‹ Clinique et thérapeutique infantilesChapitre 55 sur 55 · FURONCLES · texte numérisé non relu

FURONCLES

invoqué. Le plus souvent, on trouve comme causes la syphilis héréditaire, les maladies infectieuses aiguës, l’impaludisme.

Lorsque la lésion est établie, il semble que la thérapeutique soit impuissante. Elle ne diffère d’ailleurs en rien de celle de l’adulte ; révulsions, mercuriaux, régime lacté, alcalins (eaux de Vichy, Vais).

L’alcool est contre-indiqué dans ces cas (J. Simon), mais on veillera à soutenir et à relever les forces de l’enfant. Les ponctions seront faites s’il y a lieu, mais on les répétera chez l’enfant le moins souvent possible.

Cirrhose syphilitique. — (SypMlôme miliaire, gommes, hépatite lobulaire.) Le traitement sera surtout celui de la syphilis; il devra être institué avec soin (bains de sublimé, frictions, etc.). Les symptômes hépatiques seront traités, s’il y a lieu.

Foie amyloïde. — Ces lésions s’observent dans les suppurations prolongées, la tuberculose pulmonaire chronique, la syphilis, les entérites chroniques et à la suite de la fièvre typhoïde.

Le traitement se réduit à soigner la maladie primitive.; on a essayé les mercuriaux, l’iodure de potassium, l’iodure de fer, les bains salés. On essayera de mettre l’enfant le plus vite possible dans de bonnes conditions d’hygiène.

Kystes hydatiques. — (Voir article Kyste.)

Tumeurs malignes du foie. — Le pronostic est des plus sombres, et il ne peut être question de traitement autre que le traitement symptomatique.

Freidreich (Maladie de).— Ataxie motrice héréditaire, sur laquelle la thérapeutique est impuissante.

Furoncles. Furonculose. — Cette inflammation de la peau est assez fréquente ; elle est peu grave. Il n’en

FUEOX(

est pas de même de la forme généralisée et de celles où les furoncles sont multiples et se succèdent rapidement (épuisement rapide). La cause de cette lésion est le staphylocoque, mais il faut une prédisposition.

Tbaitement local. — Lorsque les abcès sont isolés, on essayera de faire évacuer rapidement le pus (cataplasmes, et mieux, pansements humides antiseptiques). Plus tard, contre l’ulcération, on emploiera les poudres de salol, d’iodoforme.

La forme diffuse résiste en général à tous les traitements (incisions multiples, pansements antiseptiques, traitement interne, .etc.). L’enfant succombe le plus souvent, épuisé, anémié. Mais il peut guérir, grâce aux soins antiseptiques employés à temps.

Dans ces cas, la convalescence est très longue.

Dans les cas simples, on a essayé de faire avorter les furoncles par les cautérisations (nitrate d’argent, nitrate acide de mercure, galvano-cautère). Ces moyens sont douloureux et ne donnent pas de grands résultats; il vaut mieux faire les pansements humides (ouate hydrophile imbibée de solutions d’alcool, d’acide borique, de solution de Van Swieten, de chloral, etc.).

L’incision est indiquée dans certains cas : douleurs, fluctuation manifeste, etc.

Traite.ment i.NTERN^. — Brocq insiste sur la nécessité de ce traitement dans les cas rebelles. L’enfant sera soumis à un régime sévère ; on le purgera de temps en temps. Les différents auteurs ont préconisé comme médicaments : l’eau de goudron, les sulfureux (Gingeot), l’arsenic, les naphtols, les alcalins, l’iodure de fer. le sulfure de calcium.

Acide borique. 40 grammes.

Eau distillée. 1,000 —

En lavages et en applications permanentes.

Permanganate de potasse. 5 grammes.

Eau distillée. 500 —

En lotions.

Chloral.. 10 grammes.

Eau distillée...... 500 —

Pour imbiber les compresses ou l’ouate-hydrophile et recouvrir de taffetas gommé.

Page 1