Soc. de méd. angl. in Bulletin vieil., 25 nov
VAQUEZ. — PHLÉBITE DES MEMBRES
rielles cl cardiaques chroniques, endartérite oblitérante, etc., le tout s’accompagnant de phlébite des deux saphènes externe. Les traitement anti-syphilitique atténua les accidents et améliora la phlébite sans la faire complètement disparaître.
11 semble s’agir ici de phlébite à marche chronique. Ce lait est donc très intéressant. Mais il reste isolé et ce sujet demande de nouvelles recherches.
Phlébites paludéennes. — Ou a pu remarquer déjà dans la phlébite syphilitique une tendance à la chronicité de l’altération veineuse. Cette phlébite évolue en effet lentement, frappant souvent les veines en différents points pour ne rétrocéder qu’avec difficulté.
La phlébite paludéenne, autant qu'on en peut juger, paraît présenter des caractères un peu analogues, mais plus marqués encore, et, dans notre étude générale de la phlébite, nous avons montré que, s’il est permis de dire qu’il y a des phlébites chroniques, celles-ci, bien fréquemment, relèvent dû paludisme1 : c’est ce qui résulte des observations de Pitres 8 bitot, de Régnier et de Rigollet3. On voit que des individus (4 ou 5 cas jusqu’à présent paraissent concluants), infectés d’ancienne date par le paludisme, peuvent présenter des indurations chroniques des veines superficielles. Ces indurations sont douloureuses, sujettes à des poussées d’exacerbation plus pénibles encore, et elles ont tendance à s’étendre à une grande partie du système veineux, aux quatre membres dans les observations rapportées. Comme nous l’avons dit, cette question des phlébites chroniques soulève d’intéressants problèmes; nous lie pouvons nous empêcher de faire remarquer l’analogie que présenteraient ces phlébites du paludisme avec celles de certains cachectiques tuberculeux. Mais sur ce sujet des recherches complémentaires sont indispensables.
Nous avons terminé ainsi l’étude des phlébites survenant dans le cours des maladies infectieuses; nous avons dit, chemin faisant, que cette revue était certainement incomplète; combien d affections, en effet, peuvent, sous une exaltation de virulence, ou quand elles trouvent un terrain convenable, déterminer des complications qui d’ordinaire ne paraissent guère sous leur dépendance.
1. M. Kelscli, dans l’article déjà signalé, dit qn’il no connaît, pas d’observation de plilegrnatia liée au paludisme. L’auteur no se prononce pas sur la question des phlébites chroniques.