Température rectale, à 9 heures du matin
La dyspnée augmente encore, e à 2 heures de l'aprèsmidi le malade meurt , après avoir présenté quelques contractions des muscles du visage à dbite, et un peu de contracture dans les muscles des memfyes supérieurs.
Température rectale le 2 mai, dais la soirée, à 5 heures : 36°.
Température rectale, le 3 mai, immédiatement après la mort : 35°.
Autopsie. — Cavité crânienne : ce^eau pâle, anémié, un peu œdématié ; plancher du 4e ventijcule, normal.
Cavité Ihoracique. — Liquide sére
x en grande quantité
dans les plèvres ; épanchement séreux peu abondant dans le péricarde.
( Ventricule gauche hypertrophié.
Cœur sain. ] TT . , :
( Valvules saines.
Poumon gauche. — Siège d'une congestion œdémateuse prononcée. Le tissu est très-mou, friable, il se déchire facilement ; à la pression, on fait écou'er un liquide séro-sanguinolent.
Poumon droit. — Même état congestif, mais seulement dans le lobe inférieur. Pas d'infarctus, ni de noyaux tuberculeux.
Cavité abdominale. — Grande quantité de liquide séreux dans la cavité péritonéale.
Intestin grêle. — Muqueuse saine.
Estomac. — Pas d'ulcérations. Aucune autre lésion.
Gros intestin. — Rien de particulier à noter.
Foie. — Volumineux; il coupe est un peu décolorée; tissu anémié, non friable.
Rate. — Plaques de pérsplénite ; tissu mou, difïluent.
Reins. — Volumineux. La capsule d'enveloppe s'enlève facilement.
La surface externe de ces organes, après décortication, présente une teinte pâle ;slle est parsemée de points rouges, nombreux surtout vers le bord convexe. Par places , il existe une coloration roige, assez foncée, qui tranche sur le fond pâle du tissu.
Après avoir sectionné les reins du bord convexe vers le hile, on voit sur les suraces de section, la substance corticale, blanche, graisseus, dans presque toute son étendue non-seulement à la patie périphérique, mais encore dan; les colonnes de Bertin Pas de granulations brightiques Sur des coupes des rins, durcies dans l'acide picrique puis colorées par le picD-carminate d'ammoniaque et mon tées dans la glycérine, m voit que, dans la substance corti
cale, l'épithélium du rein est presque partout en dégénérescence granuleuse ou granulo-graisseuse. Dans certaines régions, l'épithélium est gonflé; dans d'autres, il a disparu; les tubes n'en contiennent plus. D'ailleurs, on trouve çà et là un certain nombre de tubes sains. On voit dans quelques tubes, encore /apissés par leur épithélium, des coupes de cylindres hyalins.
Il y a, par places, dans les mailles du tissu conjonctif, des cellules embryonnaires. Parmi ces éléments, il en est qui ne sont probablement que des leucocytes sortis des vaisseaux ; mais quelques-uns d'entre eux sont bien certainement des éléments de nouvelle formation, et il n'est pas douteux que, dans certains points, les Gélules du tissu connectif ne se soient multipliées ou ne soieit en voie de prolifération.
Dans quelques régions, les vaisseaux artériels et veineux sont gorgés de globules sangijins; leur tunique paraît intacte, et, si les noyaux sont multipliés, il est difficile de le reconnaître.
Mal de Bright (chez un syphilitique). — Dosage de l'urée
DATES
RÉGIME
QUANTITÉ
d'urine rendue on 24 heures.
POIDS en 24 heures.
DATES
RÉGIME
QUANTITÉ en 24 heures, i
po.ds de l'urée rendue en 24 heures.
Avril
litres.
grammes.
Avril
litres.
grammes.
2 portions.
(portion.
Id.
Mai
Id.
|ld.
Le malade
a une diar-
rhée intense
Albumine
2 portions.
Baillons.
Id.
