‹ Clinique médicale de la CharitéChapitre 177 sur 223 · BüNEZERD-Sjinn, London. Med. Gaz. déc · texte numérisé non relu

BüNEZERD-Sjinn, London. Med. Gaz. déc

Enlant ayant vécu seulement 21 heures, à l’autopsie on trouve le trou cle Botal fermé par une membrane solide réticulée faisant poche, un rétrécissement de l’orifice mitral et de l’orifice aortique et l’atrophie du ventricule.

Telle encore l’observation où Parrot mentionne la coexistence d’une anomalie et d’un rétrécissement mitral congénital. Chez un enfant, mort 24 heures après sa naissance, Parrot trouva l’aorte et l’artère pulmonaire réunies en un seul tronc. Le ventricule droit était volumineux, le ventricule gauche petit, ainsi que l’oreillette qui communiquait avec le ventricule gauche par un étroit orifice incomplètement fermé par une petite valvule. Quelques granulations existaient sur la face auriculaire de la valvule.

Enfin, dans 1 observation très intéressante de Gcrhardt1, que nous aurons l’occasion de rappeler plus loin, il s’agit d’un enfant né au huitième mois et emporté à l'âge de 4 mois par une tuberculose aiguë. Le cœur de cet enfant présentait une hypertrophie du ventricule gauche; l’oreillette droite était distendue par un coagulum fibrineux. Parmi les valvules, la mitrale seule était altérée, raccourcie et renflée sur son bord libre, avec des cordages tendineux, épaissis, soudés entre eux.

La congénitalité serait toutefois beaucoup moins fréquente poulies affections du comr gauche que pour celles du cœur droit. Telle est la conclusion qui ressort de la statistique de Rauchfuss, qui sur 500 endocardites fœtales, en compte 192 à droite et seulement 15 à gauche.

On sait2 que le rétrécissement tricuspidien qui s’accompagne si fréquemment plus tard de rétrécissement mitral est le plus souvent, pour ne pas dire toujours (Peacock), d’origine congénitale.

D’une façon plus générale encore, Schapman admet en principe que la réunion complète d’une valvule, avec tendance à l’occlusion, indique son début intra-utérin. Pour Percy Kidd, au contraire, l'idée d'un rétrécissement mitral congénital, est une superstition .

11 faut avouer que les médecins d’enfants ne parlent pas de la sténose mitrale, et que la plupart des traités classiques des maladies de l’enfance s’occupent relativement peu de celte lésion.

C’est sans y ajouter une grande importance, que Rilliet et Barthez admettent le développement possible chez des enfants âgés de

Page 1