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PARALYSIES DU PLEXUS BRACHIAL

Ces paralysies relèvent de lésions portant sur les origines du plexus brachial, les plus intéressantes surviennent après un accouchement laborieux. Dans l’application de forceps l’extrémité de la cuiller introduite trop profondément peut venir appuyer sur le plexus brachial ; dans la manœuvre de Ylauriceau, ce sont les doigts appliqués en crochet su rie cou de l’enfant, qui compriment le plexus. Dans certains cas, ces paralysies apparaissent après un accouchement simple, on suppose alors que la lésion a été déterminée au moment de la rotation externe de la tôle et de l’extraction du fœtus, les doigts de Y accoucheur prenant point d’appui sur les parties latérales du cou.

Ces paralysies sont caractérisées soit par une perte totale des mouvements du membre supérieur, soit par une perte partielle, si quelques lilcts seulement du plexus brachial ont été comprimés.

Traitement. — Ces paralysies ont une durée plus longue que les précédentes, elles guérissent plus rarement spontanément, aussi est-il nécessaire de recourir dès le début au traitement électrolhérapique. Lorsque les troubles paralyti

THÉRAPEUTIQUE OBSTÉTRICALE

cjucs sont déjà anciens, il faut tout d’abord rechercher si les muscles sont encore sensibles au courant faradique, car le traitement diffère suivant que l’excitabilité faradique est conservée ou abolie.

1° Excitabilité faradique conservée. — On emploiera dans ce cas la faradisation tous les jours au début, puis tous les . deux jours. Un électrode est fixé sur la région dorsale, l’autre est placé sur chaque muscle au niveau du point moteur. On fait contracter chaque muscle une vingtaine de fois en ayant recours aux interruptions lentes, 40 à la minute.

2° Excitabilité faradique abolie. — On soumettra l’enfant tous les jours pendant cinq à dix minutes à une séance de galvanisation d’une intensité de 3 à 4 milliampères. On fixe le pôle positif sous forme de large plaque au niveau de l’épaule et le pôle négatif est placé dans une cuvette d’eau dans laquelle est plongé le bras.

\u bout de quelques jours, on termine la séance en appliquant le pôle négatif sur chaque muscle, qu’on fait contracter plusieurs fois en interrompant le courant.

On remplace la galvanisation par la faradisation dès que l’excitabilité faradique est obtenue.

On devra recourir également au massage, aux frictions cutanées et aux bains salés.

PTYALISME

Le ptyalisme est caractérisé par une salivation exagérée ; la salive, qui arrive d’une façon continue dans la cavité buccale, ne peut être avalée à cause de son goût fade, aussi la femme passe-t-elle son temps à expectorer. Celte salivation peut persister la nuit et être une cause d’insomnie permanente, elle s’accompagne de troubles digestifs parfois très accusés : langue blanche, baleine fétide, soif vive, vomissements fréquents et même opiniâtres, diarrhée, gêne dans la déglutition cl dans la phonation.

THERAPEUTIQUE OBSTETRICALE

Cet accident survient d’ordinaire dans les premiers mois de la grossesse pour cesser vers le cinquième ou sixième mois, quelquefois il persiste jusqu’à la fin. Il s’accompagne presque toujours d’autres manifestations de l’auto-intoxication gravidique, névralgies, albuminurie, el surtout diminution de la sécrétion urinaire, car son origine semble èlre la même.

Traitement» — Cet aperçu pathogénique nous dicte la conduite à suivre en présence d’une femme qui présente ce syndrome. Pour n’introduire dans l’organisme qu’un aliment privé de toxines, on s’adressera au régime lacté; pour débarrasser l’intestin de celles qu’il renferme , on devra faire fonctionner tous les émonctoires naturels en prescrivant des laxatifs, des grands lavages intestinaux et des liquides diurétiques.

La malade devra également se rincer la bouclie plusieurs fois par jour avec une solution de chloral à 1 p. 100.

En cas de dépression on fera pendant huit jours une injection hypodermique de 1 centimètre cube de la solution suivante :

Cacodylate de soude.

Eau distillée . . ,

0,50 centigr.

PÉRINÉORRAPHIE APRÈS LACCOUCHEIYIENT

La délivrance terminée, le praticien doit faire un examen minutieux de la vulve et du périnée, qu’il sait avoir été intéressés au moment de l’accouchement, pour se rendre un compte exact de l’importance des lésions. Quelle quesoit l’étendue de celles-ci, la réparation s'impose, c’est le plus sûr moyen d’éviter les accidents immédiats, secondaires ou tardifs.

Les contre-indications à la suture immédiate sont assez rares: elles sont représentées au point de vue local par l’infiltration exagérée des tissus soit par de la sérosité.

THÉRAPEUTIQUE OBSTETRICALE

œdème périnéal, soit par du sang, thrombus de Ja vuhe ayant gagné la région périnéale, et au point de vue général par une faiblesse extrême du sujet. La mortification et l’irrégularité des téguments ne doivent pas être un obstacle ; la mortification n’est souvent qu’apparente et on est étonné de voir des tissus, qui semblent sphacéjés, reprendre rapidement une grande vitalité ; il est facile de la faire disparaître en excisant les lambeaux avant de rapprocher les deux lèvres de la solution de continuité.

