‹ Clinique médicale de la CharitéChapitre 185 sur 223 · Goodhart, Brilish med · texte numérisé non relu

Goodhart, Brilish med

si fréquemment. Cette tuberculose paraît considérée aujourd’hui comme se développant secondairement à la lésion cardiaque. A vrai dire, il n’en est pas toujours ainsi.

Carrière1 cite des observations puisées dans différents mémoires, ou recueillies par lui, dans lesquelles la tuberculose arrivée à un degré assez avancé semblait aussi ancienne que la lésion cardiaque. 11 rapporte notamment l’observation citée par Petit d’un enfant absolument normal dans sa première enfance au point de vue cardiaque qui contracte une bronchite à Page de 18 ans, a depuis de l’essoufflement et meurt beaucoup plus tard présentant un rétrécissement de l'artère pulmonaire et des lésions tuberculeuses avancées.

Nous trouvons encore, toujours dans le même ordre d’idées, l’observation d’Eléon. D., âgée de 15 ans, atteinte de tuberculose héréditaire, ayant eu de la cyanose, une pleurésie et un rétrécissement pulmonaire, chez laquelle on trouva quelques tubercules au sommet du poumon ; d’autres observations enfin, où la tuberculose héréditaire a paru nettement créer chez l’enfant un rétrécissement de l’artère pulmonaire avec cyanose.

Nous avons enfin signalé les rapports étroits, qui de l'avis de nombreux auteurs, unissent le rétrécissement aortique à la chloroanémie; quelquefois, plus rarement il est vrai, on trouve ici encore des lésions tuberculeuses. C’est à titre de curiosité pathologique que nous rapportons l’observation de Roger, de l’existence d'une tumeur blanche chez un enfant dont les valvules aortiques réduites à deux, étaient soudées par leur bord.

Nous voyons par cette énumération que les affinités ne sont pas aussi invraisemblables qu’elles pouvaient le paraître. Certes, le petit nombre de faits que nous avons pu citer n’a pas la prétention d'établir irréfutablement l'hypothèse que nous croyons plausible, mais nous sommes persuadé dès maintenant qu’on en trouverait plus, en cherchant mieux. Et c’est ainsi que les sténoses orificielles pures, stigmates d’un travail lent, régulier résultant d’un processus chronique d’emblée, réunies sous une étiquette commune devraient être opposées aux insuffisances dont le développement est, au contraire, le résultat des transformations successives de produits déterminés par un processus aigu.

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