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Ranvier, Traité technique d' histologie

0. Weigert, Bemerkungen liber den weissen Thrombus (Zahn) Fortschritte der m edici n, 1887, p. 195.

7. àxgei.o Mosso, Arch. für pat. an. und Phys., 1887, Heft. 2, p. 203.

PHLÉBITE DES MEMBRES

VAQUEZ

taire l’analyse ici, a comme corollaire indispensable la précipitation de la fibrine.

Nous voyons en résumé que les auteurs sont loin d’être fixés sur le rôle des altérations du sang dans les coagulations et sur l’origine du ferment capable de mettre en liberté la fibrine, témoignage et agent direct de la formation du caillot spontané ou pathologique.

Mais si, à l’état physiologique, la coagulation du sang est un phénomène qui s’explique si difficilement, peut-être des conditions spéciales dérivées de certains états pathologiques, de la cachexie notamment, pourront-elles fournir les causes adjuvantes de la coagulation ?

Or, pour savoir quelles sont les conditions spéciales créées par la cachexie, il faudrait tout d’abord donner une définition de l’état cachectique, et cela n’est pas chose facile. Contentons-nous de nous reporter à la définition donnée par le professeur Ilayem : « Le mot cachexie s’applique à cet état de déchéance organique, de dénutrition générale, auquel conduisent peu à peu les maladies chroniques habituellement incurables » (Du sang). Quant aux modifications que cet état entraîne, l’auteur les définit de la façon suivante : « Profondément troublé dans sa rénovation, le sang éprouve à la fois des altérations d’ordre chimique et d’ordre anatomique, et, quel que soit leur point de départ, ces altérations s’affirment par un certain nombre de modifications communes qui légitiment la conception d’un état cachectique du sang. »

Somme toute, il y a un phénomène constant, c’est l’anémie marquée par la diminution des globules rouges et des phénomènes inconstants, entre autres, la leucocytose et l’apparition des formes

globulaires intermédiaires.

Cela n’est pas encore suffisant, et d’autres auteurs ont signalé d’autres conditions de coagulabilité. Parmi celles-ci, l’abaissement

de la densité du plasma sanguin spécial à certaines maladies, mais, comme dit le professeur Renault : « Il ne semble pas que 1 abaissement de la densité doive être considéré comme une cause prochaine exclusive des thrombus, et ceci pour deux raisons : 1° les thromboses sont, malgré leur fréquence relative, des véritables exceptions dans ces cas; 2° elles ont des lieux d’élection; il y a donc, outre la tendance générale à la coagulation produite par rabaissement du titre salin du plasma, des raisons de localisation qu’il faut chercher ».

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