‹ Clinique et thérapeutique infantilesChapitre 49 sur 55 · EMBARRAS GASTRIQUES · texte numérisé non relu

EMBARRAS GASTRIQUES

agira avec prudence lorsqu’on les appliquera sur certaines régions (cou, face, voile du palais) ; on exagérera ces précautions pour les courants interrompus (J. Simon).

Paralijsiepseudo-hypertrophique. — On doit essayer l’électrisation, mais elle ne donne jamais de résultats.

6° Paralysies d’origine cérébrale ou médullaire. — J. Simon proscrit l’emploi de toute électricité dans ce cas ; quant à nous, nous n’avons jamais observé les phénomènes d’excitation cérébrale graves signalés par cet auteur. Nous agissons avec prudence, mais nous croyons qu’on doit faire intervenir l’électricité pour s’opposer à l’atrophie musculaire.

7» Paralysie hystérique. — On emploiera les courants continus et on se méfiera de l’électricité faradique, qui peut amener des contractures, occasionner même des attaques, et exagérer les manifestations de cette névrose.

8° On a enfin préconisé l’électricité pour des affections diverses ; nous les signalons, car elle a donné un certain nombre de succès : prolapsus du rectum, incon-< tinence d’urine, torticolis, chorée persistante et ayant laissé des parésies partielles, convulsions, etc.

Embarras gastriques. — Nous avons déjà étudié d’une façon incidente les troubles gastriques qui accompagnent certaines lésions du tuhe digestif (choléra infantile, diarrhées, dyspepsies). Dans chaque cas, nous avons indiqué les traitements symptomatiques auxquels les troubles gastriques donnaient lieu (vomitifs et application d’une diète légère ou sévère).

Il nous reste à étudier maintenant le traitement de l’embarras gastrique arrivant chez un enfant bien portant et accompagné de fièvre, anorexie, courbatures, etc. On peut le considérer alors comme une petite infection

embarras gastriques J-DO

générale, d’origine gastrique; il est souvent difficile de la diagnostiquer de certaines affections au début, telles

que fièvre typhoïde, grippe, etc. ....

En effet, cet embarras gastrique revêt, chez 1 entant comme chez l’adulte, des formes variables, et le professeur Dieulafoy, à l’exemple des anciens, a pu en décrire les formes suivantes: fièvre rémittente gastrique, fièvre synoque (qui imite si bien la fievre tvphoïde au début), fièvre catarrhale (où tout le tube digestif semble pris avec prédominance de symptômes o-astriques), et enfin la fièvre gastrique bilieuse. ^

On comprendra dès lors combien les indications thérapeutiques seront variables.

Une seule est applicable à tous les cas ; elle consiste à débarrasser l’estomac. Pour cela, on aura recours aux vomitifs ; sirop d’ipéca, 30 grammes ; ipéca pulvérisé, 0 gi 50 à 1 g^ 50, suivant l'âge. Nous n’employons pas’volontiers le tartre stibié chez l’enfant, et, lorsque les vomitifs ne suffisent pas, nous complétons leur action par l’administration d’un purgatif (huile de iicin, calomel, etc.). Comme pour les autres infections intestinales, on aura recours parfois aux antiseptiques (bétol, benzo-naphtolj, surtout dans les cas qui se prolongent ou récidivent. . ,

Pendant et après la maladie, l’enfant sera soumis a une diète appropriée (lait) ; on modérera son régime pendant longtemps, et on pourra lui faire prendre, suivantles indications, des eaux alcalines (Vichy, Vais, etc.).

Vomitif :

Sirop d’ipéca.. n.°fnTrsô

Poudre d’ipéca. 0» ,50 a is ,50.

A donner par cuillerée à café de cinq à cinq minutes.

Purgatifs.

Si l’huile de ricin

dans bouillon, thé ou café n est

Page 1