‹ Clinique et thérapeutique obstétricales du praticienChapitre 119 sur 268 · T H ÉR A PEUTIO U E O R ST ET RICA L E · texte numérisé non relu

T H ÉR A PEUTIO U E O R ST ET RICA L E

insuffisante, l’alimentation quantitativement ('I < l *ial itati veulent mauvaise, on mettra du même coup l’enfant à l’abri de la plupart des inconvénients et des dangers de l’allaitement artificiel. On ne les évitera cependant pas tous, car il y a des enfants qui ne digèrent jamais bien le lait de vache ou qui même ne le digèrent pas du tout, quelles que soient les précautions prises. Il est vrai que la même intolérance peut s’observer à l’égard du lait de femme, mais il faut reconnaître que cette dernière est exceptionnelle.

Lorsque l’état dyspeptique est constitué, c’est encore en revenant à une hygiène alimentaire mieux comprise et surtout mieux appliquée que l’on pourra triompher du mal.

Mais, lorsqu’il y a infection ou gastro-entérite, ces corrections diététiques ne suffisent plus ; à partir de ce moment le lait devient passagèrement pour l’enfant un véritable poison quelle que soit sa provenance. On pourrait comparer grossièrement l’action du lait en pareil cas à celle de l’huile sur le feu, chaque dose de lait introduite dans l'intestin fournit un aliment nouveau pour les colonies microbiennes virulentes qui l’habitent. Peut-être d’autres facteurs interviennent-ils dans cette intolérance lactée secondaire, mais cette auto-réinfection joue à coup sûr le rôle principal et constitue une notion qui domine la thérapeutique des gastro-entérites du nourrisson.

La première étape du traitement consiste à instituer la diète strictement hydrique : ne faire ingérer à l’enfant que de l’eau bouillie ou une eau équivalente (Évian, Thonon, Alet ) par prises régulières et en quantité à peu près égale à cell e qu’il devait prendre sous forme de lait. Dans les formes bénignes on peut se départir de cette sévérité et donner des infusions de tilleul ou d’orge légèrement sucrées, du bouillon de légumes.

La diète hydrique doit durer au moins vingt-quatre heures ; en règle générale il ne faut pas la prolonger plus de deux jours. L’enfant qui y est soumis se refroidit facilement, il faut combattre cette tendance, à moins qu’il y ait de la fièvre*

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