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Cœur normal de la grenouille en diastole et en systole

’’ D Tiasmîe^fhn*011 phySi°l0gTf.d,e la poi,lle opérée a« moyen d’une constriclion linéaire. m^nUa pointe ’ ^ imm°lj,I,té de la poinle î S. systole de la base distendant pasdve-

°boS!mflrrCe?nedfV0fiqUe de di&ilaline» un cœur intact présente une contracture

fn^n P/A ?ClUV.S.CUe-a iaSC SU,bit coLt(! contracture après séparation physiologique de

la pointe (C. sep. p.) , la pointe reste distendue par le sang normal.

'l- ppnnf fVaCl;aÜOnS du sa"ff normal> la pointe, ayant reçu du sang digitaliné, prend

Utitiiile^CMlractiireeft. p. contr.) et le ventricule tout entier en systole ressemble au ventri

préalable a mt mtaCt L' ™ ’ Sauf 3U niveau du sillon creusé par la compression linéaire

ainsi (n° 4, C. p. contr.) un ventricule complètement contracturé, aussi bien au niveau de la pointe qu’au niveau de la base : ce ventricule ne diffère plus du ventricule tétanisé (C. int.) delà grenouille qui n avait pas subi la séparation physiologique de la pointe, que par les traces de la constriction linéaire ayant servi à produire cette séparation.

Nous avons donc lu, je crois, une démonstration positive et directe de 1 action tétanisante de la digitaline sur le myocarde, abstraction laite de 1 intervention nerveuse. Cette même démonstration est applicable, bien entendu, aux autres poisons systoliques; le même procédé peut servir aussi à l’analyse de l’action myocardique des poisons diastoliques ; mais sans entrer dans les détails que comporterait une telle analyse comparative, je me borne au point spécial qui nous intéresse en concluant que la digitaline est bien un poison musculaire cardio-tétanisant.

• il suffit maintenant de rappeler l’état du cœur tué en contracture par les excitations directes et par la digitaline pour légitimer l’assi-

FRANÇOIS-FRANCK. — ACTION DE LA DIGITALINE. 741

inflation que nous avons développée dans ce chapitre entre les ellcls myocardiques de l’une et l’autre influences stimulantes.

On est dès lors autorisé à étendre à l’ensemble des accidents toni-ventriculaires produits par la digitaline, du début de son action jusqu a son eflet toxique mortel, la notion qui découle de ces expériences : il paraît clair que, pendant toute l’évolution des troubles digitaliniques, le myocarde a pris sa part à l’augmentalion de tonicité dont nous avons analysé les effets successifs; l’action qu il a subie, a marché d’abord de pair avec la stimulation simultanée des appareils modérateurs et toni-accéléra leurs (phase de ralentissement avec augmentation d’énergie), puis avec la stimulation des appareils accélérateurs seuls, les organes modérateurs elanl supprimés pendant les périodes de tachycardie toxique; enfin, c’est 1 intervention de l’élément musculaire isolé des organes accélérateurs tués à leur tour, mais tardivement, par la digitaline, qui a provoqué la manifestation motrice terminale se caractérisant par le tétanos cardiaque.

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