ECZÉMA
action sédative et qu’on veut combattre l’anémie et la débilité (Bhocq). Quand on soupçonnera le rhumatisme, l’arthritisme, on fera usage, intus et extra, des eaux alcalines (Royat, Châtel-Guyon, Plombières, Carlsbad).
Nous arrivons maintenant aux eaux arsenicales (la Bourboule, Mont-Dore), très préconiséesjadis ; elles sont moins employées aujourd’hui. Brocq et Vidal, par exemple, ne croient pas que l’arsenic soit très utile. Cependant, on l'ordonnera dans les cas rebelles (arséniate de fer) pour les strumeux (arséniate de soude dans les autres cas). On essayera enfin une saison aux eaux précitées. , ^ i
Nous terminerons cette étude de traitement general en disant que les médicaments internes usités ont une action des plus discutées, y compris l’arsenic. Mais il y a, à notre avis, un point capital dans le traitement "■énéral, c’est le régime (Besnier). Brocq y insiste avec raison, et il conseille, suivant l’âge, de réglementer les tétées, de couper le lait avec de l’eau de Vichy, etc.
Les fonctions digestives seront étroitement surveillées, ainsi que la fonction rénale. On proscrira toute alimentation irritante.
Traitement local. — On veillera à ce que 1 enfant soit entouré de soins de propreté ; chez les prédisposes surtout, on évitera les croûtes de lait par des lavages fréquents ; on n’abusera pas des bains, mais les lotions seront très utiles. Nous pratiquons ces lotions avec des infusions de camomille, de guimauve, de feuilles de noyer, dè mélilot.
Contre le suintement, on se servira de poudres inertes ; bismuth, amidon seul, et mieux, mélangé à l’acide boriquepulvérisé. , ,.
L’inflammation sera combattue par des applications émollientes (cataplasmes, compresses humides, pommades). Brocq conseille dans certains cas 1 application
ÉLEOTEICITÊ
locale d’huile de foie de morue, et, chez les strumeux, les pommades soufrées, l’huile de cade, etc.
Matin et soir, faire sur les parties malades des lotions avec une infusion d’eau de mélilot coupé par moitié avec la solution de Gowland ou l’eau de Labarraque. Poudrer ensuite avec :
?£ Amidon.... 1 „
Talc. j grammes.
Sous-carbonate de bismuth IS —
Oxyde de zinc. 8
Poudre calmante.
¥ Amidon... 30 grammes.
Acide borique. 10 —
Sous-carbonate'de bismuth. 13 —
Chlorhydrate de cocaïne. 1 gramme.
Poudrer matin et soir.
Electricité. — On a souvent l’occasion d’appliquer l’électricité (faradique et galvanique) chez les enfants. Ses indications sont à peu près les mêmes que chez l’adulte. Il y a cependant certaines précautions à prendre chez l’enfant. Les auteurs qui se sont occupés de cette thérapeutique ont également montré que la résistance est plus forte chez l’enfant que chez l’adulte. Ce détail provient peut-être de la richesse de la couche adipeuse sous-cutanée.
Mais il faut néanmoins savoir que le peau de l’enfant est très délicate et irritable. On surveillera donc avec soin l’application locale des électrodes pour éviter certaines complications (rougeur,érythème, eschares, etc.).
L’électricité galvanique réussit souvent fort bien ; on commencera par elle. L’électricité faradique a également ses indications et donne de bons résultats. Enfin, grâce à l’électrisation, on obtiendra des renseignements très utiles pour le diagnostic et le pronostic de certaines
ÉLBOTEICITÉ
affections ; elle permet de constater • la réaction des muscles et des nerfs qu’on suppose atteints.
On fera, par l’électricité, le diagnostic des lésions de dégénérescence; celles-ci peuvent être partielles ou complètes.
Nous n’entrerons pas dans le détail du manuel opératoire et nous ne parlerons pas des signes qui aident à établir le diagnostic et le pronostic de telle ou telle lésion. On trouvera ces détails dans la plupart des auteurs et dans les traités spéciaux.
Après avoir indiqué quelques particularités propres à l’enfant, nous allons signaler les maladies où l’électricité est le plus souvent employée.
Les règles générales sont identiques à celles de l’adulte, mais on aura soin de se servir d’électrodes à large surface, bien mouillés; l’électrode négatif sera placé sur l’organe malade (muscle, nerfj.
L’électricité a été souvent employée dans les maladies suivantes :
1» Paralysie infantile. — On emploie surtout l’électricité galvanique ; les séances seront plus ou moins répétées, suivant la gravité des cas. L’électrode positif sera placé dans la région dorsale ; le pôle négatif sera placé au niveau des lésions. On ne prolongera pas outre mesure les séances (cinq à dix minutes) (J. Simon). Les courants interrompus seront également employés pour renseigner sur les progrès de la contractilité musculaire dans les membres paralysés.
2° Paralysie du mal de Pott. — On emploiera les deux électricités.
3» Amyotropliies diverses (traumatismes, fractures, tumeurs blanches). — L’électricité galvanique rend de grands services. On la combinera aux massages, frictions, gymnastique passive et active.
4“ Paralysie diphtéritique. — Courants continus ; on