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lever l’obstacle quand ce dernier a résisté aux moyens médicaux. Quant aux indications du traitement général de la diphtérie, elles seront signalées à cet article.

Lorsqu’on est appelé auprès d’un enfant atteint de diphtérie et à localisation laryngée commençante, voici comment nous conseillons de procéder. Ici, il ne peut être question du traitement local direct. On essayera donc d’agir par la médication interne en ordonnant le cubèhe(BERGERON, Trideau). D’Espine et Picot l’emploient volontiers, de préférence à tout autre médicament.

On peut également employer le carbonate d’ammoniaque, l’eucalyptol, le polygala et le chlorate de potasse; ce dernier médicament sera employé avec modération (voir art. Chlorate de potasse).

L’atmosphère de la chambre du malade sera un peu élevée (18 à 20°) et sera renouvelée de temps en temps. Nous croyons qu’il est bon de maintenir cette atmosphère humide (pulvérisations, évapo ration) ; à ce propos, on a préconisé, ces dernières années, des vaporisations antiseptiques (Rendu, J. Simon) (acide phénique, acide thymique, acide salicylique), (OErtel) (acide benzoïque), eucalyptus. Cette méthode est aujourd’hui généralisée.

Si on constate que l’envahissement fait des progrès, on pourra faire quelques révulsions autour du cou (éponges chaudes), mais jamais de vésicatoires. Aux premiers symptômes de gêne respiratoire, on fera prendre un vomitifà l’enfant (ipéca Os^SO à 1 gramme). Nous croyons ici qu’il faut proscrire le tartre stibié à cause de ses effets hyposthénisants. D’ailleurs, il ne faudra jamais abuser des vomitifs qui affaiblissent, et on ne doit chercher en eux que l’action mécanique qui peut détacher la fausse membrane (Rillibt et Barthez). Baginski a eu des résultats déplorables avec l’apomorphine ; il proscrit la médication vomitive et il ajoute qu’il ne faut guère compteraveccesmédicaments, réputés

OBOUP

dissolvants; peut-être la papaïne mérite d’être essayée (Bouchüt). Tous ces médicaments n’ont qu’un avantage, c’est de débarrasser la muqueuse laryngée en favorisant l’hypersécrétion.

Quant aux badigeonnages directs du larynx et aux injection directes, ils nous inspirent une médiocre confiance.

On continuera les vaporisations antiseptiques qui soulagent en même temps la respiration de l’enfant, et on l’alimentera. L’usage de l’alcool est très utile (vins, généreux, cognac, café).

Tout peut s’arrêter là; malheureusement, le plus souvent, l’asphyxie continue à faire des progrès, accompagnée d’accès de suffocation. On veillera soigneusement l’enfant, on soutiendra ses forces, on facilitera le plus possible sa respiration : station assise dans le lit, maintenu par des oreillers. Suivant les symptômes, on aura recours aux fomentations, aux sinapismes, aux lavements excitants ; les piqûres d’éther, de caféine trouvent parfois leur indication.

On fera préparer ce qu’il faut pour la trachéotomie. Or, cette belle opération, dont le vrai vulgarisateur fut Trousseau, n’a jamais de contre-indications, tant qu’il reste un souffle de vie (Thousseau, Archambault).

L’opération in extremis doit, à notre avis, toujours être tentée, mais il ne faut pas attendre, quand on le peut, l’asphyxie complète. On ne précipitera pas non plus l’opération en ouvrant la trachée, aux premiers symptômes de dyspnée (Blaghe, Comby).

La trachéotomie reste donc la seule chance de salut quand la respiration devient impossible, et c’est pour cela que nous disons qu’il n’y a pas de contre-indications.

■ Quelque soit le procédé opératoire, l’opération-devra toujours être faite dans des conditions d’antisepsie

absolue (champ opératoire, instruments, pansements).

Une fois l’opération faite, les soins consécutifs ont une très grande importance. Les pansements seront faits régulièrement; on continuera à vaporiser des substances antiseptiques. On pourra continuer, mais avec modération, à administrer du cubèbe, de la papaïne, du chlorate de potasse, etc., mais on veillera surtout à maintenir et à relever les forces de l’enfant par une alimentation reconstituante, par l’usage des alcools et des toniques. Les poumons seront étroitement surveillés à cause des broncho-pneumonies, toujours imminentes ; les urines devront être également examinées fréquemment. En un mot, une surveillance attentive sera nécessaire, car il faut se rappeler que, si la trachéotomie a obvié à une mort certaine, les autres dangers de l’empoisonnement diphtéritique n’en persistent pas moins.

Ajoutons en terminant qu’il faut éviter avec soin toute chance de contamination et de dissémination de cette terrible maladie. Pour cela, il faut s’entourer de certaines précautions qui ont été fort bien résumées par Comby et qu’on emploie aujourd’hui communément dans les hôpitaux (Sevestre, Archambault, Sanné). Ces précautions consistent surtout à revêtir des blouses de toile, à se laver soigneusement les mains à chaque visite, à les désinfecter avec des solutions antiseptiques et à désinfecter ensuite le local et les objets ayant servi à un diphtéritique.

