‹ Clinique médicale de la CharitéChapitre 139 sur 223 · Ddponcmel, Soc. méd. des hôp ., 1890, p · texte numérisé non relu

Ddponcmel, Soc. méd. des hôp ., 1890, p

2. N’oublions pas qu’ici encore la phlébite peut affecter une marche plus aigue en

frappant le système veineux en des points multiples (cas de Kelscli et Vallin. Soc. Med.

des hôpitaux. 1887, p. 468.

5. Une observation toute récente de M. llaushaltcr [Renne médicale de l’Est , n° 17, 1895), démordre la légitimité de celle restriction. M. llaushaltcr a constaté d’une façon certaine la présence du bacille d’Eberth dans une phlegmatia typhoïdique.

VAQUEZ. — PHLEBITE DES MEMBRES

Bouillaud1, Chomel2 * 4 et Trousseau5 6 avaient déjà observé l’apparition de certaines phlegmatia dans le décours de la fièvre typhoïde. Ils les considéraient comme rares. Quelques années plus tard, BucquoyS relatant les faits observés, concluait au contraire que la phlébite était loin d’être exceptionnelle dans les suites de la fièvre typhoïde. Murchison5 émit une opinion analogue. Enfin les observations de Colin, Dumontpallier, Chouppe, Bouchard, etc., complètent les données cliniques, et la thèse de Veillard0, celle d’Albuquerque7 surtout, terminent la discussion au sujet de la fréquence de cet accident. Plus récemment les travaux de Hutinel8, de Dunin9, de Chantemesse, d’Œttinger et nos propres observations ont contribué à étudier les modalités cliniques et les conditions étiologiques de la phlébite des typhiques.

La phlegmatia apparaît du 25e au 55n jour après le début de la lièvre typhoïde, exceptionnellement elle parait plus tôt, du 14e au 18e jour, et alors il s’agit de formes bénignes, presque abortives de la maladie. Dans la majorité des cas la convalescence vient de commencer, les forces semblent renaître au moment où se manifestent les symptômes précurseurs de l’affection.

Souvent en effet le malade, interrogé au moment du début apparent de la phlegmatia, raconte que depuis 5 ou 4 jours déjà il ressentait des douleurs vagues et de la pesanteur dans l’une des jambes, avec crampes et fourmillements. Lorsque la phlegmatia apparaît enfin, elle s’accompagne d’une élévation de la température, phénomène si habituel, comme nous le savons, et qui n’a d’ailleurs qu’une durée éphémère.

Le siège de la phlegmatia est presque sans exception aux membres inférieurs et, dans l’immense majorité des cas (80 pour 100 environ), ce sont les veines du côté gauche qui sont affectées. Il n’est pas exceptionnel de voir la phlébite envahir les troncs profonds et les veines superficielles; souvent en effet la saphène est prise. Cette phlébite a une évolution rapide, elle détermine rapidement une

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