‹ Clinique médicale de la CharitéChapitre 107 sur 223 · C L I N I Q | ! L M É D I C A L E DE LA (; 1 1 A R I T É · texte numérisé non relu

C L I N I Q | ! L M É D I C A L E DE LA (; 1 1 A R I T É

I>. Réaction contre les idées de Vireho

ir.

I-cs tentatives que l’on avait faites, suivant les idées que nous

venons cl exprimer, pour confirmer les opinionsWe Virchow, n’avaient

lias etc suivies cl un succès suffisant. On n’avait pas pu trouver 'Lins le ralentissement île la circulation les raisons capables d expliquer la coagulation du sang sur le vivant. D'autre part, les elucles des chimistes et des physiologistes témoignaient de la diffi.

CU C q" lIy avml à rattachRr a (les modifications hypothétiques ou encore mal connues du liquide sanguin, le phénomène que Virchow avait désigné sous le nom de thrombose. Aussi, depuis près de vingt ans, une opposition timide d’abord, puis saris cesse grandissante s est laite aux idées de Virchow, et celte opposition a trouvé son premier chel dans le professeur Vulpian.

Dans son cours de 1874, M. le professeur Vulpian disait : « Les coagulations marastiques sont-elles vraiment spontanées? Leur formation n’est-elle pas précédée par le développement d’un état morbide des parois des veines? Il me semble difficile qu’il en soit autrement, car on ne voit pas pourquoi le sang se coagulerait

d emblee et pourquoi les coagulations naîtraient plutôt dans certaines

veines que clans d’autres, .le sais bien que l’examen de veines dans lesquelles on a trouvé des coagulations récentes n’a fourni que des résultats négatifs. Mais c’est une étude à reprendre. Il y a évidemment la quelque lésion, non connue jusqu’ici, qui modifié les propriétés vitales de la membrane interne des veines. »

A partir de ce moment, des doutes s’élevèrent dans les esprits el l’on comprit qu’il était nécessaire de reprendre l’étude du rôle des parois veineuses dans le mécanisme des thromboses.

Zahn, voulant contrôler les hypothèses de Virchow sur le rôle du îalentissement de la circulation, est forcé d’admettre que certains thrombus (les thrombus blancs) ne s’expliquent que par une lésion de la paroi (plaie, déchirure, aspérité, etc.). Complétant sa théorie quelques années plus tard il se demande si les altérations de V épithélium, telles qu’on peut les constater dans les maladies graves, les cachexies, ne suffiraient pas, à défaut de destruction complète de la membrane interne, pour expliquer certaines coagulations. 11 ajoute, a vrai dire, comme correctif, que ces caillots blancs ou caillots remarquables par la présence des amas leuco-

PHLEBITE DES MEMBRES.

VAQUEZ

cvliques sur les parois des veines, ne sont pas les plus habituels dans les coagulations pathologiques.

Weigert1, reprenant récemment la question, réadmet pas le correctif, et il conclut en disant que le thrombus blanc de Zalui est, à proprement parler, le type du thrombus.

En 1880, M. Renaut'2, plus affirmatif, tout en admettant que la constitution du plasma sanguin exerce sur la coagulation une certaine influence, disait cependant :

« Au niveau des caillots les plus récents des plilegmatia cachée tiques, j’ai toujours trouvé l’épithélium desquamé. »

M. Troisier’, dans sa thèse d’agrégation, reproduit ces idées. Il pense qu’on a trop longtemps abandonné la doctrine de la phlébite et qu’en dehors d’elle tout n’est qu’hypothèse.

Seul, M. Damascliino* conclut encore à la réalité de la thrombose primitive, bien que dans son étude anatomo-pathologique, très bien faite, de la plilegmatia alba clolens, on trouve exactement relatés tous les stades successifs de la phlébite.

C’est à ce moment que des études bactériologiques vinrent ouvrir une voie nouvelle aux auteurs que préoccupait légitimement l’étude des lésions et des causes des phlébites.

Du jour où l’on découvrit que des agents infectieux pouvaient jouer dans l’organisme un rôle pathogénique important, on ne manqua pas de rechercher dans le sang et dans les parois des vaisseaux les micro-organismes divers, pathogènes ou non, des maladies dont les sujets étaient porteurs.

En 1880, M. Doléris5 annonçait, dans sa thèse sur la fièvre puerpérale, qu'il avait constaté dans certains cas de phlébite l’existence de microcoques dans la tunique interne des grosses veines, comme la crurale.

Weigert6, en 1884, avait rencontré des thromboses microbiennes dans les veines pulmonaires et les veines thyroïdiennes, etc.

M. Gaucher7, dans sa thèse d’agrégation en 1880, signalait la présence de micro-organismes dans les vaisseaux du rein et

ï • KIGKItT, LOCO CtlcilO.

2. II K. \A UT, De la Plilegmatia alba dolens. lîevue de médecine , 1880.

5. Troisikr, Plilegmatia alba dolens. Thèse agrégation, 1880.

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