DENTITION
Monti). Quant à l’incision de la gencive, les indications sont exceptionnelles et doivent être évitées, car on crée ainsi une porte d’entrée aux infections (Blache).
2» Accidents réflexes. — Leur liste, si longue autrefois, se raccourcit de jour en jour.
Cela est vrai pour les enfants sains et bien nourris. Mais il faut savoir qu’il existe parfois, à ce mofnent, des diarrhées plus ou moins graves, des convulsions, des bronchites, des éruptions cutanées (strophulus), des ophtalmies et de la fièvre.
Quelle qu’en soit la cause, il faut les soigner très sérieusement.
Les symptômes nerveux seront combattus par les calmants, les antinervins ; les diarrhées seront soignées par les moyens ordinaires et on surveillera l’alimentation.
Parfois, l’évolution d’une dent peut s’accompagner d’engorgement des ganglions sous-maxillaires; l’adénite sera traitée par la méthode antiphlogistique et résolutive.
En résumé, la dentition présente rarement des accidents graves chez les enfants bien portants, mais on devra traiter avec soin toute affection concomitante, car, outre qu’elle peut devenir sérieuse, elle vient compliquer une période douloureuse etcritique pourl’enfant.
Les sirops de dentition seront avantageusement remplacés par les collutoires :
Collutoires :
2 c Chlorhydrate de cocaïne...
Chlorate de potasse.
Glycérine.
En onctions sur les gencives.
10 grammes.
OsMO
Os-'.SO
7/' Glycérine... .
Acide citrique.
Safran.
20 grammes.
X gouttes.
Os'-.SO
Sel
4 grammes.
Myrrhe (teinture)....
En frictions sur les gencives.
Miel de dentition.
Miel blanc..
Bromure de sodium Teinture de safran.
— de myrrhe En frictions.
Diabète. — Le diabète est rare dans le jeune âge, et les médecins qui s’occupent de pathologie infantile n’en ontrencontréquequelquescas; West, 3, J. Simon,6. Cependant :Stern en a réuni 117 observations disséminées dans la littérature médicale.
La rareté du diabète est donc relative ; mais, dans tous les cas, elle a présenté une gravité exceptionnelle, et les trois cas que nous avons observés se sont terminés par la mort. Celle-ci est la règle, et elle est toujours rapide dans le diabète confirmé (polyurie et glycosurie).
Au point de vu« prophylactique, il peut être intéressant de signaler les causes les plus fréquentes : traumatisme, commotion cérébrale, violences pendant l’accouchement, maladies graves, infectieuses, troubles digestifs sérieux, prédisposition héréditaire ; dans quelques cas enfin, on a pu invoquer la syphilis (Baginski).
Quant au traitement, il doit être purement diététique, la plupart des médicaments étant sans influence. En effet, le traitement, calqué sur celui des adultes, donne peu de résultats, aussi bien sur la quantité de sucre que sur celle de l’urine (J. Simon).
Chez les nourrissons, on ne peut penser à supprimer le lait ; on l’additionnera d’eau et d’une certaine quantité de crème (Kühn).
Garnerus, cité par Baginski, donne du lait acide dans lequel on introduit soit de la glycérine, soit de la manne. On peut également se servir de la saccharine. On retirera enfin quelques bénéfices chez les jeunes enfants
30 grammes.