CORYZA
Chez les enfants plus grands sachant avaler les pilules.
TL Racine de belladone pulvérisée. flsr.Ol
Poudre de Do-wer,. ..
Fleur de soufre. f q. s.
Sucre pulvérisé. 1
F. S. A. Pour une pilule.
De deux à six par jour.
(Potion.)
Antipyrine.... 1 à 2 grammes.
Sirop de groseille.... 20 —
Eau distillée. 60 —
A prendre en vingt-quatre ou quarante-huit heures.
IL Bromure d’ammonium ou de
strontium. Oe^SO
Sirop de limons. 20 grammes.
Eau distillée. 60 —
A prendre dans la journée.
Coryza. — Le coryza est assez fréquent chez les enfants ; tantôtil est une des manifestations de certaines diathèses héréditaires : il est par exemple constant dans lasyphilis congénitale ; il est fréquent chez lescrofuleux, tantôt il est primitif (coryza ordinaire). Enfin, il y a des coryzas secondaires, par exemple les coryzas du début de la rougeole, de la coqueluche, de la grippe; il peut être aussi secondaire à des lésions de voisinage (angines, érysipèle de la face, etc...). Le coryza s observe aussi dans la diphtérie, que celle-ci se localise ou non à la muqueuse pituitaire.
Coryza aigu. — Toujours sérieux chez le nouveauné, car il estun obstacle à la succion.
Chez lui il faut agir vite ; les narines seront nettoyées et désobstruées fréquemment par des lavages avec de l’eau bouillie chaude simple, ou légèrement astringente. On fera ensuite quelques insufflations d’alun ou de tannin. Rilliet et Barthez dans les cas graves badigeon-
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naient la muqueuse avec des solutions de nitrate d’argent. On peut essayer encore les irrigations avec des solutions faiblesdesel de cuisine : 1/200 (Baginski). 11 sera e'galement prudent d’oindre l’intérieur du nez et des narines avec des corps gras : nous employons avec succès la vaseline boriquée, à l’aide d’un petit pinceau.
Dans certains cas, on a été obligé de nourrir les enfants avec une sonde (Baginski). Cet auteur dit que le coryza se transmet fort bien d’une personne à une autre; d’un autre côté, comme il est toujours grave chez le nouveau-né et qu’on a signalé, dans des coryzas aigus primitifs des microcoques, il faut penser à cette contagion au point de vue prophylactique.
A un âge plus avancé, le coryza aigu ne réclame pas de traitement sérieux; on essayera de désobstruer les fosses nasales, et, contre certains symptômes, on ordonnera des bainssinapisés, des enveloppements de la tète, des fumigations, des poudres desséchantes, etc. Nous faisons aussi badigeonner l’apophyse masto'ide avec de la teinture d’iode pour provoquer une légère révulsion pendant deux ou trois jours.
Coryza chronique. — Succède rarement au coryza aigu. Il faut en chercher les causes afin de les traiter, soit dans l’état général (syphilis, scrofule, etc.), soit dans la région (corps étrangers, lésion de la pituitaire, carie des os).
Disons enfin qu’on voit des coryzas persister après une rougeole, unediphtérie ; dans ces cas, on examinera bien la région et on traitera l’état général, s’il n’y a pas de lésions locales.
Traitement général. — Il sera de toute importance lorsqu’il n’y a pas de lésions locales appréciables. Médication antisyphilitique et antiscrofuleuse (huile de foie de morue, iodure de fer) ; on y ajoutera un traite-