Dans ces dernières annéee, en Amérique, on apréconisé de nouveau, dans le traitement du croup, l’intubation du larynx, ou tubage de Bouchut, pour remplacer la trachéotomie.

Cette question ne peut être tranchée encore à l’heure actuelle; disons cependant que d’Heilly a employé, avec quelque succès, l’intubation chez de très jeunes enfants.

CYSTITE

En France, on leur préfère généralement la trachéotomie.

Croûtes de lait, —(Voir articlesi’eaM,Mpéiîg'o, etc.)

Cryptorchidie. — Le traitement de cette anomalie est varié. On a essayé de faire descendre le testicule dans le scrotum, tantôt par des interventions chirurgicales, tantôt par des manipulations, des massages, etc... Dans ces derniers cas, on est obligé de Fy maintenir avec des bandages appropriés.

Ces interventions s’accompagnent souvent de troubles et d’accidents (hernies consécutives) ; aussi a-t-on préconisé l’expectation et l’application prudente de certains appareils.

Nous signalons ici cette anomalie surtout pour en indiquer l’existence. En effet, le médecin doit toujours examiner cette région chez le nouveau-né, car il doit être le premier à en faire le diagnostic.

Cyanose. — (Voir Cœur.)

Cyphose. — Voir Rachis.)

Cystite. — Affection rare chez les enfants, apparaît le plus souvent par suite d’accumulation d’urates, et plus souvent encore après l’application de vésicatoires.

Dans ces cas, elle est fugace. La cystite tuberculeuse est exceptionnelle chez l’enfant. Quant au traitement des diverses cystites, il est le même que celui des adultes, et nous n’y insisterons pas.

Dacryocystite. — La dacryocystite simple ou catarrhale est souvent consécutive à un coryza ou à d’autres afifections des voies nasales; elle disparaît en général avec elles. Quant à la dacryocystite phlegmoneuse, elle succèdepresquetoujoursàlapériostite, à la nécrose des os du nez, au coryza chronique. La scrofule y prédispose.

Cette affection doit être traitée avec soin, car elle peut aboutir au rétrécissement et même à l’oblitération des canaux lacrymaux. On s’attachera donc à éloigner l’affection causale ; l’inflammation sera combattue par les moyens antiphlogistiques et antiseptiques ordinaires. Le cathétérisme des voies lacrymales est indiqué très souvent; s’il existe du pus, on lui donnera issue.

L’état général ne sera pas oublié.

Danse de Saint-Guy. — (Voir Chorée.)

Dartres. — (Voir article Peau.)

Dentition (Accidents de la). — L’évolution dentaire a un rôle très discuté dans la pathologie infantile. On peut admettre que c’est une période critique pour .l’enfant, et que les affections concomitantes y semblent plus fréquentes et plus sérieuses qu’à une autre période, mais nous croyons qu’on a fort exa-

DENTIT]

géré son rôle au point de vue de l’étiologie morbide. D'auti’e part, certains auteurs (Magitot) vont trop loin en niant tous les ^iccidents de la dentition.

Gomme nous, West, J. Simon, Comby pensent qu’on a fort exagéré le rôle de la dentition, mais que ce rôle existe et que certains accidents : diarrhées, congestion du cerveau, etc., lui sont imputables.

Avant de les étudier, disons avec Baginski que la constitution de l’enfant, son régime, exercent à ce sujet une grande influence.

Nous avons souvent observé que les accidents de la dentition arrivaient plus souvent chez des enfants chétifs, malades, chez les nerveux et les prédisposés. Nous en concluons avec West qu’il faut entourer l’enfant de grands soinspendant l’évolution dentaire, et traiter avec soin toute affection intercurrente. On veillera surtout à lui procurer une bonne hygiène alimentaire.

Les accidents de la dentition peuvent être divisés en deux catégories (Comby) ; 1“ accidents locaux; 2° accidents réflexes.

1» Accidents locaux. — L’éruption des dents s’accompagne de rougeur et de turgescence ; ces phénomènes nécessitent rarement un traitement. On peut conseiller le mâchonnement des corps durs et quelques badigeonnages émollients (Monti) dans les cas très douloureux.

La fièvre et la diarrhée qui accompagnent parfois l’éruption d’une dent sont sans gravité. On pourra cependant conseiller, suivant les cas, les hains tièdès (Rilliet et Barthez), qui suffisent à calmer l’irritabilité et à procurer le sommeil.

En dehors de toute complication locale, telle que gonflement, stomatite, il est d’une importance capitale de maintenir la bouche dans une propreté absolue : lavages répétés • de la bouche avec de l’eau pure ou borquée, ou avec du bicai’bonate de soude (Blache.

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