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Traité de Médecine, p. 563, t. Y

rapports des caillots avec la paroi veineuse. Il nous a semblé, en résumé, qu’il fallait en revenir à l’explication proposée par Trousseau, admise également par d’autres auteurs : « Ces caillots (les caillots valvulaires) se font consécutivement à l’oblitération d’une portion supérieure du système veineux et par le fait du remous et cle la stase qui s’opèrent alors dans la portion inférieure de ce système1 ». Une observation de M. Duguet, publiée en 1862 à la Société anatomique, servait de point d’appui à l’opinion exprimée par Trousseau. M. Troisicr accepte également cette opinion.

Quant à la possibilité de voir le caillot débuter au niveau des confluents veineux, elle n’a rien que de très naturel. Les lésions artérielles et les lésions veineuses affectent pour ces points une prédilection manifeste, et nous ne pensons pas que celle-ci s’explique par « un ralentissement de la circulation » dont le rôle apparaît de plus en plus comme phénomène d’ordre tout à fait secondaire.

En résumé, lorsqu’on veut se rendre compte de la constitution et de la disposition générale d’une phlébite des membres, il importe d’examiner dans sa presque totalité le système veineux du membre atteint. Nous savons en effet qu’il n’est plus suffisant de savoir si la fémorale, l’axillaire, sont oblitérées; cette constatation, suffisante pour confirmer le diagnostic clinique, ne nous autorise à aucune déduction anatomique sur le siège primitif de la phlébite, ni sur les lésions qui l’ont provoquée. Il faut donc rechercher avec soin quel est l’état des veines du mollet, du creux poplité, des veines superficielles développées anormalement en réseau supplémentaire. Nous savons môme qu’il n’est pas sans intérêt de rechercher s’il n’existe pas, dans la profondeur du membre, des dilatations variqueuses de nouvelle formation lesquelles jouent un rôle si important dans certains des troubles nerveux des phlébites. Dans nombre de cas on se contente de savoir s’il y a au niveau de l’origine de la fémorale un caillot oblitérant, et, trop souvent, cette simple constatation, unie au souvenir de la douleur accusée en ce point par le malade, autorise à conclure d’une façon hasardée que la coagulation a débuté en ce point.

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