EMPHYSÈME
précipitera la guérison par un séjour à la campagne, lux bords de la mer, par une station dans une ville d’eaux (Mont-Dore) (J. Simon, Grancher).
On essayera de relever l’état général par l’huile de foie de morue, les toniques et une alimentation reconstituante.
Ce traitement est très important, car il faut éviter, avant tout, que l’affection ne devienne définitive, ce qui a été observé dans quelques cas. ^
M. leprofesseur Grancher conseille, pourl’emphyseme à tendance chronique, de faire usage des iodures, des arsenicaux et de faire une ou plusieurs cures au Mont-
°°En dehors de ce traitement prophylactique etpalliatif, l’emphysème pulmonaire donne parfois lieu, à un traitement symptomatique.
On a signalé la fréquence des accès d asthme, de spasme, etc., dans cette affection (d’Espine et Picot, Grancher, J. Simon, Blache). On les traitera avec le datura, le grindelia, l’iodure d’éthyle, les injections de morphine (Grancher). M. J. Simon conseille de compléter le traitement symptomatique par les eaux du Mont- Dore, d’Allevard. , , /p
On a signalé enfin l’emphysème congénital (Baginski, J Simon) ; il est très rare ; même dans ce cas, il semble résulter de troubles respiratoires survenus les premiers jours de la vie; les indications thérapeutiques restent donc les mêmes. ,
En résumé, dans le traitement de l’emphyseme chez l’enfant, on cherchera avant tout à supprimer la cause, ■puis on cherchera à guérir la lésion consécutive et a relever l’état général. Pour cela, on ordonnera une bonne hygiène, les iodures et les eaux minérales sultu-
reuses et arsenicales. Nousconseillons, en outre, d’eviter
les efforts violents, les cris, etc.
ENCEPHALITE
Inhalation avec
■4 Feuilles de datura stramonium..
Feuilles de belladone..
Une pincée projetée sur une pelle rougie au feu.
(Potion.)
4 lodure de potassium.6 à tO grammes.
Sirop d’écorces d’oranges amères. 30 —
Sirop de belladone Eau distillée.
Deux à quatre cuillerées par jour, suivant l’âge.
Empyème. — (Voiv Pleurésie.)
Encéphalite. — Sous ce nom, nous considérons surtout l'inflammation du cerveau terminée par abcès. Parmi les encéphalites fréquemment observées, signalons celles qui sont secondaires à des infections de voisinage (otite, carie du rocher, panophtalmie). Les abcès du cerveau apparaissent également à la suite de traumatismes crâniens, de suppurations, de tumeurs intracérébrales (tubercule).
Enfin, certaines maladies infectieuses peuvent se compliquer d’encéphalite suppurée ; l’embolie et l’hémorrhagie suppurent exceptionnellement.
En somme, cette affection estrare et nous la signalons surtout pour indiquer qu’elle est parfois justiciable d’un traitement chirurgical. On a obtenu ainsi des résultats excellents, et on a pu conjurer une mort certaine parla trépanation, l’ouverture de l’abcès et les pansements antiseptiques consécutifs. Nous ne considérons que les abcès superfi ciels, plus ou moins volumi neux et localisés ; dans les autres cas (encéphalite multiple et diffuse), l’intervention est inutile et les indications opératoires des plus difficiles.
Au point de vue prophylactique, on soignera énergi-
dérivatifs (purgations, ’ pj^g espérer que
-rSS»—r:
s:sss:«St-::::
■ En résumé, nous avons signale chirurgical de ces lésions q
““dfnr?rès Les résultats obtenus dans certains cas
grands progrès i.es i montrent que c’est la
''tlncTTe salut et le traitement de choix qu’on SotX po:* donner issu, à 1. col.eCon pu™-
lente.
Endocardites. - (Voir Cœur.)
Endurcissements du tissu cellulaire. -
(Voir Sclérème des nouveau-nes.
