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tus créent assez souvent des difficultés au moment de la délivrance. La rétention des cotylédons et surtout la rétention des membranes appartenant à un fœtus macéré prédisposent à l’infection, aussi la femme est-elle plus exposée a avoir des suites de couches pathologiques lorsqu’elle expulse un fœtus mort et macéré.
Traitement. — Au point de vue obstétrical, la question doit être étudiée à plusieurs points de vue ; il est nécessaire en effet de traiter non seulement l’individu, mais encore d’instituer le traitement de l’espèce, c’est-à-dire le traitement prophylactique de la syphilis héréditaire.
Lorsque la syphilis est d’origine maternelle, il faut mettre en œuvre le traitement classique de cette affection avec d’autant plus de rigueur que cette dernière sera plus récente ou qu’elle aura été insuffisamment soignée. Si la femme présente des accidents quelconques d’origine syphilitique, on s’adressera de préférence aux sels de mercure en injections hypodermiques ou intra-musculaires. Les résultats discordants donnés par la méthode d'Ehrlich 11e permettent pas encore de la préconiser comme un traitement infaillible ; elle n’est du reste pas sans danger, car de nombreux cas de mort ont déjà été signalés.
On injectera tous les jours dans la masse charnue de la fesse deux centimètres cubes delà solution suivante :
Benzoate de mercure fraîchement préparé 0,50 centigr.
Chlorure de sodium chimiquement pur. . 0,40
. Eau stérilisée 50 grammes.
ou toutes les semaines sept ci huit gouttes de la préparation suivante, qui aura du être chauffée légèrement et agitée :
Mercure purifié 40 grammes.
Lanoline anhydre stérilisée 12 —
Vaseline blanche 13 —
Huile de vaseline médicinale purifiée ... 35
(Jaucher conseille de pratiquer les injections de benzoate
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pendant un mois, de donner ensuite pendant quinze jours à chaque repas une des pilules qui suivent :
Bichlorure de mercure
Extrait thébaïque
Poudre de savon médicinal. . . .
Glycérine
Pour une pilule.
puis de faire reposer la femme quinze jours.
Cette période terminée, on recommence la série.
Pendant toute la durée du traitement mercuriel, il faudra prendre de grandes précautions du côté de la bouche. Les dents qui auront été examinées et soignées, si c’est nécessaire, seront savonnées et rincées matin et soir à l’aide d’une brosse douce. Après chaque repas, la bouche sera lavée avec de l’eau oxygénée chirurgicale coupée de cinq fois son volume d’eau bouillie tiède.
Lorsque la syphilis est uniquement d’origine paternelle, on peut se trouver en présence de cas bien différents.
1. — Le médecin peut être consulté par un homme, < pii a eu la syphilis et qui désire savoir s il est en état de procréer sans danger pour l'enfant. — Une enquête sévère doit être faite sur la date des derniers accidents et sur la façon dont l’affection a été traitée. Même lorsque les accidents remontent à une date éloignée et qu'un traitement convenable a été suivi rigoureusement il est prudent de soumettre le futur père à la thérapeutique préventive que nous indiquons plus loin.
Mais il arrive souvent que le diagnostic de syphilis paternelle n’est porté qu’à la suite d’accidents obstétricaux : avortements répétés, expulsion avant terme ou à terme de fœtus morts et macérés, accouchements dAnfant présentant des traces de syphilis héréditaire, enfants mourant brusquement dans les jours qui suivent la naissance. Dans la plupart de ces cas on aura remarqué que le placenta était volumineux, blanchâtre et que son poids était supérieur au sixième du poids fœtal. Une enquête délicate
àà 1 centigr
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vous révèle 411e le père (interroge en particulier; a eu anciennement la syphilis, vous devez alors lui donner les conseils suivants :
1° Avant de procréer de nouveau, il devra se soumettre pendant six mois au traitement anti-syphilitique ;
2° Si une grossesse survient après cette période, la femme devra suivre un traitement anti-syphilitique déguisé pendant toute la durée de la grossesse.
Grâce à ces précautions, l'enfant a toutes les chances de naître bien portant, mais il devra malgré cela être nourri par sa mère ou, en cas d’impossibilité, élevé au biberon ; jamais il ne devra être confié à une nourrice.
II. — Le médecin est consulté pour un début de grossesse et le père l'avertit quil a eu anciennement la syphilis. — Il faut alors le prévenir :
1° Que la femme devra être soumise pendant toute la durée de la grossesse au traitement anti-syphilitique ;
2° Que l'enfant devra également être traité pendant les premiers mois qui suivront sa naissance, même en dehors de tout accident, et qu’il ne devra jamais êlre confié à une nourrice, quoi qu’il arrive ;
3° Que lui, le père, fera bien, avant de procréer de nouveau, de se soumettre au traitement pendant une durée de six mois.
Il est bien entendu que, si la mère est aussi syphilitique, syphilis connue d’elle ou ignorée, il faudra lui ordonner le traitement pendant au moins six mois avant de lui permettre une nouvelle grossesse. Le traitement sera continué pendant toute la durée de celle-ci et même pendant F allaitement.
Aous n’insisterons pas sur le tact que doit déployer le médecin dans ses différentes enquêtes et dans la façon dont il devra faire accepter le traitement. 11 trouvera presque toujours dans le mari un auxiliaire dévoué ; grâce à ce dernier, il pourra faire absorber à la femme des médicaments, dont elle ignorera la composition.
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