Lebreton, in thèse Schmitt
que l’anatomie pathologique, muette sur ce point, n’autorise pas à l’affirmer.
Les complications graves paraissent exceptionnelles dans le cours de la phlébite rhumatismale. L’embolie pulmonaire mortelle n’a pas été signalée. 11 semble que rarement les caillots se détachent et cela est bien en rapport avec l’allure clinique de la maladie. Comme nous l’avons dit aussi, les troubles nerveux ou trophiques persistants sont rares également, cela aussi est en rapport avec les formes habituelles de la maladie. Nous avons vu que l’oblitération définitive des gros troncs veineux était chose exceptionnelle; lorsque celle-ci s’effectue cependant, les accidents ultérieurs sont analogues à ceux qui suivent la phlegmatia de toute autre nature.
Phlébites de la syphilis. — Ces phlébites sont encore exceptionnelles et leur connaissance est de date récente. Hutchinson entrevit cette complication possible de la syphilis, mais c’est Mauriac* qui le premier, rapporta une observation des plus concluantes. 11 s’agissait d’un homme qui, deux mois après l’apparition d’un chancre, vit se développer des phlébites multiples atteignant successivement les veines de la jambe droite, puis les veines du bras et enfin la veine crurale droite. La coexistence d’autres accidents syphilitiques rend compte de la cause vraisemblable de ces phlébites, bien que l’auteur ne veuille pas se prononcer catégoriquement à leur sujet1 2.
Breda3, en 1889, observa également chez un syphilitique des phlébites qui atteignirent successivement la jambe, puis !e bras gauche ; aussi Charvot4 5 est-il mal venu à dire, dans son récent article, que la phlébite syphilitique n’a pas été signalée. 11 rapporte pour sa part deux observations où les manifestations phlébitiques furent précoces (5e et 4e mois). Elles atteignirent les saphènes pour remonter ensuite dans la crurale. Ces phlébites déterminèrent peu de réaction et peu d’œdème, mais elles s’accompagnèrent de douleurs vives à exacerbations nocturnes. Enfin Handford, tle Nottingharn3, a rapporté récemment l’observation d'un sujet syphilitique qui présentait de l’albuminurie intermittente, avec lésions arté-