Loco citato
avec un seul fait de tuberculose pulmonaire développée tardivement.
25 observations d’anévrysme et de dilatation aortique sans aucun fait de tuberculose.
Ces résultats ont leur signification si l'on a soin de les rapprocher de ceux ayant trait au rétrécissement mitral pur, rapportés par Tripier, Potain, Frommolt, P. Kidd, ou recueillis par nous.
Ces dernières observations sont de deux sortes. Les unes complètes au point de vue clinique et suivies de l’autopsie, ont une valeur absolue. Les autres, incomplètes au point de vue clinique et ne donnant que la relation nécropsique, ne nous permettent pas de juger, si en l’absence de toute lésion de tuberculose pulmonaire, les individus trouvés porteurs à l’autopsie d’un rétrécissement mitral pur, n’ont pas présenté dans leurs antécédents pathologiques, de la scrofule ou de la chlorose. Les dernières enfin, privées de constatations anatomiques, peuvent s’appuyer sur l’examen bactériologique, ou sur un ensemble symptomatique suffisant pour entraîner le diagnostic.
Sur 55 autopsies de rétrécissement mitral pur, le professeur Potain trouva 12 fois la tuberculose, soit une proportion de 55 pour 100. Cette proportion se trouve, d’après nos observations, notablement augmentée. Elle est surtout grande si l’on tient compte de toutes les observations cliniques1, que nous avons pu recueillir.
Il nous reste maintenant, avant d’établir l’influence réciproque de la tuberculose et du rétrécissement mitral pur, avant de discuter l’antagonisme d’évolution qui paraît réellement exister contre ces deux lésions, à traiter des caractères différentiels qui nous permettront d’établir le diagnostic de coexistence.
1. De l’avis du professeur Potain, de l’avis de maîtres que nous avons pu interroger il nous eût été facile en effet d’enrichir la liste des documents que nous résumons à la fin de ce mémoire.