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Duponchel, Société médicale des Hôpitaux, 13 mars

observer, chez une malade tuberculeuse, une induration de la veine médiane basilique rappelant ce que l’on a l’habitude de trouver dans les artères athéromateuses. Le cordon veineux donnait sur une étendue de 7 à 8 centimètres une sensation de dureté toute spéciale; cependant il ne paraissait pas y avoir d’oblitération du vaisseau et le bras n’était pas œdématié. La pression la plus légère au niveau de la veine ainsi indurée déterminait de vives douleurs. Nous perdîmes la malade de vue et nous ne pûmes savoir ce qu’il advint de ces accidents.

La question des phlébites chroniques mérite donc d’être étudiée de plus près; ces phlébites existent certainement, les quelques observations que nous venons de rapporter en font foi, mais nous ue savons pas au juste a quelles maladies elles se trouvent d ordinaire liées et nous ne connaissons pas encore leur évolution.

faut-il ranger parmi les phlébites chroniques les lésions scléreuses des veines, qui ont attiré récemment l’attention. C’est un point sur lequel on ne saurait encore se prononcer à l’heure actuelle. La phlébo-sclérose a été l’objet de trop peu d’études complètes pour que l’on puisse affirmer qu’elle constitue un processus inflammatoire chronique des veines, Les rapports de l’artériosclérose avec les artérites chroniques sont à peine connus à l’heure actuelle d une façon définitive, la pathologie veineuse est encore moins avancée. Borel1, le premier, a signalé l’athérome des veines, mais sans étudier cette lésion plus à fond. Plus tard, Sack*, Mcnhert et Bergmann0 ont étudié les rapports de l’artério-sclérôsc et de la phlébo-sclérose; M. Huchard4 a également affirmé l’existence de cette dernière mais sans en donner de preuves. M. Thiébaut° a exposé d’une façon plus complète ces lésions chroniques des veines, il admet qu’elles ressemblent point pour point à l’atliérome artériel, que, comme lui, elles frappent souvent certains segments localisés des veines, et qu’enfin, dans la plupart des cas, elles reconnaissent comme causes productrices les altérations des vasavasorum. De la sorte, la phlébo-sclérose serait consécutive à une inflammation oblitérante des artérioles nourricières analogue à la lésion décrite parti. Martin. On voit qu’à tout prendre, il peut y avoir

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