Elles s’observent surtout chez les
sïrotsr. "
gements frequents étiologiques indiquent
ces quelques et montrent
ÉPIDIDYMITE
dans une de'coction de feuilles de noyer et on les essuiera doucement avec un linge fin. .2° On les frictionnera ensuite avec un tampon de ouate imbibé de solutions alcoolisées (alcool camphré). 3» On les saupoudrera avec une poudre d’amidon et de bismuth. 4» Les démangeaisons seront atténuées par des onctions d’un mélange de tanin et de glycérine cocaïnée.
Comme préservatifs, Brocq conseille de laver les mains avec de l’eau très chaude dans laquelle on mettra une infusion de feuilles de noyer; on pourra également se servir d.’eau savonneuse, sinapisée, ou alcoolisée.
On a préconisé encore, comme lotions, des solutions de teinture d’iode, de glycérine, de vin aromatique, de liqueur de Van Swieten (Brocq).
Les pommades au borax, à l’acide phénique, à l’alun, à l’iode, au tanin ont été utilement employées dans certains cas. Il en est de même de l’ongnent canet ou styrax et du Uniment oléo-calcaire. Les gants graissés pour la nuit nous ont donné souvent de bons résultats. Lorsque les.'engelures se compliqueront d’ulcérations, on les traitera comme des plaies ordinaires (lavages et pansements antiseptiques).
Entérite. — (Voir Choléra infantile, diarrhées, dyspepsies, etc.)
Entozoaires. — (Voir Vers intestinaux.)
Épididymite. — L’épididymite et l’orchite aiguës sont rares chez les enfants, en dehors du traumatisme.
L’orchi-épididymite aiguë existe néanmoins (Bl.\che) et, si l’orchite ourlienne est exceptionnelle chez l’enfant (Baginski), on en a signalé des processus aigus dans la syphilis (Hénoch, Hotinel) et plus fréquemment dans la tuberculose.
ÉPILEPSIE
Le traitement consistera à faire des applications antiphlogistiques (compresses humides, froides ou chaudes, sangsues à l’anus). La compression ouatée sera également employée. Le repos au lit est indiqué pendant la phase aiguë. On prendra les mêmes précautions dans les formes chroniques (suspensoirs, révulsions, pommades résolutives, coton iodoformé).
On instituera en même temps un traitement général ; le mercure sera ordonné dans la syphilis. Dans la tuberculose, on administrera à l’intérieur de l’iodoforme, de la créosote; les suppositoires iodoformés rendent également de bons services (Vehneuil), pour compléter le traitement général (voir les articles Syphilis, Tuberculose), et enfin on mettra les enfants dans de bonnes conditions hygiéniques.
Pommade :
■2L Iodoformé pulvérisé. 2 à 4 grammes.
Lanoline. lO —
Vaseline...... 20 —
Épilepsie. — L’épilepsie n’est pas une maladie spéciale à l’enfance, mais elle débute souvent à cet âge, et nous devons donc en étudier le traitement dans ce livre.
Au point de vue prophylactique, il est intéressant de signaler les causes occasionnelles des attaques, car, tout en admettant qu’il s’agit alors de sujets prédisposés, il n’en est pas moins vrai que ces causes ont une importance très grande sur l’apparition et sur la répétition des attaques.
Nous dirons avant tout que l’hérédité et surtout l’hérédité neuropathogénique joue ici un grand rôle (d’EspiNEet Picot,Baginski, Déjérinb, Marie, West, etc.). Nous n’ironspas jusqu’à dire, comme Marie et Nothnagel, que l’éclampsie et les convulsions du jeune âge sont les pre-
ÉPILEPSIE
mières manifestations de l’épilepsie. Nous pensons que les enfants atteints de convulsions sont des nerveux, des prédisposés, mais non fatalement des futurs épileptiques.
Voyons donc au point de vue prophylactique les causes qu’il faut éviter chez les prédisposés, ou du moins amender dans la mesure du possible. Certains auteurs signalent comme néfaste la période de la dentition (Baginski), la syphilis héréditaire (FoüBNiEn,DiEülaeoy), la scrofule. On évitera l’allaitement d’un enfant par une nourrice épileptique (Baginski). West insiste avec raison sur l’hygiène morale dont il faut entourer ces prédisposés et les jeunes épileptiques : vie calme, réglée, pas d’émotions. On cherchera à occuper leur esprit par des arts d’agrément (musique, etc.), mais on évitera le surmenage.
