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BOUILLIES

En règle générale, c'est à huit mois révolus, c’est-à-dire dès le début du neuvième mois, que l’on devra donner à l’enfant sa première bouillie; on doit cependant y recourir plus tôt, lorsque l’enfant normalement alimenté cesse d’augmenter ou refuse de prendre la quantité de lait nécessaire à son accroissement. Cette époque sera au contraire reculée s’il s’agit d'enfants petits et délicats, nés prématurément.

Au début, la bouillie ne sera constituée que par l’addition au lait du biberon d’une cuillerée à café de farine ; si l’on est en présence d’un nourrisson élevé au sein, la quantité précédente de farine sera ajoutée à 150 grammes de lait pur et sucré (15 grammes de sucre) et la bouillie sera donnée à la cuiller ou à la timbale. La farine doit toujours être délayée à froid, pour cela on commence par la mettre dans une tasse et on y ajoute peu à peu du lait froid en agitant constammen t pour avoir un mélange parfait, qui est versé dans une casserole avec le reste du lait. Le tout est placé sur le feu et remué pendant toute la durée de la cuisson, l’ébullition doit durer dix à quinze minutes, elle varie du reste avec la nature des farines employées.

Nombreuses sont les farines composées répandues dans le commerce, mais il est préférable de ne s’adresser qu’aux farines simples pendant plusieurs mois. Celles-ci sont :

La farine de froment ;

La crème d'orge ;

La crème de riz ;

L’arrow-root ;

La farine d’avoine.

L n grand nombre de ces farines sont préparées maltées, ce qui les rend plus faciles à digérer. Leur usage sera pro-

T IIÉ R A PE UTIOU E O BSTETRIC ALE

longé pendant quelques mois, puis elles pourront être remplacées par des farines composées :

Céréaline ;

Phospl latine ;

Racahou I .

Au bout de quinze jours à trois semaines, la bouillie sera plus épaisse, on y mettra deux, puis trois cuillerées à café de farine. Vers le dixième ou onzième mois, suivant les circonstances, on donnera une deuxième bouillie ; il y a avantage à varier le plus possible les farines employées pour éviter le dégoût. Ce n’est que vers le quatorzième mois qu’il sera permis d’ajouter à l’ime des bouillies le jaune d’un œuf bien frais ; celui-ci est mélangé à la bouillie lorsqu’elle a été enlevée du feu et qu’elle est prête à être servie.

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