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OPHTALMIE PURULENTE

L’ophtalmie ou conjonclivite purulente est une maladie microbienne déterminée par te gonocoque de Neisser ; le streptocoque et d’autres micro-organismes peuvent également lui donner naissance.

Chez le nouveau-né elle est due à l’inoculation de la conjonctive pendant sa descente dans la filière pelvi-génitale, lorsque la mère a un écoulement blennorragique et qu’on n’a pas pris toutes les précautions habituelles.

Les premiers symptômes débutent vers le 3e ou le 4e jour après la naissance: quand ils surviennent après le 9e joui', c’est que l’inoculation s’est faite plus tardivement par l’emploi d’objets de toilette contaminés.

Vers le 3e ou 4e jour apparaissent sur un œil, rarement sur les deux à la fois, un gonflement des régions palpébrales et un écoulement de liquide jaunâtre , qui est surtout apparent en écartant les paupières. Trente-six ou quarante-huit heures plus lard le liquide devient séro-purulent en même temps que la conjonctive, (pii était d’abord congestionnée, prend une tei nte rouge foncé et un aspect boursouflé et rugueux. Le lendemain le liquide est franchement purulent, crémeux, jaune verdâtre. Quand il est sécrété en petite quantité, il colle les rebords palpébraux l’un contre l’autre; si la quantité est abondante, il s’écoule au dehors ou il est retenu sous pression entre les paupières et l’œil, et, dès qu’on entr’ouvre les paupières, il s’échappe brusquement sous forme de jet.

Lorsque la maladie est soignée dès le début, la suppuration diminue le plus souvent en quelquesjours et tout rentre dans l’ordre.

Des complications peuvent survenir : parfois la conjonctive palpébrale s’œdématie d’une façon considérable et constitue un gros bourrelet rouge, appelé chémosis . Beaucoup

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plus graves sont les lésions qui se produisent sur la cornée : celle-ci peut s'ulcérer et même se perforer,! humeur aqueuse s’écoule au dehors et l’iris s’accole à la cornée ; dans d’autres cas la cornée devient opaque et blanchâtre, et cette opacité persistante entraîne la perte de la vue.

Le pronostic de l’ophtalmie est donc grave, puisque les complications sont capables d’entraîner la cécité, aussi estil nécessaire de la reconnaître dès l’apparition de ses premiers symptômes. De la rapidité du diagnostic dépend la mise en oeuvre rapide du traitement curatif. Les cornées doivent au cours du traitement être examinées attentivement tous les jours, car les ulcérations se produisent en très peu de temps.

Traitement. — Nous diviserons le traitement en deux chapitres : dans le premier nous étudierons les moyens employés pour empêcher le développement de l'opthalmie, traitement prophylactique ; dans le second nous passerons en revue les différentes méthodes préconisées pour guérir 1 affection, traitement curatif.

La prophylaxie de l’ophtalmie purulente repose tout entière sur l’antisepsie des voies génitales de la mère avant l’ accouchement et sur les soins à donner au nouveau-né. Dès la naissance, avant même la ligature du cordon, il faut laver les yeux de l’enfant en employant du coton hydrophile stérilisé, de l’eau bouillie et un savon n’ayant pas encore servi de préférence. Ensuite on écarte les paupières et un aide laisse tomber dans chaque œil quelques gouttes de jus de citron. Dans les maternités on emploie une solution de nitrate d’argent à 1 p. 100, ou d’acide citrique, quelques gouttes sont instillées dans chaque œil ; les paupières doivent être bien écartées l'une de l’autre pour que le liquide pénètre dans le fond des culs-de-sac conjonctivaux. Dans ce dernier cas il est fréquent d’observer le lendemain de la naissance une sécrétion d’aspect purulent, qui agglutine les paupières et qui disparaît le jour suivant.

Lorsque l’ophtalmie est déclarée, on a recours aux eau-

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térisations de la conjonctive, en instillant dans l’œil malade quelques gouttes de la solution de nitrate d’argent à 1 p. .'>().

Afin d’éviter la contagion l’enfant sera couché du côté de l’œil malade, alinque le pus n'aille pas contaminer l’autre

œil.

Lorsque le suintement purulent est abondant, il est nécessaire de faire fréquemment, toutes les deux ou trois heures, des lavages avec de l’eau bouillie tiède ou avec du permanganate au dix-millième en employant de préférence une petite poire entièrement en caoutchouc, aussi y a-t-il a\ anlage dans ce cas à préserver l’œil sain a\ec un pansement occlusif.

