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CATHÉTÉRISME DE LA VESSIE

Pendant la grossesse et surtout pendant le travail, le cathétérisme de la vessie offre parfois des difficultés assez grandes à cause des déplacements que l’utérus gravide peut provoquer au niveau de ce réservoir.

Les plus grandes précautions antiseptiques doivent être prises aussi bien du côté des instruments que du côté de l’opérateur et des organes génitaux de la patiente ; la femme enceinte et la nouvelle accouchée sont en effet particulièrement prédisposées à l'infection vésicale.

Dans le cours de la gravidité, la rétroversion de l’utérus est fréquemment le point de départ de difficultés dans le cathétérisme, il en est de même au cours de l’accouchement, lorsque la présentation est profondément engagée, aussi dans ces cas faut-il recourir à certains artifices.

On se servira toujours de sondes molles, calibre 21, 22, 23 delà filière Gharrière, bien (pic le pins souvent l'urètre soit comprimé entre la symphyse pubienne et la tête fœtale

THÉRAPEUTIQUE OBSTETRICALE

engagée. L’usage des sondes rigides et en particulier des sondes en verre est dangereux, parce qu’elles peuvent créer

des fausses routes ou se casser.

La découverte du méat est parfois rendue ditficile, parce qu’il est profondément caché sous le pubis, 1 utérus ayant entraîné la vessie et 1 urètre du cote de la cavité abdominale. Il faut alors tirer eu haut le clitoris et le vestibule, pendant que les petites lèvres sont portées en dehors. Ce qu’il faut bien retenir dans la découverte du méat, c est qu’il doit être recherché à la partie supérieure et anterieure du vagin ; on peut donc se guider sur le doigt indicateur gauche introduit dans le canal vaginal, la face palmaire tournée en haut et appliquée contre la paroi antérieure. L’orifice urétral est immédiatement au-dessus de ce doigl.

Dans certains cas on est obligé de refouler légèrement la tète fœtale pour permettre à la sonde de pénétrer dans la vessie.

CÉPHALÉMATOME

Le céphalématome est au point de vue clinique une tumeur, qui apparaît d’ordinaire un, deux ou trois jours après l acccouchement sur la tête du nouveau-né, mais on peut aussi le constater dès la naissance. Au point de vue anatomique c’est une collection sanguine siégeant entre le périoste et Los. Sa localisation la plus fréquente est le pariétal droit au niveau de l’angle supérieur et postérieur, on le rencontre moins souvent sur le pariétal gauche, et exceptionnellement sur l'écaille de l’occipital. Ces différents points correspondent en effet aux régions les plus vasculaires et les moins ossifiées du crâne fœtal et par cela même les plus vulnérables; l'union intime du périoste à la membrane su tu raie, qui représente au niveau des sutures et des fontanelles la couche osseuse du crâne, explique son siège latéral et l’impossibilité de la tumeur de s’étendre en fusant d un côté à l’autre de la voûte crânienne.

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Cliniquement , le céphalématome se présente sous la forme (1 une tumeur du volume d’une noix, élastique, fluctuante, indolore, irréductible; la peau a conservé à son niveau sa coloration normale. Dans les jours, qui suivent son apparition, on sent par la palpation scs limites constituées par un bourrelel plus ou moins accusé, cette saillie est due à la formation d’une grande quantité de tissu osseux par le périoste irrité. La présence de ce bourrelet osseux périphérique donne l'illusion d’un enfoncement à la partie centrale. Son évolution est lente; dès qu’on a constaté la tumeur, il n’est pas rare de la voir augmenter les jours suivants, puis tout en restant si al ionnaire, la saillie médiane paraît s’accentuer à mesure que la périphérie se rétrécit par la formation du tissu osseux d’origine périostique, le doigt qui palpe éprouve parfois à ce niveau une sensation de crépitation. La régression et le retour à l’état normal peuvent durer plusieurs mois.

On voit, dans certains cas, plusieurs céphalématomes sur le même sujet, un à droite et un à gauche, séparés par un sillon correspondant à la suture sagittale, la tête présente alors une forme caractéristique.

Quelle est l’origine du céphalématome ? La cause véritable est une fissure de la paroi osseuse, celle-ci est déterminée par le traumatisme de l’accouchement qui agit probablement en redressant la courbe des os du crâne. Nous ne pouvons guère admettre la théorie du glissement, pas plus <pie celle des tractions sur le cuir chevelu grâce à la longueur exagérée des cheveux. Les expériences cadavériques très simples, auxquelles nous nous sommes livrés, nous ont démontré qu’en tirant sur le cuir chevelu ou en faisant glisser celui-ci sur les couches profondes le décollement se produisait dans L épaisseur du tissu cellulaire ou plutôt entre cette dernière couche et l’aponévrose, et non entre le périoste et l’os. Nous pensons donc qu’il s’agit de la rupture des vaisseaux friables de la paroi crânienne par fissure osseuse, quelquefois même par fracture véritable, car des

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épanchements de même ordre ont été constatés dans I intér'eur du crâne entre l’os et la dure-mère, qui représente le périoste profond ; c’est à celle variété qu’on a donné le nom de céphalématome interne.

Un certain nombre de tumeurs crâniennes peuvent être confondues avec le céphalématome. Nous placerons en première ligne la bosse séro-sanguine , qui existe dès la naissance, car sa production est antérieure à l’expulsion du fœtus, mais elle est plus diffuse, elle ne respecte pas les sutures qu’elle voile le plus souvent. Plie donne au doigt qui palpe la sensation du tissu œdématié, c’est une sorte d’empâtement qui se perd peu à peu dans les tissus environnants, elle est constituée en effet par une infiltration séro-sanguine siégeant le plus souvent dans toutes les couches de la paroi céphalique.

L ’encéphalocèle, affection congénitale, occupe ordinairement la ligne médiane au niveau d’une suture, elle est parfois pédiculée ; sa consistance varie suivant sa constitution. S’il s’agit d’une méningocèle, elle est ordinairement réductible, et sa tension est augmentée pendant les efforts, ce qu’il est facile de constater au moment des cris poussés par l’enfant.

Le pronostic ne présente aucune gravité, à la condition qu’on n’applique aucun traitement local compressif ou résolutif. Parfois cependant il peut être le siège de complications infectieuses, mais il faut pour cela qu’il y ait eu des excoriations du cuir chevelu servant de porte d’entrée aux microorganismes. Il est à réserver s'il accompagne une fracture intéressant toute l’épaisseur de l’os et s’il existe en même temps un épanchement intra-cranien déterminant des troubles de compression du cerveau.

Traitement. — Le traitement est extrêmement simple, puisqu’il consiste à ne rien faire. C’est grâce à cette abstention qu’on a vu disparaître tous les accidents immédiats comme l’hémorragie provoquée par la ponction, l’incision, le séton, ou tardifs comme la nécrose, produite par la compression, et les infections, abcès, phlegmons, érysipèle.

TH É OA P EU TIQUE O BSTET Kl CA L E

S'il exislc des excoriations du cuir chevelu, on les touchera légèrement avec un petit tampon de coton imbibé de teinture d’iode et on appliquera un pansement sec occlusif.

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