II. — Habillement clit à l' anglaise
Les langes disparaissent dans ce mode d’habillement, ils sont remplacés par:
Une douzaine de culotte de flanelle ou de piqué.
Six paires de bas.
Six paires de chaussons.
Trois robes de flanelle.
Trois robes.de lingerie.
Le premier âge comprend les deux ou trois premiers mois suivant le \olume de l’enfant; le deuxième âge va de trois
THÉRAPEUTIQUE OBSTETRICALE
mois à sept ou huit mois, et le troisième âge de huit à seize ou dix-huit mois.
Pendant le deuxième et troisième âge, il faut augmenter le nombre des brassières, qui doit être porté à six environ, ('I des culottes (une douzaine et demie).
LEUCORRHÉE GRAVIDIQUE
La leucorrhée est fréquente chez la femme enceinte ; elle esl même dans bien des cas fonction de Ja grossesse. Elle est due à l’hypersécrétion des glandes génitales et à la desquamation exagérée de la muqueuse vaginale. Dans ces conditions. (‘Ile doit être considérée comme une fonction normale et ne réclame aucune thérapeutique; de simples soins de propreté, lavages \ulvaires à l’eau bouillie, suffisent.
Mais il n’en est pas toujours ainsi, les femmes qui ont, (Mi dehors de leur grossesse, de l’infection vaginale ou cer- \icale, peinent, sous l'influence de la gravidité, présenter des écoulements anormaux, soit par leur aspect, soit par leur abondance.
Le liquide leucorrhéiquc normal, qui s’écoule au niveau des organes génitaux externes, est blanchâtre ou jaunâtre, épais, il empèse le linge et ne présente aucune odeur. Lorsqu’il devient purulent, verdâtre, plus ou moins fétide, il s’accompagne le plus souvent d’érythème et de prurit au niveau de la vulve et de la face interne des cuisses. Il s’agit alors non plus de leucorrhée, mais d’un écoulement pathologique qu’il faut traiter.
La femme devra prendre deux fois par jour des injections tièdesde 2 litres d’eau bouillie dans laquelle elle mettra soit :
Permanganate de potasse, soit:
Liqueur de Labarraque. .
1 gramme
2 cuillerées à soupe.
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La canule sera eu verre et son extrémité percée de plusieurs trous latéraux ; le bock à injection sera placé a un niveau peu éle\é, 50 centimètres environ.
LOCHIES
Les lochies sont constituées par l’écoulement génital qui se produit chez toute femme nouvellement accouchée pendant la période des suites de couches.
Pour dépister les anomalies diverses qui surviennent dans les lochies, il est nécessaire de connaître les caractères appartenant aux lochies normales. Celles-ci, en effet, doivent être examinées par le praticien à chacune de ses visites ; toute modification constatée doit être interprétée ; de celte interprétation dépendent non seulement le diagnostic, mais encore la thérapeutique.
Dans les jours qui suivent l’accouchement, le liquide s’écoulant des organes génitaux est constitué par du sang pur, aussi est-il franchement rouge et inodore. Dès le troisième jour, il pâlit et devient séro-sangui noient, puis la teinte rose disparaît et les pansemen ts vulvaires sont souillés par un liquide plus épais d’abord grisâtre, ensuite blanchâtre. Ces lochies diminuent, mais elles peuvent persister d’une façon intermittente jusqu’à l’époque du retour de couches. Il n’est pas rare au cours de la troisième semaine de voir réapparaître un écoulement sanguin, habituellement peu abondant, mais pouvant durer deux ou trois jours. C’est le petit retour de couches.
L'odeur des lochies, dont on doit se rendre compte à chaque visite faite à l’accouchée, est fade ; cependant dans certains cas non pathologiques, cette odeur est assez accusée sans être fétide. Ce caractère se rencontre chez certaines femmes, dont l’écoulement menstruel, d’après les renseignements fournis par elles, dégage toujours une odeur forte, particulièrement chez les rousses.
