Vaquez, Th. 1890. p. 114 et IIS
VAQUEZ. — PHLÉBITE DES MEMBRES, mais plus bas, au confluent de la saphène dans la fémorale, qu’elle s’effectue le plus habituellement.
Un dernier point reste encore à élucider. La coagulation oblitérante débute-t-elle en des points de la veine désignés par leui disposition spéciale ? Pour M. Lancereaux, il y a une règle infaillible. « La coagulation commence toujours au niveau d’un éperon ou dans un nid valvulaire1. » Cette règle n’a pas toujours été admise sans conteste et récemment M. Œttinger2, dans son article du Traité de médecine, a tenté de la concilier avec les données anatomiques actuelles.
Si nous nous en tenons à l’observation des faits, il ne sera pas difficile de décider que l’opinion formulée par M. Lancereaux est certainement trop absolue. Nous avons pu, il est vrai, à deux ou trois reprises, constater, sans certitude concluante d’ailleurs, que des phlébites avaient semblé prendre leur point de départ dans le fond d’un nid valvulaire, mais il nous a paru aussi que, dans l’immense majorité des cas, cela paraissait résulter d’une fausse interprétation des phénomènes. Tout d’abord nous avons pu voir plusieurs fois que les bourgeons endophlébitiques n’avaient aucune prédilection pour les appareils valvulaires et que môme la coagulation adhérente, aboutissant à l’oblitération, pouvait débuter audessous des replis des valvules ou dans tout autre point de la continuité des veines. Mais ce que nous avons aussi remarqué, c’est que les parties de caillot qui siègent dans les nids valvulaires y sont plus rapidement adhérentes que partout ailleurs, quand il s’agit de coagulations secondaires ou prolongées ; ces coagulations résistent mieux au lavage qui enlève les autres parties du caillot, réserves faites pour celles qui composent les coagulations initiales liées à la phlébite elle-même. L’aspect que l’on obtient alors est assez semblable aux belles préparations représentées dans les planches de l’atlas de M. Lancereaux. Pour éviter les erreurs qui peuvent résulter de cette particularité, nous avons pris l’habitude de plonger les veines dans l’alcool avant tout examen et de ne procéder à leur fixation et à leur coupe que lorsqu’un durcissement est déjà provoqué. On peut plus facilement alors pratiquer des coupes et des examens successifs, sans risquer de modifier les