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OUVERTURE DES CAVITÉS DU CORPS EXAMEN DES ORGANES QU ELLES CONTIENNENT

Ouverture de la cavité abdominale ; examen de la surface des viscères qui sy trouvent. — L’ouverture des cavités abdominale et thoracique se fait généralement au niveau de la paroi antérieure de ces cavités; les cas dans lesquels il est préférable d’ouvrir la cavité thoracique par derrière seront indiqués plus tard.

Le sujet est couché sur le dos ; l'opérateur se place à sa droite s’il est droitier, à sa gauche s’il est gaucher. Les instruments1 sont disposés à portée de la main sur une planchette; une autre planche en bois ou en liège reposant sur ou entre les jambes du sujet sert de plateau à découper les organes.

Les instruments sont remis sur la planchette chaque fois que Ton s’en est servi. L’opérateur seul y touche ainsi qu’au sujet. C’est la seule manière d’éviter les accidents, piqûres et coupures.

Le couteau étant tenu à pleine main, ou bien à la manière d’un couteau à découper, le tranchant en bas, — ces deux positions sont bonnes, pourvu que l’on n’appuie pas sur le dos de l'instrument, — l’incision est commencée à la symphyse du maxillaire inférieur pour se terminer au milieu de la symphyse du pubis en passant à gauche

1. Les instruments employés dans les autopsies sont : des couteaux, des scalpels, des ciseaux forts, des pinces à disséquer, une sonde cannelée, un entérotome, un sécateur, un marteau à crochet, des scies de différentes formes, un rachitome. On discute encore aujourd’hui la forme des couteaux d’autopsie. Celle que l’on préfère généralement est celle dite de Virchow. (Virchow. Sections-Technik, p. 26; Bourneville et Bricox, Manuel de technique des autopsies, p. 70; Thomas Harris, Manuel d'autopsies , trad. Surmont, pl. I). Tous les couteaux sont bons à condition qu’ils coupent bien et que leur manche soit assez long pour que la main ne le dépasse pas. On emploie arec avantage les grands couteaux à cerveau pour pratiquer de grandes sections (p. 1029), les couteaux à poignet un peu forts pour l’ablation de la langue et du larynx (p. 1030), les couteaux déboucher pour les os (p. 1014 et p. 1037).

de l’ombilic; elle intéresse la peau et le tissu cellulaire sous-cutané. La main gauche est placée, non pas au-devant de la pointe du couteau, mais à gauche du tranchant de l’instrument, par rapport à l’opérateur.

La main gauche tendant alors la peau, toujours dans la môme position, l’incision est continuée en bas par la section de la ligne blanche, puis du péritoine. Lorsque les intestins sont ballonnés, la lèvre droite de l’incision à la peau de la paroi abdominale est saisie à l’aide des doigts de la main gauche ou d’une pince; le péritoine est coupé avec précaution sans que jamais les intestins soient intéressés. Quand il y a des adhérences de l’intestin au péritoine pariétal, cette membrane est décollée avec soin par des tractions et des incisions bien dirigées. Il va de soi que, au moment de l’ouverture de la cavité abdominale, on a soin, lorsqu’il y a beaucoup de liquide dans cette cavité, d’examiner ce liquide; on peut le faire écouler dans des vases, gradués ou le recueillir à l’aide d'un verre pour le cas où l'analyse chimique en serait nécessaire.

Ces précautions prises, on passe les doigts sur les orifices internes des anneaux afin de voir s’il y a ou non des hernies ou si le canal vagino-péritonéal n’est pas oblitéré. C'est le moment aussi de disséquer les hernies et d’en étudier le contenu. Puis, on incise les muscles droits un peu au-dessus de leurs insertions au pubis et on y pratique par leur face profonde deux ou trois sections longitudinales, sur la surface desquelles on peut apprécier l’état de ces muscles ou trouver des foyers hémorrhagiques, etc.

La cavité abdominale étant ainsi ouverte, il faut dénuder les parois osseuses de la cage thoracique et mettre à nu le larynx, la trachée et les gros vaisseaux du cou. La main gauche tenant la lèvre droite de l’incision partant de la symphyse, du menton, puis la lèvre gauche de cette meme incision, on dissèque rapidement et à grands coups la trachée, le corps thyroïde et les gros vaisseaux; puis, la main gauche rabattant la peau avec les tissus sous-jacents, la cage thoracique est dénudée, les mamelles sont fendues par leur face postérieure. Ou s’arrête lorsque les côtes et les espaces intercostaux sont à nu jusqu'au niveau d’une ligne partant de la paroi postérieure de l’aisselle et se dirigeant verticalement en bas, le sujet étant supposé debout.

Les insertions des muscles abdominaux aux côtes et aux fausses côtes sont sectionnées avec soin de manière à ne pas intéresser le

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