OSTÉOMALACIE

Cette allée! ion intéresse particulièrement l’obstétrique à cause de ses relations avec la grossesse et des déformations qu’elle détermine du côté du bassin. Elle est relativement rare en France, aussi croyons-nous inutile de donner à cette question un trop long développement.

Caractérisée anatomiquement par une déminéralisation du squelette portant plus spécialement sur les phosphates, il en résulte un ramollissement des os, qui ne conservent que leur élément plastique, de là les déformations multiples qui ont été observées. Le bassin es t la portion du squelette la plus atteinte; le promontoire et les régions correspondant aux cavités cotyloïdes sont refoulés vers l’axe de l’excavation qui prend alors la forme d’un tricorne.

Bien que cette maladie puisse se rencontrer chez l’homme cl chez la femme non en état de puerpéralité, c’esl le plus souvent pendant la grossesse et particulièrement chez les femmes, qui ont eu des grossesses multiples et rapprochées, suivies de périodes plus ou moins longues d’allaitement, qu’elle se développe.

Elle débute d’ordinaire au cours d’une gestation sous

tliERABEUTIOUE OBSTETRICALE

l’ornic de douleurs plus ou moins aiguës et plus ou moins continues, qui siègent clans les os de la ceinture pelvienne ou dans son voisinage. Lorsque sa marche ne subit aucune rémission, ie squelette tout entier se déforme, l’état général , sous l’influence des douleurs, du séjour au lit, de l’insomnie et souvent aussi de troubles digestifs parfois très accusés, devient de plus en plus mauvais; la cachexie apparaît cl la mort en est la conséquence.

L’accouchement \arie suivant le degré des lésions: sontelles peu accentuées, T accouchement spontané est possible; sont-elles au contraire très accusées, l’excavation déformée dans sa totalité s’oppose à la descente du fœtus, bien que les os soient malléables.

Traitement. — Celle-ci doit être envisagée au point de vue de l’affect ion elle-même et au point de vue obstétrical.

Pour pouvoir instituer une thérapeutique rationnelle de l’ostéomalacie, il serait nécessaire d’en connaître la pathogénie véritable ; or celle-ci nous échappe encore à l’heure actuelle. Les heureux résultats de l’ovariotomie double nous permettent de croire à une relation entre les fonctions de l’ovaire, considéré comme glande à sécrétion interne, et le développement de cette affection. L’opothérapie ovarienne ne semble pas avoir été suiv ie jusqu’ici d’eifels satisfaisants.

En présence d’un début d’ostéomalacie, il faut :

1° Interdire les acides et les aliments pouvant déterminer dans l’estomac des fermentations acides ; on défendra donc les citrons, les oranges, les confitures acides, les tomates, l’oseille, les salades, les graisses, le beurre, le lait, les fromages forts, le xin, le cidre, la bière ;

Prescrire le matin une cuillerée à soupe de :

Huile phosphorée à 1 p. 1.000

El avant les deux principaux repas un des cachets qui suivent :

Phosphate tribasique de chaux .

Carbonate de chaux

0,60 centig.

Pour un cachet.

THÉRAPEUTIQUE OBSTÉTRICALE

MS

Si la marche de la maladie fait des progrès rapides, il ne faudra pas hésiter, même au cours de la grossesse, à pratiquer l’ovariotomie double.

Chaque fois qu’il sera possible d’attendre le terme de la gestation, on fera à ce moment l’opération césarienne sui\ie de l’ablation de l’utérus et des annexes.

Vu point de vue obstétrical l’bystérotomie esl l’opération de choix, lorsque les déformations du bassin s’opposent à F accouche ment. Suivie de l’hystérectomie, elle de> ient à la fois le traitement qui sauvegarde le mieux les intérêts de l’enfant et de la mère.

PARALYSIES OBSTÉTRICALES

Nous ne passerons en revue dans cet article (pie les paralysies du nouveau-né déterminées par un traumatisme obstétrical. Si dans le plus grand nombre des cas une force brutale, manuelle ou instrumentale, est nécessaire pour produire une paralysie, on peut cependant la constater après un accouchement tcrrni né spontanément.

Les paralysies qu’on rencontre le plus habituellement chez le nouveau-né sont les paralysies faciales et les paralysies du plexus brachial.

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