‹ Clinique et thérapeutique infantilesChapitre 54 sur 55 · FIÈVRE TYPHOÏDE · texte numérisé non relu

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par les lotions tièdes ou froides (alcoolisées; vinaigrées, etc.). On aura recours aux enveloppements humides. Si ces moyens ne suffisent pas, les bains tièdes seront indiqués, et, suivant les cas, on les refroidira progressivement; enfin, dans certains cas d’hyperthermie grave, on emploiera d’emblée les bains froids classiques (méthode de Brand) avec affusions froides sur la tète, à répéter toutes les trois ou quatre heures.

Ajoutons que chez l’enfant on n’emploiera jamais l’eau, très froide,, à cause du collapsus(0’EspiNE et Picot) ; on ne les répétera pas trop souvent.

On cherchera, de plus, à favoriser une action rapide par les frictions, l’alcool et les toniques à haute dose.. En résumé, nous acceptons, avec J. Simon, les bains froids qu’on répète toutes les trois ou quatre heures dans les formes nerveuses avec hyperthermie, et nous pensons qu’il faut agir avec d’autant plus de prudence que l’enfant est plus jeune.

Dans la majorité des cas, nous nous contentons des lotions à l’alcool ou à l’eau vinaigrée, combinées à la médication antithermique (quinine, antipyrine). Baginski proscrit également l’application des bains froids; il n’y a recours que dans les cas graves et n’emploie que les bains refroidis progressivement; il craint pour l’enfant jeune le collapsus, les accidents cardiaques et pulmonaires.

3° Traitement symptomatique. —Le médecin peut être appelé au cours de toute fièvre typhoïde à combattre certains symptômes qui peuvent présenter une intensité plus ou moins grande.

Diarrhée. — Lorsque celle-ci, après le deuxième septennaire, et même avant, est trop abondante ou qu’elle persiste trop longtemps, nous la combattons tantôt par de petits purgatifs légers, salins, tantôt par les lavements, les fomentations, et l’enveloppement

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ouaté du venti’e. Dans certains cas, on aura recours à l’opium, à l’hydrargyrum cum creta associé àla poudre de Dower. (West). Le laudanum (deux à quatre gouttes) est également très utile. On pourra enfin employer l’eau de chaux, le salicylate de bismuth.

Les coliques seront modifiées par les cataplasmes, f ouate et les fomentations à l’huile de camomille camphrée. — (Voir Entérites.)

Poumons.— On surveillera étroitement les poumons; dès que la bronchite sera trop marquée ou qu’il se présente des phénomènes d’atélectasie, de congestion, on les combattra avec soin (ventouses, cataplasmes sinapisés).On donnera des toniques, des potions béchiques; West conseille le vin d’ipéca. D’Espine et Picot combattent ces accidents par le carbonate d’ammoniaque. Les potions alcoolisées sont très utiles.

^ Macération de quinquina. ISO grammes.

Vin de Colombo. 50 —

Sirop d’eucalyptus. 30 — ■

Par cuillerée à dessert trois à quatre fois par jour.

Cerveau et phénomènes nerveux. — Lorsque ces symptômes sont peu marqués, la médication antithermique suffit le plus souvent, et lorsqu’ils sont exagérés (forme ataxique des cas graves), ils seront amendés le plus souvent parlaréfrigération. Dansles cas ordinaires, on combattra les phénomènes d’excitation par l’opium (grande prudence), le tartre stibié (West), le musc, le camphre, le bromure, le chloral.

l^S’il existe de la stupeur, s’il y a tendance à l’adynamie, au collapsus,on conseillera de bonne heure les stimulants. (cognac, rhum, malaga), le carbonate d’ammoniaque, l’extrait de quinquina. Dans ces cas, les bains sinapisés, lés frictions énergiques, une alimentation fortifiante devront être employés.

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J. Simon ordonne avec succès dans l’adynamie typhique le perchlorure de fer.

Cœur. — Le cœur sera examiné avec soin pendant toute la durée de la maladie, et surtout à la fin ; s’il devient faible, on supprimera l’antipyrine (Baginski) et on fera intervenir les stimulants (sels d’ammoniaque, caféine (Jacobi).

D’autres complications : péritonite, perforations, hémorrhagies, viennent souvent aggraver la situation. On leur appliquera les règles générales de la thérapeutique.

(Potion.)

■ 2 L Teinture de digitale. 2 grammes.

Tartrate ferrico-potassique. i —

Sirop d’éther. 2b —

Eau distillée. t20 —

A donner par cuillerée à bouche matin et soir.

4° Médication TONIQUE. —Nous avons insisté, au début de cet article, sur la nécessité absolue de soutenir les forces de l’enfant par un régime approprié et une bonne hygiène. Nous ajouterons à ces conseils, qu’on doit combattre, avant tout, la tendance à l’affaiblissement et à l’adynamie, qui est toujours imminente chez l’enfant.

Aussi la médication tonique doit-elle être employée dans tous les cas (légers, graves) et à toutes les périodes. L’alcool (cognac, rhum), les vins généreux, le quinquina (extrait), le perchlorure de fer, seront administrés largement. A l’alimentation ordinaire on ajoutera du thé de bœuf, de poulet.

Les stimulants (éther, acide chlorhydrique, les sels d’ammoniaque) seront également très utiles.