THÉRAPEUTIQUE OBSTETRICALE
La quantité des lochies perdues pendant les suites de couches varie journellement ; peu abondantes et parfois milles un jour, elles s’écoulent plus abondamment le leridemain. C’est habituellement à partir du dixième jour que cette irrégularité se produit. Pendant la première semaine? l’écoulement doit être continu ; si l’on constate une interruption ou une suppression, il faut en rechercher la cause, llevion de l’utérus, distension vésicale, et la combattre. La rétention en cavité close crée en effet une prédisposition à l’infection, car ce liquide, constitué par du sang, des débris de caduque, des cellules déciduales et des globules blancs, est un excellent milieu de culture ; d’autre part, l’obstacle suffisant pour empêcher un liquide de s’écouler ne l’est pas pour s’opposer à l’ascension des nombreux micro-organismes, qui existent normalement dans le vagin et dans le col utérin.
La diminution ou la suppression de l’écoulement lochial d’ordre pathologique s’accompagne d’un arrêt dans l’involution de l’utérus qui reste gros et mou et qui est d’ordinaire douloureux. Ces différents signes coïncident presque toujours avec des manifestations infectieuses générales. Dans d’autres circonstances les lochies se caractérisent par leur abondance ou par leur persistance. C’est ainsi que l’écoulement sanguin des premiers jours peut durer beaucoup plus longtemps sous l’influence de perturbations générales, d’affections cardiaques, rénales ou hépatiques, mais la cause la plus fréquente est la rétention dans l’utérus de débris placentaires ou membraneux.
Dans ce cas on constate, en même temps que le suintement sanguin, séro-sanguinolent ou même purulent, un utérus dont le volume est resté considérable el un col entr’ouvert, signes qui constituent l’indice d’une rétention intra-utérine.
La durée anormale de l’écoulement sanguin se rencontre aussi dans des traumatismes obstétricaux, déchirure ou sph acèle du col et du vagin, dans l’ insertion du placenta sur- le
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segment inférieur cl enfin dans certaines affections locales, fibromes sous-muqueux, néoplasmes du col.
('/est particulièrement après l’avortement et après! expulsion incomplète d'une môle hydatiforme qu’on observe des pertes sanguines continues et persistant pendant plusieurs semaines et même plusieurs mois. Leur importance séméiologique est considérable, car, si l’utérus n’est pas débarrassé par le curage ou le curettage des débris ovulaires qui continuent à y vivre, il peut devenir le point de départ d’une affection grave, le déciduôme malin.
A côté des modifications portant sur la quantité des lochies, il faut placer les modifications dans leur couleur, leur odeur et leur consistance, ces caractères sont habituellement associés.
Leur coloration anormale, roussatre le plus souvent, mais quelquefois noirâtre ou verdâtre, leur aspect puriforme, leur odeur fétide sont des signes qui avant toute réaction générale, hyperthermie, accélération du pouls, frissons, annoncent un début d’infection utérine ou cervico-vaginale. Lorsque le point de départ est utérin, ces altérations lochiales coïncident toujours a>ec un arrêt dans l’involution de l’ utérus, avec de la mollesse de cet organe et souvent de la douleur spontanée ou provoquée dans toute la zone utérine et péri-utérine, fond et bords.
On a voulu, d’après la coloration et d’après l’odeur des lochies, tirer des conclusions au point de vue de la variété microbienne, cause de l’infection, mais ce sont là des questions plus théoriques que pratiques.
Quant à l’aspect macroscopique des lochies, il peut fournir des renseignements précieux pour adopter une ligne de conduite thérapeutique.
Si, en effet, les lochies renferment des débris membraneux ou placentaires, il y a une indication urgente à pénétrer dans la cavité utérine pour débarrasser l’endomètre des éléments étrangers qui y sont retenus.
L’examen microscopique des lochies, qui présente au point
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de vite scientifique un intérêt indéniable, ne fournil aucun renseignement pratique. L’existence constatée de tel ou tel micro-organisme pathogène, anaérobie ou aérobie, ne permet pas de porter un pronostic sur l’évolution de l’ infection en cours ou à son début: « Le polymicrobisme n’est pas plus un indice de gravité que le monomicrobisme n’est un 'gage de bénignité. »
Un jour viendra peut-être où les renseignements bactériologiques auront une grande valeur séméiologique, ce jour sera celui où chaque variété microbienne possédera son sérum anti-toxique.