RUD AUX
THÉRAPEUTIQUE OBSTÉTRICALE
A la cliète hydrique peut faire suite la diète au bouillon de légumes. Celui-ci constitue déjà un liquide d’une certaine valeur alimentaire que l’on peut continuer plus longtemps que l’eau pure.
Blé
Orge .perlé
Maïs concassé v ^ ,
TI . . > aa une cuilleree a bouche
Haricots
Pois
Lentilles
Eau . . . 3 litres
Faire bouillir trois heures, passer, ajouter 5 grammes de sel par litre de décoction.
Ce traitement a pour résultat d’amener plus ou moins rapidement le relèvement de l’état général et la cessation ou la diminution de la fièvre, de la diarrhée et des vomissements.
C’est à ce moment qu’il faut se garder de considérer la partie, comme gagnée et de remettre l’enfant au lait, fût-ce meme au lait de femme; il pourrait en résulter une rechute mortelle.
Il comient au contraire de procéder par transitions soigneusement graduées qui jalonnent une deuxième étape.
Celle-ci va consister en une alimentation ayant pour base des aliments hydro-carbonés : sucres et farines sous forme de bouillies. La consistance de ces bouillies doit être très claire, à moins d’indication spéciale, pour qu’on puisse les donner au biberon. Le liquide de choix est l’eau, puis le bouillon de légumes ; comme farine on emploie la farine de riz ou d'orge, elles doivent être légèrement sucrées.
Cette alimentation ne saurait avoir une durée prolongée, elle est insuffisante puisqu’elle ne renferme pour ainsi dire aucun albuminoïde ; aussi est-il nécessaire d’y incorporer ces matériaux sous une forme déterminée. L’expérience a montré que les aliments azotés les mieux tolérés étaient : 1° le babeurre (ou petit lait) résidu sans valeur marchande du barattage de la crème, ce babeurre peut être utilisé frais
TH ÉR A P EUTIQUE OBSTÉTRICALE
ou au contraire après un commencement de fermentation lactique (babeurre acide) ; 2° le lait caillé. Ici nous voyons intervenir le ferment lactique dont le rôle antiputride commence à être bien connu.
Quand on fait des bouillies de babeurre et de lait caillé, il y a souvent grand avantage à maltoser la farine dont on se sert. Ce maltosage est très simple à effectuer. Les bras-
sériés Moser et Fanta vendent sous des noms déposés des extraits de malt secs dont une cuillerée à café ajoutée à une bouillie ordinaire (à l’eau) cuite une demi-heure suffit à maltoser cette bouillie. Avant d’ajouter le malt il faut laisser refroidir cette dernière à 80° environ, on y jette alors le malt en remuant constamment, en cinq minutes F opération est terminée, la bouillie est totalement liquéfiée. Il n’y a plus qu'à l’ajouter au babeurre ou au lait caillé dans les proportions que l’on désire pour obtenir une bouillie liquide qui est facilement prise au biberon.
Ces bouillies maltosées constituent en général un aliment bien supporté par les enfants convalescents de gastro-entérite et elles représentent un intermédiaire presque nécessaire entre la cessation delà diète au bouillon de légumes et la reprise du lait en nature, reprise qui ne doit se faire que graduellement par transitions lentes et en suivant soigneusement les petits malades.
Dans les gastro-entérites et surtout dans les formes chroniques les rechutes sont fréquentes, il ne faut pas craindre alors de revenir en arrière pour reprendre le traitement à un stade un peu moins avancé.
L’étude du poids est un bon guide pour apprécier le moment favorable à un changement de régime. Un poids stationnaire coïncidant avec un état satisfaisant des fonctions digestives indique en général Futilité d’une alimentation plus voisine de l’alimentation lactée normale vers laquelle on doit tendre progressivement.
Le lait de femme est celui qui convient le mieux en pareil cas, il est le seul qui puisse enrayer une athrepsie au début.
THÉRAPEUTIQUE OBSTETRICALE
Quand ou ne pourra pas l’employer, il faudra avoir recours de préférence aux laits surchauffés et homogénéisés. L’emploi des laits peptonisés (voir article Lait) ne trouve que rarement son indication.
Traitement médicamenteux. — Les troubles digestifs du nourrisson sont justiciables avant tout des règles d’hygiène alimentaire1 que nous venons d’exposer, les médicaments sont rarement indiqués et le nombre de ceux qui peuvent rendre service est restreint, nous allons les énumérer en indiquant leurs indications.
1° Alcalins.
On peut employer le bicarbonate de soude en solution à 5 p. I()0 à la dose de une cuillerée à café par repas et par année d’âge eu moyenne, quantité (|ui peut sans inconvénient être augmentée, et le citrate de soude :
liai» 125 gr. »
Sirop simple 25 gr. >>
Citrate de soude 2 gr. 50
dont on peut donner une cuillerée à bouche par tétée avant le sein ou incorporée au biberon.
( lette médication vise surtout les vomissements et le citrate de soude est particulièrement recommandé par certains auteurs.
2° Opiacés : Codéine.
Sirop de codéine 5 grammes
Eau distillée bouillie 100 —
de 1 à 4 cuillerées à café par jour dans les spasmes pyloriques.
Laudanum . — Une goutte par année d’âge dans les entérites dysentériformes.
3° Purgatifs : Calomel. — Il doit être employé à petite dose,! centigramme deux ou trois fois répétés dans le choléra infantile. Dans la gastro-entérite commune on peut donner en une fois o centigrammes par année d’âge.
Ce médicament est contre-indiqué dans l’entérite dysentéri forme*
THÉRAPEUTIQUE OBSTETRICALE
Sulfate de solide. — Quatre fois par vingt-quatre heures on pourra donner 1 gramme par année d’âge. Il est particulièrement indiqué dans l’entérite folliculaire.
Les antiseptiques intestinaux sont sans effets bien nets, sauf peut-être l’acide lactique.
4° Médicaments organiques. — La présure (pegnine), les sucs gastriques (gastérine Frémont, dyspeptine Hepp) peuvent rendre service dans les dyspepsies simples.
Enfin il ne faut pas négliger le secours des injections de sérum (caféiné au besoin) dans les formes à déshydratation rapide.
Dans les vomissements avec tendance à la stase gastrique, les lavages d’estomac donnent d’excellen ts résultats.
Les lavages de l’intestin ne sont guère contre-indiqués que par l’entérite folliculaire.