‹ Clinique et thérapeutique infantilesChapitre 7 sur 55 · AVEC FORMULAIRE PRATIQUE · texte numérisé non relu

AVEC FORMULAIRE PRATIQUE

Abcès. — Les abcès au point de vue thérapeutique appartiennent presque exclusivement au domaine de la chirurgie. Ils sont la manifestation clinique des localisations de microbes pyogènes, et de ce fait peuvent siéger dans tous les points du corps. Les abcès qui présentent de l’intérêt au point de vue medical seront étudiés dans différents articles de ce livre (voir Cerveau, Cœur, Foie, Furonculose, Poumons, Oreilles, Rems, Abcès rétro-pharyngiens, etc...).

Abdomen. — L’abdomen de l’enfant en bas âge doit attirer l’attention du médecin'. Pendant les premières semaines, il faut surveiller les éventrations de l’ombilic; plus tard, voir s’il n’y a pas de point faib e à ce niveau. On préviendra ainsi les hernies ombilicales. Enfin, l’abdomen pendant toute la première enfance donne dans une certaine mesure des renseignements utiles sur la nutrition. Les gros ventres, le tympanisme

abdominales (tumeurs)

dyspepsie, raehitisme, tuberculose mé'eulérCeT)’ «' • T cl jui on cnanccera a tpmn« ]a

Pour les détails thérapeutiques, voir les artirles dyspepsies, Tympanisme, Rachi-

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sont decouvertes seulement à l’autopsie. De llZ Z grande difficulté du diagnostic, de la nature du sîèi médecin est embarrassé quand il s’agit de les traiter. Disons enfm que S

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malignes, mais bien souvent il sera ftiffiou a i

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carreau, entérite tuberculeuse, etc. '

ACNÉ

La thérapeutique sera donc bien difficile il diriger, mais devra toujours être tentée, en espérant une erreur de diagnostic (voir Typhlite, Péritonite tuberculeuse, etc.).

— L’acné est une affection rare chez l’enfant, mais elle existe. Elle est alors la plupart du temps de nature strumeuse. La fréquence devient plus grande à mesure que l’enfant s’approche de la puberté. L acné s’observe le plus souvent à la suite d’ingestion de certaines substances ; une mauvaise hygiène alimentaire, les troubles digestifs, les causes d’irritation extérieure, peuvent également produire cette affection. Nous nous rangeons à l’opinion de d’Espine et Picot, qui ne semblent admettre l’acné que vers la puberté, et exceptionnellement avant douze ans.

Le traitement doit être général et local, ainsi que le montrent les considérations étiologiques sipalées plus haut. Ajoutons que l’extrême susceptibilité de la peau de l’enfant exige une modération particulière dans la thérapeutique locale; d’ailleurs, cette observation s appliquera à toutes les affections dermatologiques de l’enfance.

Traitement général. — On surveillera avec soin les fonctions digestives, on évitera les aliments ou boissons excitants (fromages salés et fermentés). Si on soupçonne le lymphatisme, on prescrira avec succès de rhuile de foie de morue. On a conseillé de donner à l’intérieur de l’ichtyol, des préparations hydrargyriques, des sels de chaux et de lilhine, l’arsenic. Mais nous pensons que ces préparations sont le plus souvent inutiles.

Traitement local. — Il sera fait en même temps que le traitement général. Ce traitement consistera surtout en bains émollients, enlotions chaudes associées à 1 acide borique, à l’alcool camphré. Matin et soir, lotions savon-

aconit

chaude SîSaîe'd'Sadfcolô"^ “"a*

Bans certain, cas, »“ f fi-ieiorique.

on pourra alors faire des lotion!

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En applications, le soir’en'se couchant.

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l’employons le p“s soutnTo infantile; nous (J.SiMON, BLACHE).Nousnecraio-non!*^ belladone à tous égards l’emploi de l’aconitine ®°ndamner toxiqu.. et Pcppioi de ,a d^’SfdteS;

qui est une préparation absolument infidèle. Les deux autres préparations journellement employées sont . l’alcoolature simple d’aconit et l’alcoolature de racines. Cette dernière est la meilleure, et elle est adoptée par la majorité des médecins d’enfants (Guéneau de Mussy, J. Simon, Blaghe, etc.). Nous ne croyons pas qu’il soit prudent de donner des doses élevées, ainsi que le conseille M. J. Simon, qui a pu donner jusqu’à 30 gouttes chez un enfant de trois ans. Nous sommes beaucoup plus réservé quand nous employons l’alcoolature de racine, et nous ne dépassons jamais le nombre de 5 à 15 gouttes, suivant l’âge. Le mode d’administration qui^ nous a toujours rendu service est celui des doses réfractées d’heure en heure ou de demi-heure en demi-heure, suivant le cas.

Quelles sont maintenant les propriétés de ce médicament? M. J. Simon les a parfaitement résumées dans son livré : Action énergique sur l’innervation du cœur et action vaso-motrice. L’aconit agit donc en régularisant le cœur, la respiration; il diminue la fréquence de cette dernière en même temps qu il atténue la secrétion bronchique. Enfin l’aconit diminue la sensibilité générale du malade.

Les indications de l’aconit seront donc les suivantes. On l’emploiera dans les affections catarrhales et spasmodiques des voies respiratoires (J. Simon), laryngites simples, laryngites striduleuses. Dans cette dernière, nous l’associons volontiers avec la belladone, car l’élément spasmodique prédomine ici (Blache). L’aconit rend de grands services dans les bronchites (bronchite à toux quinteuse), dans la coqueluche, l’adénopathie trachéo-bronchique. Ici encore nous l’associons avec la belladone. Nous sommes de l’avis de M. J. Simon quand il dit qu’il faut être réservé sur l’emploi de l’aconit dans la pneumonie, dans la broncho-pneumonie; il

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