Parmi les autres causes occasionnelles auxquelles on devra penser à la suite d’une attaque et qu’il faut écarter, signalons les vers intestinaux, les névralgies, les dyspepsies, les plaies. En effet, on a signalé les attaques d’épilepsie provoquées chez des prédisposés par un corps étranger de l’œil (Kohn), une plaie du doigt, etc.).
Enfin on pensera à la propagation par imitation, et, pour cela, il est prudent d’isoler ces malades, de ne pas les envoyer à l’école.
Quant à l’éducation en commun des épileptiques, elle offre des avantages très grands (arrêt prolongé des attaques, diminution d’intensité, etc.); exemple : l’hospitalisation de Bicêtre. West se prononce également dans ce sens. Terminons enfin en disantque l’épileptique doit toujours être étroitement surveillé.
Avant d’arriver au traitement proprement dit, quelques mots sur l’alimentation et le régime.
La majorité des auteurs insistent avec raison sur ce
ÉPILEPSIE
point. L’alimentation des épileptiques devra être douce, ub Linlielle, non excitante; si l’état général laisse a désirer, on appliquera un traitement approprie et on en retirera souvent de bons effets (vie au grand air, hydrothérapie, gymnastique).
Nous proscrivons l’alcool, le bord de la mer.
Ainsi donc, après avoir écarté les causes occasionnelles, après avoir étudié le petit malade, après 1 avoir mis dans de bonnes conditions hygiéniques, le medecm essavera de traiter la maladie elle-même. On cherchera à diminuer les attaques et à les éloigner. Pour cela, on a employé les antinervins et certains autres médicaments; parmi eux, le ou les bromures sont les seuls qui aient donné des résultats satisfaisants.
L’emploi de ces sels, pour donner des succès, doit etre fait pendant un temps prolongé et à doses croissantes (J Simon Blague). Nous l’ordonnons volontiers suivant les cas pendant deux à quatre mois; nous en suspendons l’administration, d’abord pendant huit jours, puis pendant quinze, puis pendant trois semaines. Lt, suivant les résultats obtenus, nous en augmentons ou diminuons progressivement les doses. On commencera par OslSO à 1 gramme et on ira, suivant les cas, iusqu’à 4 ou 5 grammes (d’Espine et Picot).
Certains auteurs augmentent les doses de 1 gramme par semaine. Quant à nous, nous agissons suivant les résultats obtenus. Chez certains enfants, on remplacera le bromure de potassium par le bromure de sodium, qui est bien supporté par eux, et dans certains cas on obtiendra de meilleurs résultats par l’association des trois bromures (voir cet article). L’administration de ce médicament sera surveillée ; on le suspendra pendant les maladies infectieuses; les éruptions bromiques seront combattues par le régime (lait, etc.) et par l’hydrothérapie.
ÉPILEPSIE
Lorsque l’épilepsie résistera aux bromures, on devra avoir recours à d’autres médicaments qui ont enregistré des succès.
Signalons l’arsenic, le valérianate d’ammoniaque, l’atropine, l’oxyde de zinc, qui n’a jamais réussi entré les mains de West. Cet auteur a eu des résultats avec la belladone. J. Simon conseille parfois, dans les cas rebelles, la noix vomique.
Baginski signale les essais faits avec le chloral, l’opium, le nitrite d’amyle, le nitrate d’argent, l’acide osmique, mais il ajoute qu’ils n’qnt jamais été suivis de grands résultats.
Bourneville a essayé de traiter l’épilepsie par le curare en vésicatoires (3 à 5 grammes) ; en injections bypodermjques (1 à 8 0/0) et par l’acide chrysophanique en injections sous-cutanées.
En résumé, le bromure seul ou associé à l’arsenic reste le seul médicament qui ait donné quelques résultats. C’est donc à lui qu’il faudra toujours s’adresser, mais répétons que ce médicament doit être donné avec méthode, à doses progressives, et que son administration doit être continuée longtemps après l’atténuation ou la disparition des attaques. On entourera enfin l’enfant des soins indiqués au début de cet article.
