DK LA MOELLE A LA SUITE DE CHUTES OU D'EFFORTS
le côté correspondant du corps. Pendant la même époque, D. ressentait par moments des crampes dans les deux jambes.
Le 26 septembre, D. me consulta ; il offrait une amélioration considérable; la force, avait reparu en grande partie dans le bras gauche, et la constriction des muscles de ce côté provoquait une douleur légère uniquement dans le membre supérieur gauche. La gibbosité postérieure et latérale gauche persiste sans changement vers la huitième vertèbre dorsale. L'exaoïen du cœur et du poumon ne fournit aucun signe de lésion. (Plusieurs vésicatoires volants sur les côtés du rachis. Bromure de potassium.)
Au bout de plusieurs jours, la douleur du bras gauche avait disparu.
Les faits que je viens de relater n'offrent pas les mêmes caractères que ceux indiqués plus haut, comme caractéristiques de la congestion de la moelle. La première différence est le début ; chez les gens atteints d'anémie ancienne de la moelle, de troubles morbides dans le cours du mal de Pott, l'effort provoque instantanément, des accidents, tandis que dans la congestion, les symptômes morbides se développent et s'augmentent graduellement. La marche de la maladie n'est pas la même.
Ces quelques remarques suffisent pour démontrer la différence de ces lésions. J'ai voulu seulement les rapprocher pour démontrer que l'effort seul provoquait chez certains malades, sous l'influence d'une prédisposition spéciale, une série d'accidents plus graves en apparence qu'en réalité.
L'examen de ces faits fournit enfin une déduction thérapeutique importante; c'est la nécessité du repos absolu et l'éloignement de tout effort ; cette règle doit être observée d'une manière absolue dans le cours de la ma-
ladie. Il faudrait, autant que possible, éviter de s'exposer à de nouveaux efforts.