1 portion.
lo,9?6
lort.
Le sang de ce malade a été exaniné au point de vue de la quantité d'urée qu'il contenait le sang recueilli par suite de l'application de ventouses sprifiées, a donné :
MALADIES DE L'APPAREIL GÉMTO-URINAIRE 299 Sang par litre : 0, gr. 35 centig. d'urée. Observations faites à la température de 15° c.
Obs. LXIX. — Néphrite par&ichymateuse aiguë chez un tuberculeux. (Néphrite parenchynateuse commune.) — Mort par asphyxie due aux progrès de h tuberculose. — Dosage de Vurce, dans V urine et dans le sang.
Le nommé X..., garçon de magasin, âgé de 23 ans.
Entré le 18 mai, salle St-Jean-de-Dieu, lit n° 25; mort le
10 juin.
Ce malade ne présente rien de particulier dans ses antécédents d'enfance. Il y a deux ans et demi qu'il tousse :
11 a été obligé, à cause de sa toux, d'interrompre son travail. Il y a trois semaines ou un mois environ, il s'est exposé au froid; sa tom est devenue plus fréquente et plus pénible. Puis il a peidu l'appétit; il s'est affaibli rapidement et s'est senti asse: souffrant pour garder le lit. Bientôt il remarqua qu'il uriiait très-peu dans les 24 heures; son urine avait une coubur très-foncée. En même temps il constata que ses memhes et sa face offraient un gonflement notable. Jamais d'iémoptysie.
19 mai. Etat actuel. — Homme de taille moyenne ; la figure est très-pâle et extrêmement bouffie, surtout au-dessous des paupières; aiasarque généralisée, considérable; pas d'ascite.
L'examen de la poirine montre, dans chaque poumon, surtout à gauche, l'exstence de vastes excavations; gargouillements; râles rmqueux clans toute l'étendue de la poitrine.
Rien au cœur.
Appétit nul; vomissments fréquents; constipation. Les urines sont tns-rares, foncées en couleur; elles renferment une masseconsidérable d'albumine. Rien à noter du côt< du système nerveux.
Traitement. — Régime lacté'. Granules d'acide arsénieux.
Le malade meurt par asphyxie, le 10 juin. L'asphyxie paraît due presque uniquement aux progrès de la tuberculisation pulmonaire. L'urinô, examinée chaque jour, contenait constamment une graicle quantité d'albumine.
Autopsie. — Les poumoas sont, en grande partie, détruits par la tuberculose; vastei excavations tuberculeuses.
Les deux reins présentent les altérations de la troisième période du mal de Bright (néphrite parenchymateuse aiguë). (Observation résumée.)
Phymatose (3e degré) (albuminurie). — Dosage de l'urée. {Urine.)
ai
en
RÉGIME
RÉGIME
Mai
litres.
grammes.
Mai
litres.
grammes.
1 portion.
port. -lait.
Id.
Id.
Juin
Id.
Id.
1 port. -lait.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Id.
Le
sang, recueilli
dans le
r après
la mort, donnait
1 gramme d'urée par kilogramme. 1 Observations faites à la température de 15°.
Obs. LXX. — Pyélo-néphrile. — Coliques néphrétiques antérieures à Vâge de 26 ans. — Polmrie. — Urines purulentes. — Frissons violents. — Suppunlion des reins.
Le nommé K..., Ignace, 50 ans, talleur.
Entré le 5 juillet 1877, salle St-Jan-de-Dieu, lit n° 28.
Antécédents héréditaires. — Père, m<rt hydropique. Mère, morte de maladie lui ayant occasionié de fréquents accès de dyspnée.
MALADIES DE L'APPAREIL GÉNITO-URINAIRE 30f
Antécédents personnels. — Palpitations très-fréquentes.
Dès son enfance, ce malade éprouve, à l'urèthre, une sensation de brûlure, pendant la miction.
