DÉBILITÉ CONGÉNITALE
La débilité congénitale n’est pas seulement l’apanage des prématurés, certains enfants nés à terme peuvent être des débiles. Leur faiblesse tient soit à leur poids très au-dessous de la movenne, ce sont alors des enfants nés de mères malades : albuminurie, cachexie, tuberculose, syphilis, soit à des l roubles oi 1 ci d es 1 és i on s o rga n i ( | ues pro voqu ées I e pl u s sou ve n t par le traumatisme obstét rical. Dans ce cas la respiration est défectueuse, des accès de cyanose surviennent fréquemment, la température est inférieure à la normale, les cris sont faibles et plaintifs.
Les soins que réclament ces enfants, quel que soit leur poids, sont les mêmes que ceux <pi'it faut appliquer aux Prématurés; aussi pour éviter des répétitions, renvoyonsnous à ce mot pour l’étude du traitement.
DÉCIDUOIVIE MALIN
On donne le nom de déciduôme malin ou de placentome à une tumeur déterminée par la prolifération néoplasique des éléments épithéliaux du placenta et en particulier du syncitium. Celte tumeur envahissante, maligne s’infiltre rapidement dans la paroi utérine dont elle détruit les fibres musculaires, et ensemence de proche en proche les organes J voisins en se disséminant dans tout l’organisme par la voie sanguine ou par la voie lymphatique.
THÉRAPEUTIQUE OBSTÉTRICALE
Cette dégénérescence maligne est particulièrement fréquente après 1 expulsion d’une môle hydatiforme, dont elle est la complication la plus redoutable, mais on peut aussi l’observer à la suite d’une grossesse absolument normale.
Cliniquement les déciduômes malins évoluent de la façon suivante : quelques semaines ou quelques mois après un accouchement, un avortement, ou après l’expulsion d’une môle, et sans avoir eu la notion d’une délivrance incomplète, on voit apparaître des hémorragies persistantes. Si l’on examine la malade, on trouve un utérus augmenté de volume, aussi porte-t-on le diagnostic de fausse couche imminente ou de métrite hémorragique. Mais les perles sanguines persistent, elles s’aggravent même et l’utérus continue à grossir; on croit alors à un fibrome utérin, mais bientôt l'état général devient mauvais, la malade se cachectise et présente un teint jaunâtre qui met sur la voie d’un néoplasme.
En résumé, le diagnostic est rarement posé et c’est plutôt à la suite d’un curettage ou d’un toucher intra-utérin que fortuitement on reconnaît la tumeur soit par l’examen histologique des débris ramenés par la curette, soit par les caractères objectifs perçus parle doigt. Ce dernier sent dans la cavité utérine une tumeur irrégulière de consistance variable, molle en général, donnant l’illusion d’un trou dans le tissu ferme du myomètre.
Mais, s’il est permis de ne pas faire le diagnostic exact lorsque le déciduôme apparaît à la suite d’une grossesse normale, il ne faut pas que le médecin se laisse surprendre par son apparition consécutivement à une grossesse molaire. Toute malade qui a expulsé une môle doit être ensuite revue périodiquement; on insistera sur la nécessité delà soumettre a l’examen dans le cas où elle aurait des métrorragies. Si ces dernières surviennent, il faut penser au déciduôme, surveiller le développement de l’utérus et pratiquer au besoin un curettage explorateur.
Le déciduôme est de toutes les tumeurs utérines la plus maligne, il tue parfois en moins de six mois.
THÉRAPEUTIQUE OBSTÉTRICALE
Traitement. — Il consiste clans l’hystérectomie totale, vaginale ou mieux abdominale. On ne doit pas oublier que l’ utérus est friable, d’où possibilité cle dissémination postopératoire, surtout si l’on opère par le vagin. Enfin il existe un cas dans lequel l’hystérectomie doit être pratiquée pour prévenir le déciduôme malin : c’est lorsque après l’expulsion d’une mole hydatiforme, on a constaté par le toucher intra-utérin ou par la curette T envahissement du muscle par les vésicules, envahissement cpii va parfois jusqu’à la perforation sous-péritonéale.