3° Convalescence. — On redoublera de surveillance. L’alimentation sera rendue graduellement, mais lentement et progressivement reconstituante.

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On ordonnera des jus de viande, avec du tapioca, du pain grillé trempé; peu à peu, on fera intervenir les œufs, les poissons, la volaille.

Tous ces aliments doivent être donnés écrasés et réduits en purée (Blache). On reviendra à la diète aussitôt que la diarrhée réapparaîtra, et on ne permettra l’alimentation solide ordinaire que lorsque la guérison sera complète.

En effet pendant longtemps les fonctions digestives seront défectueuses et réclameront une alimentation spéciale.

Enfin le changement d’hahitation et d’air, les hains stimulants, une bonne hygiène, les préparations de quinquina, de fer, les vins vieux et généreux, viendront aider et précipiter la guérison.

2£ Arséniate de soude. 0s‘',10

Sirop de quinquina. 250 grammes.

Teinture de Mars tartarisée. 4 —.

Une cuillerée à dessert une demi-heure avant chaque

Foie (Maladies du). —On peut rencontrer chez l’enfant la plupart des maladies signaléès chez l’adulte ; quelques-unes cependant sont très rares, comme les cirrhoses et la lithiase biliaire. Voici les quelques considérations auxquelles les maladies du foie donnent lieu chez l’enfant.

1“ Ictère des nouveau-nés. — On a invoqué comme causes occasionnelles un accouchement laborieux, la débilité congénitale, les troublesde lanutrition. Quanta la cause primitive, il n’y a que des hypothèses : catarrhe biliaire, bouchon muqueux du cholédoque, changement de la circulation hépatique au moment de la naissance.

Il ne peut être question de thérapeutique ici. D’ail-

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leurs, l’afïection est be'nigne et guérit en général fort bien.

a» Ictère secondaire ou symptomatique des nouveaunés. Les auteurs relèvent les causes suivantes : vice de conformation, l’infection d’origine puerpérale, l’hépatite interstitielle. C’est une affection grave, presque constamment mortelle, et contre laquelle la thérapeutique est impuissante.

3» Ictère catarrhale. — Jaunisse. — Elle s’observe surtout dans la deuxième enfance; elle est assez fréquente, parfois saisonnière, et intéressant un çrand nombre d’enfants à la fois. Les causes sont les mêmes que chez l'adulte; parmi celles incriminées le plus souvent, signalons, afin de diriger la prophylaxie : les troubles digestifs, la dilatation de l’estomac, la constipation, les dyspepsies, les gastrites, la gastro-duodénite. La lithiase est ici rarement imputable ; mais elle a été signalée néanmoins (Blachb, Combt).

Cette ictère sera traitée par les purgatifs légers : le calomel (0*^03 à Oer,lO), réussit ici fort bien. Henoch conseille l’usage de la limonade chlorhydrique. Un point important, à notre avis, est le régime ; on usera largement du lait pur, et mieux, associé aux alcalins (eau de Vichy). On amènera ainsi en même temps une diurèse abondante des plus profitables; Un bon moyen, conseillé ces dernières années, est celui des grands lavements froids; ils réussissent en général fort bien . (KraÙss, Chauffard).

La faradisation a été employée dans quelques cas (Krauss).

S’il existe d’autres symptômes, on les traitera; la constipation sera combattue par les purgatifs; les vomissements seront arrêtés par la glace intus et extra; la diarrhée sera également soignée, si elle persiste ou devient trop abondante.

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Congestion du foie. - Elle accompagne la plupart posons ' maladiea du cœur^et des

Le traitement cherchera à faire disparaître la cause SloSi 'T elle-même (antiphlogistiques,

calomel), et sur les symptômes auxquels elle peut don-

diaplt f r Po'ycholie, acholie, troubles

digestifs, dyspepsies, dénutrition.

flepatite et abcès du foie. - Au point de vue prophylactique, signalons Pétiologie suivante : contusion delà région hépatique phlébite ombilicale, pyohémie, dysenterie des pays chauds. Le pronostic est fatal le plus

rienT ’ r «^ette affection ne présente

rien de particulier a l’enfant. Les abcès volumineux sont justiciables du traitement chiruro-ical Cirrhose hypertrophique. Hypertrophie graisseuse. - ,ï,nr! toujours physiologique chez le

jeune enfant (West, B.4ginski). West dit qu’il a toujours nïélT f f foies chezlesenfants deun à quatre ans présentant des troubles digestifs (dyspepsie, etc.).

A 1 état pathologique, et lorsque le foie subit la dégénérescence graisseuse on voit que ces lésions se rapportent suitout a des troubles de la nutrition (dyspepsi^ gastro-ententes, rachitisme, tuberculose).

Le traitement sera donc avant tout prophylactiquetat/on**^^™ Pygiène, une bonne alimen-

Suivant les cas, on aura recours au calomel, aux alcalins, aux révulsions locales

P f - Elle est très rare (d’Espine et

Picot) Elle a été cependant signalée (Rilliet et Barthez, Grisey) et aujourd’hui on en connaît des observations plus nombreuses. On a pu, dans quelques cas, incriminer alcool, surtout dans les pays froids (J. Simon). L^allaitement par une nourrice alcoolique a été également

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