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CONSULTATION DE NOURRISSONS

La question des consultations de nourrissons est très à l’ordre de jour, les journaux médicaux font connaître à chaque instant les heureux résultats donnés par la création de ces consultations spéciales; grâce à elles, la mortalité infantile a été beaucoup abaissée dans tous les centres où elles ont été établies. Leur but est surtout de transformer les femmes en mères sachant élever leurs enfants. Pour se rendre compte des progrès réalisés parleur fonctionnement, nous renvoyons le lecteur, que cette question intéresse, à l’excellente monographie de M. Maygrier [Les consultations de nourrissons , dans la collection des Monographies cliniques) et à la communication à l’Académie de Médecine du professeur Pudin, reproduite dans Y Obstétrique (numéro de juillet 1906). C’est en nous servant de ces deux publications que nous allons résumer la manière aussi simple que possible d’organiser une consultation de nourrissons.

L’idéal pour une consultation de ce genre n’est pas seulement d’examiner régulièrement les enfants, de les peser, et

THERAPEUTIQUE OBSTETRICALE

de donner aux mères une bonne direction dans la façon dont elles doivent les élever, c’est encore de fournir aux nourrices insuffisantes un lait de bonne qualité et tout préparé pour la consommation. Malheureusement le médecin ne dispose pas toujours de ressources lui permettant de mettre en pratique cette deuxième proposition, qui nécessite non seulement l’achat du lait, mais encore une personne capable de l’analyser et de le stériliser.

Supposons le cas le plus simple, celui où la consultation ne doit servir qu’à l’examen des enfants et des mères. Le local se composera de deux pièces assez vastes, carrelées, bien éclairées et faciles à aérer; les murs seront seulement blanchis à la chaux ; il ne faut pas oublier, en effet, que ces pièces auront parfois besoin d’être désinfectées, si un enfant atteint de maladie contagieuse y a été introduit par hasard. L’une d’elles, la plus vaste, servira de salle d'attente : elle sera meublée uniquement avec des bancs, peints de préférence pour pouvoir être lavés.

La deuxième sera la salle d'examen et de pesage; elle devra être bien éclairée. On y mettra deux tables, l'une destinée à supporter la balance pèse-bébé et la toise, l’autre devant servir de bureau au médecin, et quelques sièges.

Toutes deux seront pourvues d’un appareil de chauffage, cheminée on poêle, permettant d’y avoir une température de 16 à 18° en hiver.

Le médecin doit aussi avoir à sa disposition un registre, qui reste en sa possession, et des fiches (pu sont remises aux mères et rapportées à chaque consultation.

Sur le registre sont inscrits la date de la naissance et le poids (s’il est connu) ou le poids du premier examen, qui servira alors de point de départ. Chaque fois que l’enfant est amené, la date de la présentation, le poids constaté, l’augmentation ou la diminution, la moyenne journalière sont consignés dans des colonnes spéciales ; on note également le mode d’alimentation et la quantité de lait prescrite par biberon, si l’enfant est élevé artificiellement, ou la quan-

ti té de lait et le nombre de biberons, si on est obligé d’avoir recours à l’allaitement mixte.

NOM Numéro d’ordre

Date de naissance Né à terme ou avant terme

Sexe Poids de naissance

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