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CŒUR

cours des maladies infectieuses, avec localisations valvulaires le plus souvent. Ajoutons que le muscle cardiaque peut être atteint ; nous étudierons la myocardite plus loin.

Le cœur gauche est le plus fréquemment atteint. Quant au cœur droit, ses lésions remonteraient presque toujours à la période fœtale (d’Espine et Picot). Le rhumatisme, pour Vogel, serait la cause presque unique des affections cardiaques chez l’enfant.

Le pronostic doit toujours être très réservé : la mort, dans un délai plus ou moins rapproché, en est souvent la conséquence. Toute affection intercurrente devient toujours grave. Ajoutons cependant que ces lésions restent quelquefois silencieuses jusqu’à la puberté et même plus tard.

Le traitement doit être considéré à plusieurs périodes de l’endocardite, et mieux, de l’endopéricardite.

A. Période aiguë. — Lorsqu’on aura constaté au cours d’une maladie infectieuse les signes d’une endocardite, et si celle-ci s’accompagne de fièvre, de douleurs précordiales, etc., on fera de la révulsion dans la région du cœur : ventouses sèches, ventouses scarifiées, badigeonnages iodés, sinapismes, petits vésicatoires. On se méfiera des émissions sanguines et surtout des sangsues. Baginski préconise l’application de la glace dans la région précordiale ; nous n’avons jamais eu recours à ce moyen.

On essaiera de diminuer la fièvre et de calmer la douleur, mais, si le pouls devient fréquent, on modérera l’action du cœur par la digitale (O^LOS à 0s'',1.5).

La digitale doit être maniée avec prudence, surtout si on l’associe au calomel (0"‘',05 à 0 b'',1S) (Baginski). Contre les palpitations, les irrégularités et le souffle, on peut employer plus tard l’acide phosphorique (2 pour lOOQ, Baginski) la valériane (2 à 5 0/0). — Nous

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employons volontiers à ce moment la conval^aria. On a enfin préconisé le strophanthus.

A la période de déclin, on ordonnera les diurétiques, les purgatifs, les altérants (calomel, 0sf,05) (d’Espine et Picot), iodure de potassium (Blague).

On continuera à faire sur la région précordiale de légères révulsions qui agiront contre les produits inflammatoires d’endo-péricardite.

B. Période stationnaire et de compensation. — Tant qu’il n’y aura que les signes physiques, on se contentera de surveiller l’enfant et d’appliquer une bonne hygiène. On proscrira les exercices fatigants, les jeux de forces, la gymnastique, le surmenage intellectuel. Ces enfants doivent avoir une vie calme; ce sont de petits invalides qu’il faut tenir au lit le plus longtemps possible.

L’alimentation sera tonique et reconstituante, le séjour à la campagne, dans les pays boisés, dans un climat doux seront indiqués.

Les ferrugineux seront administrés avec modération (Baginsei). Les bains froids, les douches, ne seront pas employés.

■ C. Période d’insuffisance, asystolie. — La thérapeutique des troubles dus aux lésions valvulaires, et celle des accès d’asystolie ne diffère pas de celle de l’adulte. Nous n’y insisterons pas ; on cherchera surtout à diriger et à faciliter la compensation et à diminuer la suractivité cardiaque.

On proportionnera les doses à l’âge du malade.

La digitale, qui sera employée avec grande prudence (Sée), le lait, les purgatifs, l’iodure de potassium, et les diurétiques constitueront la base du traitement.

Myocardite. — La myocardite existe chez l’enfant. Elle a été signalée dans la plupart des maladies infectieuses. Parmi celles le plus souvent incriminées, on cite

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