Quant à Lépilepsie due à la sclérose cérébrale et à l’épilepsie jacksonnienne, on cherchera avant tout à traiter la légion primitive, et on associera alors l’iodure aux bromures.
Valérianate de zinc. Ogr.tO à fls'.lS
Teinture de musc.. Oe'-’oi
Gomme pulvérisée. q.’s.
F. S. A. — Une pilule.
Deux à quatre par jour.
ÉPISTAXIS
Sirop composé :
If. Bromure de potassium. i
Bromure de sodium. ââ 10 grammes.
Bromure d’ammonium. )
Sirop d’écorces. d’oranges
amères .. .. ISO —
De une à quatre cuillerées à café, suivant les cas, dans une infusion de tilleul ou de fleurs d’oranger.
■2L Extrait de valériane. 4 grammes.
Gastoréum. 4 —
Oxyde de zinc. 2 —
Assa-fœtida... 4 —
F. S. A. — Pilules n» 100.
Deux à trois par jour.
■JL Teinture de belladone.
Teinture de musc.
j àâ 5 grammes.
Cinq gouttes deux fois par jour pour de très jeunes enfants.
Epistaxis. — Rare dans la première enfance, elle est commune dans la seconde. En dehors des traumatismes, signalons comme causes auxquelles on devra penser pour les écarter le surmenage, l’encombrement dans les écoles, la chaleur, les pièces surchauffées et mal ventilées, l’onanisme (Joal).
D’autres fois, l’épistaxis est symptomatique d’un mauvais état général : débilité, anémie, leucémie; on commencera dès lors à s’occuper du traitement général. Parfois encore, elle s’observe dans certains états infectieux (fièvres éruptives, coqueluche); elle constitue alors un épiphénomène peu important. Elle est au contraire beaucoup plus grave dans les maladies hémaphiliques (maladie de Werlhof, dans les fièvres éruptives hémorrhagiques,dansladiphtérie. Enfin, quand on rie trouvera pas ces causes et quand l’épistaxis est répétée, abondante, on examinera la muqueuse pituitaire (polypes, coryza chronique, etc.); on pensera aussi à l’intoxication paludéenne.
ÊEYSIPÊLE
Le traitement ne présente guère de particularités a l’enfance. Souvent l’hémorrhagie s’arrête d’elle-meme et semble même être, dans quelques cas, un phénomène critique favorable (exemple : dans les céphalalgies, les congestions céphaliques, etc.).
En général, chez l’enfant, on combattra rapidement l’épistaxis, et avec d’autant plus d’énergie que l’enfant est plus jeune. Pour cela, on emploiera les applications de glace, les lavages glacés avec de l’eau pure ou niélangée à de l’acide tannique, à du perchlorure de 1er. Les irrigations très chaudes et les insufflations d antipyrine réussissent en général fort bien (Guinon).
A l’intérieur, nous donnons souvent du perchlorure de fer (5 à 10 gouttes avec du cognac) ; ce médicament a l’avantage d’être hémostatique et tonique. L’antipyrme adonné également de bons résultats à l’intérieur. Gette médication interne est indiquée surtout lorsque les épistaxis reviennent souvent, ou sont abondantes. Le sulfate de quinine est indiqué dans les épistaxis palu-
Enün, onn’hésitera pas à pratiquer le tamponnement, lorsque cela sera nécessaire.
L’état général ne devra pas être oublié.
Potion contre Pépistaxis.
% Perchlorure de fer en solution
normale..,. 4 grammes.
Deux à trois cuillerées par jour pendant les repas.
Érysipèle. — L’érysipèle est une des maladies microbiennes les mieux connues (Felheiser) ; on sait qu’elle est due à la pénétration du streptocoque par une solution de continuité quelconque (peau, muqueuse). ^ Gette maladie aiguë et contagieuse peut être observee chez l’enfant qui vient de naître. Elle est toujours