique. Signalons la naissance avant terme, les maladies graves de la mère pendant la grossesse, la mauvaise alimentation, l’allaitement au biberon très souvent. Une mauvaise hygiène, les diarrhées et entérites infantiles, créent souvent l’athrepsie. L’infection tuberculeuse, et la syphilis héréditaire (Parrot) interviennent également souvent.

Traitement prophylactique. La fréquence des troubles digestifs, le grand nombre d’athreptiques observés chez les enfants élevés au biberon placés souvent dans de mauvaises conditions hygiéniques ont été le point de départ de recherches très intéressantes et qui ont donné de très bons résultats.

Quant à la loi Roussel et à la surveillance exercée par les sociétés protectrices de l’enfance, elles nous ont permis de réaliser dans ce sens des progrès très grands et qui iront en augmentant.

\ notre avis, la meilleure prophylaxie de Tathrepsie,

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en dehors de toute considération étiologique est l’allaitement au sein par la mère elle-même. L’allaitement par une bonne nourrice sur lieu est également un excellent moyen prophylactique ; malheureusement, il n’est pas toujours applicable.

Quant à l’allaitement au sein par une nourrice éloignée, les résultats sont mauvais; l’athrepsie est ici très fréquente et est la conséquence des manques de soins, d’une mauvaise hygiène, de l’insouciance, etc.

Nous ne voulons point dire par là que l’athrepsie est fatale avec l’allaitement artificiel (biberon, verre, etc.). Nous signalons le danger de la fréquence des athreptiques parmi les enfants élevés artificiellement et nous ajouterons élevés le plus souvent par des personnes étrangères, insouciantes et ignorantes des principes les plus élémentaires de l’hygiène.

Aussi nous empressons-nous de signaler ici les bienfaits et les progrès réalisés dans l’allaitement artificiel par l’introduction des laits stérilisés et de l’extension des mesures hygiéniques dues à la vulgarisation de l’antisepsie par les sociétés protectrices de l’enfance.

Grâce à cette marche en avant de l’hygiène, il est permis d’espérer de beaux résultats avec l’allaitement artificiel. Pour cela, on doit conseiller d’employer un lait d’excellente qualité se rapprochant le plus possible de la composition du lait de femme (coupage). Les quantités de lait à donner à l’enfant devront être précises et dosées suivant son âge. (Voir article Lait.)

Les repas devront être donnés à intervalles réguliers. Enfin un dernier point très important est le suivant ; les instruments de l’allaitement seront maintenus dans un état de propreté absolue et nous ajouterons d’asepsie complète.

Ce sont là des soins minutieux et bien difficiles à faire appliquer d’une façon raisonnée et constante,

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Nous avons insisté un peu longuement sur le traitement prophylactique. En effet, nous croyons aue le médecin doit s’ingénier avant tout à prévenir l’athrepsie, qui est toujours grave et qui enlève chamie année une quantité considérable d’enfants en bas â-e Traitement proprement dit. - On ne peut nrescrire ' un traitement général : celui-ci aura dL inEions spéciales a remplir suivant la forme, la gravité la

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Ces corps agissent comme des antiseptiques de l’intestin, et de ce fait nous semblent très utiles.

Un point important nous paraît être le suivant : il faut éviter de suralimenter et de gaver les athreptiques jusqu’à la cessation complète de la diarrhée, car l’intestin fonctionnera fort mal pendant un certain temps. Nous conseillons des repas courts, peu abondants, et plus ou moins répétés. L’usage de l’eau de Vichy à petites doses répétées est alors utile.

L’athreptique se refroidit très'vite, sa circulation est très ralentie. Il faudra donc chercher à ranimer l’action cardiaque, à ramener la chaleur et à éviter toute déperdition de calorique. Pour cela, nous avons l’emmaillotement ouaté, simple ou sinapisé ; les frictions sèches ou alcoolisées avec du baume de Fioraventi, de l’alcool camphré dilué. Ajoutons à ces moyens des lotions tièdes, des hains chauds simples ou sinapisés, etc.

Après avoir obvié aux symptômes graves ou prédominants, il faut chercher à remonter le petit malade. Pour cela, on fera appel aux diverses médications toniques, mais en agissant avec grande prudence. Parrot préconisait les potions alcoolisées (rhum, cognac, 10 à 15 grammes par jour). Nous rappellerons encore que dans ce cas le meilleur traitement tonique est le lait d’une bonne nourrice. L’enfant vient-il à refuser le sein, la tâche devient des plus difficiles ; on a préconisé le gavage. On emploie pour cela soit du lait d’ânesse, soit du lait de vache coupés d’eaux minérales alcaline, légères, ou d’eau de chaux médicinale.

On peut ainsi obtenir d’excellents résultats ; malheureusement le médecin est souvent appelé à la période ultime, et lorsque la mort semble inévitable. Il ne faut cependant pas désespérer, car on peut, avec des précautions, minutieuses il est vrai, remonter des enfants qui semblaient voués à une niort certaine et rapide.

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Dans certains cas, l’atlirepsie relève tout entière d’une surcharge alimentaire, d’une mauvaise nourriture et d’une hygiène mal comprise; il suffit alors de modifier le régime et d’instituer une diète et une médication symptomatique {Diarrhée, Entérite, etc.), pour obtenir des guérisons merveilleuses.

Après la disparition des phénomènee graves de l’athrepsie, il faut savoir que l’enfant se ressentira longtemps de ses atteintes et qu’il doit être entouré de soins pendant de longs mois.

Bains. — L’importance des bains au point de vue hygiénique n’est pas à discuter; elle est très manifeste chez l’enfant en bas âge. Chez lui, l’emploi des bains constitue non seulement une excellente mesure hygiénique, mais rend, de plus, de grands services en thérapeutique.

Nous étudierons dans ce chapitre les hains ordinaires, hygiéniques ‘et le;ir influence physiologique. Nous passerons ensuite à l’étude des bains en thérapeutique et nous terminerons en signalant les différents bains employés dans ce but avec leurs indications et leurs propriétés.

A l’exemple de certains pays étrangers, nous arrivons depuis quelques années à employer plus largement les bains, et nous en avons retiré les plus grands bienfaits.

L’enfant, pendant les deux et trois premières années, est naturellement sale. Pendant la première année, il baigne à vrai dire dans ses déjections. Plus tard, et sous l’influence de l’éducation, l’enfant prend des habitudes de propreté, mais son activité, ses instincts, font qu’il se salit avec la plus grande facilité.^

On comprend donc la grande nécessité de veiller sur lui et la difficulté extrême à le maintenir propre.

Sans doute on y arrivera par des lotions répétées;

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