‹ Clinique médicale de la CharitéChapitre 122 sur 192 · L.vürencix, Lyon médical , 7 oct. 1888, p · texte numérisé non relu

L.vürencix, Lyon médical , 7 oct. 1888, p

VAQUEZ. - PHLÉBITE DES MEMBRES, qui réside dans l’ignorance où l’on est de la nature vraie de la chlorose et de ses différentes modalités pathogéniques. Nous ajouterons que l’anatomie pathologique est à peu près muette sur ce sujet de la phlébite chlorotique, et qu’il est nécessaire d’attendre de nouveaux éclaircissements de ce côté.

Phlébites goutteuses. — La phlébite goutteuse a été décrite d’une façon magistrale par Paget1 en 1886. Avant cet auteur, on avait rapporté déjà des observations de cette affection, mais on croyait la goutte incapable de les expliquer et l’on mettait invariablement en cause le rhumatisme2. C’est à James Paget que revient le mérite d'avoir indiqué le rapport entre la goutte et les complications phlébitiques, et d’avoir fixé les caractères principaux des modalites cliniques de celles-ci. ■ — Après lui, Prescott Ilewett3, Tuckwell4 et Owen Rees5, en Angleterre, Lancereaux6 et Lecorché7 en France, étudièrent à leur tour ce sujet, sans rien modifier des idées avancées par Paget. La thèse de Yiccaji8 *, publiée en 1880, coordonna les faits connus. Depuis de temps on a peu écrit sur la phlébite goutteuse ; l’article de M. Rendu dans le Dictionnaire encyclopédique (1884), quelques observations éparses dans divers recueils, constituent toute la bibliographie ressortissant à ce sujet. Cependant le Congrès tenu en 1892, àNottingham, par l’Association médicale britannique, entendit une communication très intéressante de M. Lorimer’J(de Buxton) sur la phlébite goutteuse. L’auteur rappella à nouveau les caractères cliniques de l’affection, mais ne se crut pas en droit d’en spécifier la nature pathogénique. Récemment enfin, Œttinger10 a résumé la question dans son excellent article du Traité de médecine.

Ces quelques données bibliographiques font ressortir ce fait (pie la phlébite goutteuse a été surtout étudiée en Angleterre; cela n’a rien qui doive nous surprendre, étant donnée la fréquence de

1. James Paget, St.-Barth. IIosp. lîep., 1866, t. II, page 82. — Clinical Lectures and Essays, 1874.

2. Voir notamment une observation de la thèse de Champouillon (Paris, 1864), laquelle, sous le titre Rhumatisme goutteux. — Phlébite , a trait à une phlébite goutteuse manifeste.

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