Trousseau, Clin, de i IIôtel-Dieu, t. III, p. üül
f autl'fis cas’ où la Prcssion ne détermine aucune douleur articuinre, tout mouvement est impossible, comme s’il y avait paralysie ( CS muscles. » Graves1 2 avait également remarqué celte immobilité < u membre. M. Troisier*, après avoir rappelé ces faits, termine en ( ‘sant : « Il est difficile de se prononcer sur la cause de celte paresie que nous ne pouvons cependant mettre en doute. » Depuis ce temps, bien d’autres observations ont relaté des faits analogues
Ct nous en trouvons une description très satisfaisante dans les observations de Klippel3.
jLes différents auteurs que nous avons cités ont attribué à des causes diverses les accidents paralytiques que nous venons de rapporter Nous verrons tout à l’heure quelle est leur pathogénie probable.
Les troubles de la sensibilité ont encore plus préoccupé les auteurs. On sait, par exemple, que parfois les douleurs qui accompagnent la phlébite peuvent évoluer isolément en l'absence d œdème ou de tout autre trouble témoignant de l’obstruction vasculaire. C’est ce qui a autorisé certains auteurs, M. Ouénu entre autres, à distinguer une forme névralgique de la phlébite. Graves a\ait aussi été frappé par des constatations analogues4, aussi disait-il : « Dans la phlegmatia, la douleur n’est pas celle des phlegmasies ordinaires; elle rappelle plutôt la douleur névralgique des nerfs sous-cutanés. » i rousseau dit : « que la sensibilité cutanée est quelquefois obtuse sur toute l’étendue des parties œdématiées ; que, d autres lois, il existe une hyperesthésie telle que le simple Irottement cause de très vives douleurs », et il ajoute : « chose remarquable, une pression plus forte est alors moins pénible ».
On a oit donc que les troubles peuvent consister soit dans une anesthésie limitée ou étendue, superficielle ou profonde, soit dans une hyperesthésie de meme distribution. Parfois ces deux ordres de Doubles sensitifs peuvent coexister chez le même malade. Nous avons observé l’année dernière, à l’hôpital de la Charité, une malade qui, atteinte de phlébite double des membres inférieurs à la suite de chlorose, présenta, alors que les manifestations