TH É R A P E U T I O UE O B ST ET R I C A L E
Un carré spongieux.
Une culotte de flanelle.
Des bas et des chaussons de laine.
Une robe de liane Ile.
Quelle que soit la méthode adoptée, la première partie de l'habillement est la même. Les différentes pièces dont il se compose auront dû être préparées avant le bain. Pour cela les manches de la chemise auront été passées dans celles de la brassière de tlanelle, puis de piqué. Ces trois vêtements forment donc un tout qui sera introduit en une fois; comme ils sont ouverts en arrière, l’enfant sera placé sur le dos et couché sur les genoux de la personne qui l’habille. On glisse deux ou trois doigts dans la manche qu’on veut introduire la première et on la plisse en accordéon pour rapprocher ses deux extrémités et les maintenir en contact. Ce n’est donc plus un canal, mais un anneau qu’il faut faire franchir à la main du bébé. Celle-ci est en effet dirigée par votre main libre dans la partie de la manche attenant au reste du vêtement; dès que les petits doigts apparaissent à l’autre extrémité, votre première main les saisit doucement et les dégage, puis avec la main devenue libre on déplisse la manche en la
faisant glisser vers la racine du bras. Une fois la chemise et les brassières adaptées, l’enfant est retourné et misa plat ventre sur les genoux, les deux extrémi tés de ces vêtements sont rapprochées, tendues et croisées, on applique sur elles le petit fichu, la pointe en bas, puis la couche et les langes, dont le bord supérieur doit être situé à 2 centimètres environ du creux de l’aisselle. Le nouveau-né est de nouveau retourné et replacé sur le dos, qui est resté en contact avec la couche et les langes, les pointes du fichu sont ramenées sur la poitrine et entre-croisées, les deux bords libres de lacouchesonl saisis successivement et ramenés sur la poitrine, tandis qu’avec la portion en rapport avec les membres inférieurs, on entoure isolément chacun de ceux-ci. La partie libre est repliée de bas en haut, le pli de flexion étant assez éloigné
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dos pieds afin de laisser à ces derniers une place suffisante pour se mouvoir. On exécute la même manœuvre avec les langes: lorsque les deux bords ont étécroisés surla poitrine, on les fixe au moyen d’une épingle de nourrice qui saisit l’épaisseur des deux langes. Pour ne pas piquer l’enfant, il faut avoir la précaution de passer un ou deux doigts sous le lange profond avant d’introduire l’épingle. La partie inférieure des langes est à son tour repliée de bas en haut vers la face ventrale de l’enfant qui est encore une fois retourné pour permettre de ramener en arrière les deux angles du lange et de les fixer au moyen d’épingles du même genre. Les extrémités du fichu croisé sur la poitrine sont ainsi attirées du côté du dos et nouées à ce niveau.
Avec ce mode d’habillement il est nécessaire que les langes soient suffisamment serrés pour constituer un fourreau qui ne doit pas glisser; ils ne doivent pas l’être trop cependant, afin de ne pas gêner les mouvements respiratoires et ne pas immobiliser les membres inférieurs, ce qui serait un 'véritable supplice pour l’enfant.
Dans l’habillement à l’anglaise, la chemise et les brassières sont maintenues par un petit corset qui s’attache au moyen de cordons sur le dos de l’enfant ; ou applique ensuite à ce niveau la base de la couche pliée en triangle, puis le milieu de la couche culotte. Le nouveau-né est alors retourné, la pointe médiane de la couche est ramenée entre les jambes vers la région ventrale, puis avec les deux autres angles on entoure séparément chaque membre inférieur, on boutonne alors la culotte d’abord sur la ligne médiane, ensuite latéralement pour constituer les jambes du vêtement. On met des petits chaussons de laine, qui doivent remonter assez haut pour constituer en même temps de véritables bas. L’habillement est terminé parla ou les robes; dans ce dernier cas, la robe profonde sera en llanelle et sans manches.
L’enfant habillé doit être couché. Le berceau idéal esl le petit lit en métal, fer ou cuivre, plus facile à tenir propre
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que le lit eu bois ou en osier. S’il s’agit d’un berceau, les mailles qui l’entourent doivent être étroites et il sera rendu immobile à l’aide de la vis construite pour cet usage, car il faut défendre de bercer l’enfant pour l’endormir.
Le matelas et l’oreiller seront en crin, en varech, en balle d’avoine ou en feuilles de fougères. L’espace compris entre le matelas et le bord du lil devra être assez grand pour que l’enfant ne puisse pas tomber de son berceau. ;
Sur le matelas on placera une toile imperméable, préférable au feutre qui s’imprègne rapidement de mauvaises odeurs, puis le drap de dessous et enfin Je drap de dessus recouvert d’une ou de deux couvertures suivant la saison.
On y ajoutera une ou plusieurs boules en métal ou en g rès remplies d’eau chaude mais pas bouillante et entourées d’une housse en molleton. Lorsque le faible poids de l’enfant nécessite plusieurs boules, il faut avoir la précaution de les changer à tour de rôle et non pas toutes à la fois, de celle façon on maintient une température plus égale.
Dans son berceau l’enfant sera couché sur le coté pour permettre aux régurgitations d’être expulsées plus facilement et é\ i te r qu’elles ne descendent dans les voies respiratoires et ne déterminent des troubles asphyxiques. On veillera à ce qu’il ne repose pas toujours sur le même côté.
Les rideaux, qui entourent le berceau, devront être en tissu souple et très perméable ; ils sont surtout utiles dans les régions où se trouvent des moustiques, ils doivent permettre à l’air de pénétrer sans difficulté jusqu’à l’enfant, qui a besoin d’oxygène.
La chambre devra être bien aérée et bien éclairée et sa température de 17 à 18°.
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