Vers l'âge de 26 ans, il vit, à la suite d'une violente attaque de coliques, apparaître, ei urinant, des graviers de diverses grosseurs; l'un d'eux présentait, dit-il, le volume d'un haricot; il fut obligé de le fare circuler avec ses mains dans l'urèthre. Depuis cette époqie, il n'a plus eu de nouvelles évacuations de calculs.
Mais, continuellement, il éprouve des douleurs plus ou moins vives au niveau des lombes et dans la région hypogastrique. La miction est longue et difficile. Le malade est obligé de se pencher en avant pour pouvoir uriner.
Il a depuis longtemps .le la polyurie : 2 litres 1/2 environ. Son urine est blanoiâtre comme de l'eau de chaux. Il dit que les premières gouttes sont toujours plus blanches que le reste. L'urire renferme une quantité considérable de pus.
Le 3 janvier, ce malace est tombé subitement avec perte de connaissance. — Lf lendemain, en revenant à lui, il s'aperçut qu'il était paialysé du côté droit et que sa face était déviée à gauche. Depuis ce jour, il bégaye. Jamais il n'a eu de contracture.
Cette paralysie est alée peu à peu en diminuant, et aujourd'hui elle est peu irononcée.
Etat actuel. — Honnie de stature moyenne, assez maigre. Sa figure est pâb, décharnée; il a l'aspect vieilli; la peau de la face est tas-ridée.
Le malade se plant d'éprouver une sorte d'affaiblissement général; déjà depuis assez longtemps, il se fatigue vite en marchant.
L'appétit est presque nul. Langue blanche, saburrale.
Les digestions soit pénibles ; il soutire presque constamment au creux de l'îstomac. Constipation opiniâtre.
La peau est sèche, squameuse. Léger état fébrile.
Insomnies fréquentes. Douleurs de reins qui s'accroissent quand le malade veut narcher, ou quand il tousse.
Le malade s'exprime avec lenteur; il est agité, inquiet.
La parole est assez difficile. Lorsqu'on fait tirer la langue, elle se dévie un peu t gauche.
Au dynamomètre, il n'f a presque pas de différence entre le bras droit et le bras gauche. Aucune diminution de la sensibilité.
L'œil droit paraît un peu affaibli.
Le malade entend mal de l'oreille droite.
Le cœur bat régulièrement; ses battements sont trèsforts, à timbre métallique. Il y a un léger bruit de souffle à la pointe et au premier temps.
Les urines sont toujours très-ibondantes; environ trois litres dans les 24 heures.
Le malade urine très-souvent, mrtout la nuit.
Les urines sont troubles, blanchâtres ; elles contiennent du pus en abondance.
Traitement. — On donne au mallde : 15 grammes d'huile de ricin. Tilleul.
7 juillet. — La bouche est moins sèche, moins pâteuse. Teinture d'iode sur la région de reins. Vin de quinquina. 3 capsules de térébenthine. Tne portion.
S juillet. — Le malade se plaint (e nausées; il est toujours constipé. Lavements purgatife. Solution de Vichy. Vin de quinquina.
9 juillet. — La quantité d'urine rmdue est toujours la même; l'urine renferme beaucoup clepus.
10 juillet. — Vin de quinquina. Srop d'iodure de fer. Solution de Vichy. 3 capsules de térébenthine. Eau de goudron.
12 juillet. — Le malade a tous les slirs un léger mouvement fébrile. (Sulfate de quinine, 1 gr. en deux fois.)
14 juillet. — L'état dyspeptique est permanent. Frissons dans la soirée ; un peu de sueurs la nuit.
16 juillet. — Les douleurs des reins sont assez vives depuis quelques jours. Il existe toujours de la fièvre. Diarrhée ; 4 ou 5 selles liquides par jour.
18 juillet. — Vomissements alimentaires. Attaque de coliques assez vives; diarrhée abondante. Fièvre intense.