DYSPEPSIE
seront combattues par les fomentations abdominales et l’enveloppement ouaté. Si on soupçonne l’hypersécrétion gastrique, on ordonnera des alcalins; dans le cas contraire, on emploiera l’acide chlorhydrique dilué (Henoch). Les symptômes de congestion hépatique (suhictère, acholie, etc.) seront soignés par l’eau de Vais (J. Simok), le calomel.
Dyspepsie après le sevrage. — On veillera à faire observer un régime sévèi’e : jusqu’à deux ans, l’enfant sera nourri avec du lait, des laitages, des œufs et des bouillies. On s’opposera à l’usage prématuré des viandes, aliments épicés et sauces, etc. Quant aux boissons fermentées, nous les proscrivons, même diluées, jusqu’à deux ans accomplis. L’observation d’une diète bien comprise évitera des dyspepsies et en guérira un grand nombre.
Cependant, lorsqu’on sera obligé de recourir à la médication, celle-ci se composera surtout de l’usage des amers, des poudres digestives (J. Simon). On retirera de bons effets de l’usage des alcalins et en particulier des eaux d’Alet, Vais, Fougues, Châtel-Guyon.
Dans certains cas, on sera obligé de combattre les fermentations intestinales ; on y arrivera par le lavage de l’estomac, les irrigations du gros intestin. A l’intérieur, on pourra ordonner quelques antiseptiques, tels que le bétol, le benzo-naphtol, etc.
Dyspepsie de la deuxième enfance. — En dehors des écarts de régime, la dyspepsie peut relever de certaines causes, telles que : anémie, rachitisme, scrofule. Dans ces cas, on s’occupera de soigner l’état général. Autant que possible, les autres causes seront écartées (travail exagéré, irrégularité des repas, abus de sucreries, défaut de mastication).
Le traitement symptomatique sera variable et s’adressera à la constipation, à la diarrhée, aux coliques, aux