Rugükt, Soc. méd. des hop., 25 fév
2. Dodwell dans un récent article (Les thromboses veineuses chez les phtisiques).
American Journal of Ihe medical, sciences, juin 1805, p. 64, dit avoir observé une proportion de 1,5 pour cent de phlébites chez les tuberculeux. 11 a remarqué la fréquence de leur apparition a gauche, l’évolution subaigue des accidents, etc. Les considérations anatomiques et pathogéniques de son étude sont simplement esquissées.
tiers sur le compte de la tuberculose. Les conditions de cette sclérose des veines, analogue à la sclérose des artères que l’on constate si fréquemment chez les cachectiques, sont encore peu connues1.
Les développements dans lesquels nous venons d’entrer nous permettront d’èlrebref sur la nature et la forme des phlébites qui accompagnent les tumeurs et cancers. Qu’il s’agisse de cancer de l’estomac, de tumeurs du ventre, sarcome, fibrome, etc., de cancer utérin, le caractère desphlébites est toujours à peu près semblable; il s’agit de phlegmatia lentes, subaiguës, révélant une infection à marche chronique et à envahissement progressif2 * *.
Phlébites des maladies infectieuses. — L’étude de cette classe des phlébites impliquerait tout d’abord une affirmation qui, à l’heure actuelle, paraîtrait injustifiée : c’est que toutes les phlébites que nous allons décrire relèvent de la même cause que la maladie ellemême. Comme nous le verrons, l’anatomie pathologique ne permet pas encore de répondre d’une façon décisive. Il semble même que les infections secondaires jouent ici le rôle le plus important, mais, tant que la démonstration exacte n’en aura pas été faite, on ne serait pas autorisé à ranger sous un autre titre les formes étiologiques de la maladie, telles que nous allons les passer en revue.
La plupart des maladies infectieuses peuvent provoquer l’apparition de phlébites, il est inutile de les isoler toutes dans notre description, mais il est bon cependant d’en extraire certaines qui, par la fréquence des complications phlébitiques, offrent un intérêt tout spécial.
Phlébites de la fièvre typhoïde. — Nous plaçons tout d’abord ici la phlébite qui accompagne ou qui suit la fièvre typhoïde. Il est vraisemblable que cette phlébite relève le plus souvent d’infections secondaires diverses, mais tant que la démonstration effective n’en aura pas été faite, tant que l’on n’aura pas prouvé que l’agent infectieux de la fièvre typhoïde ne peut pas par lui-même produire de complications phlébitiques, il faudra étudier la phlegmatia typhique avec la maladie infectieuse qu’elle vient compliquer5.