Les instruments nécessaires pour faire une périnéorraphie sont peu nombreux et doivent toujours faire partie de la trousse de l’accoucheur. L’aiguille la plus pratique est la simple aiguille courbe dirigée par un porte-aiguille ; il suffit d’en avoir une douzaine à sa disposition pour parer à toutes les éventualités. Elles ont sur l’aiguille de Reverdi n un certain nombre d’avantages : elles sont dépourvues de mécanisme susceptible de se détériorer, elles ont un rayon beaucoup plus court, elles peuvent être enfilées d’avance et permettent par conséquent de se passer d’un aide, enfin elles sont plus facilement supportées par la patiente. Avec elles, en effet, une fois leur trajet effectué dans les tissus, on n’a pas à leur faire parcourir le trajet inverse, inconvénient présenté par toutes les aiguilles à glissière.

En plus des aiguilles et du porte-aiguille, objets absolument indispensables, il est bon d’avoir une paire de ciseaux, une pince à griffe, quelques pinces à forcipressure et même deux écarteurs ou deux valves. Ces différents instruments seront stérilisés par l’ébullition ou par le flambage.

Les fils employés seront les crins de Florence de gros calibre pour le périnée et le catgut pour les muqueuses rectale et vaginale, bien que pour le vagin on puisse également se servir de soie plate moyenne ou de crins de Flore nce .

La parturiente est placée en travers de son lit, qui aura été recouvert d’une toile imperméable ou en son absence d’un drap plié renfermant en son milieu plusieurs épais-

TIIERAPEUTIOUE O R S T E T R I C A L E

seurs de papier fort. Le siège déborde légèrement le bord du lit, les cuisses sont écartées et fléchies modérément sur le bassin et les jambes fléchies sur les cuisses; chaque membre inférieur est maintenu par un aide ou repose sur une chaise.

Tout ce qui est nécessaire pour faire la toilette vulvopérinéale aura été préparé d’avance et mis à la portée de la main : ciseaux, cuvette renfermant une solution antiseptique étendue et quelques tampons de coton hydrophile, savon, bock à injection rempli d’une solution antiseptique chaude à 45". On commence par couper aux ciseaux tous les poils implantés au niveau du périnée, on fait une toilette savonneuse de toute la région sur laquelle on va opérer, on Ode la vessie par le cathétérisme, on termine par une injection vaginale et par l’introduction dans le vagin d’un tampon de gaze stérilisée ou de coton hydrophile trempé dans une solution antiseptique et exprimé ; cette précaution a pour but d’empêcher le sang, qui s’écoule de l’utérus et du vagin, de venir baigner le périnée. Si Ton a pu se procurer une solution stérilisée de cocaïne ou de stovaïne à 1 p. 50 ou novocaïne à I p. 20, on peut en imbiber un petit carré de coton qu’on applique sur la solution de continuité; l’anesthésie locale peut aussi être obtenue par des injections sous-cutanées d’une solution à 1 p. 100, mais l’introduction de l’aiguille de la seringue est aussi douloureuse (pie le passage de l’aiguille à suture ; dans les déchirures complètes, il est préférable de recourir au chloroforme.

Après une nouvelle antisepsie des mains, l’opérateur enfile ses aiguilles avec le fil à ligature dont il doit se servir, crins de Florence, soie ou catgut. Ces préparatifs étant faits, les instruments contenus dans un plateau sont placés sur une chaise ou sur une table à droite et à portée de l’opérateur qui s’installe debout ou assis, suivant la hauteur du lit, entre les cuisses de la femme. La vulve et le périnée doivent être bien éclairés.

Dans les déchirures incomplètes il y a lieu de distinguer

r.CDAUX.

T 1 1 i;ka peutiquu o ustetr icat. i :

les déchirures du plan superficiel et celles qui intéressent les plans profonds, muscles transverses du périnée et constricteur de la vulve. Si la peau seule est intéressée, on rapproche les deux lèvres par deS. points aux crins de Florence; si an contraire la nappe musculaire est touchée, on peut soit employer la suture continue en surjet avec des fils de catgut résorbable pour les couches profondes et des points séparés avec des crins de Florence pour les téguments externes, soit uniquement les crins de Florence suivant la technique que nous allons indiquer.

On commence par rechercher avec soin l’angle supérieur, c’est-à-dire vaginal, de la solution de continuité et à ce niveau on place un premier point de suture. L’aiguille est enfoncée à un demi-centimètre environ du bord gauche de la plaie (gauche par rapport à l’opérée), on la fait cheminer dans les I issus en rasant le fond et ressortir en un point symétrique au point de pénétration. L’aiguille est retirée du lil et les deux extrémités de celui-ci sontsaisies avec une pince à forcipressure qu’on 'confie à l’aide ou qu’on soutient soi-même avec la main gauche. A un centimètre au-dessous on place un deuxième point de suture, mais on pénètre à un centimètre environ du bord de la plaie et on a soin d’enfoncer l’aiguille plus profondément pour saisir les muscles sous-jacents. Les t ransverses du périnée se sont portés du coté de leur insertion ischiatique, aussi esl-il nécessaire de diriger l'aiguille d’abord de dedans en dehors pour accrocher le muscle gauche, puis de dehors en dedans en rasant l’angle profond de la plaie, la pointe de l'aiguille est portée le plus loin possible du coté droit pour saisir le muscle Irausverse droit, elle viendra sortir ensuite à un centimètre en dehors du bord droit. L’aiguille, au moment de sa pénétration, est donc dirigée de telle façon que sa convexité est tournée du côté de l’opérateur, ce n’est qu’après avoir saisi tous les tissus situés à gauche de la solution de continuité que sa pointe sera dirigée de gauche à droite et

qu

'elle .aura alors sa concavité tournée en avant. Pendant

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