Eodem loco, p
0. Weber1, rejetant au second plan l’influence de l’énergie du cœur sur la production des coagulations admet que c’est surtout la diminution de tonicité des parois veineuses et V inocclusion des valvules qui favorisent la thrombose.
M. Lancereaux2, complétant ces idées, établit les lois mécaniques de la thrombose.
« Si l’on remarque, dit-il, que les principaux vaisseaux où siègent les thromboses sont précisément situés au niveau des points où les parois des veines cessent d’adhérer aux toiles fibreuses du voisinage et, par conséquent, là où la force d’aspiration thoracique tend à diminuer et à disparaître, on arrive à cette conclusion que la coagulation spontanée du sang est régie par une loi purement physique, que nous énoncerons comme il suit : les thromboses marastiques se produisent toujours au niveau des points où le liquide sanguin a le plus de tendance à la stase, c’està-dire à la limite d’action des forces d’impulsion cardiaque et d’aspiration thoracique. »
A la suite de ce dernier auteur, on ne manqua plus d’insister sur les conditions qu’il avait mises en relief et presque toutes les observations de phlegmatia en témoignent; certains auteurs même ont cru pouvoir imaginer qu’il y avait dans certaines parties du système veineux de véritables points morts, où la coagulation se faisait pour ainsi dire spontanément!
Mais d’autre part et concurremment, les physiologistes cherchaient à reproduire expérimentalement des coagulations du sang, en tenant surtout compte des effets du ralentissement de la circulation.
Tackrah3, en 1817, et Scudamor4, en 1824, avaient déjà montré que le sang, immobilisé entre deux ligatures dans la jugulaire, ne se coagulait pas immédiatement. Chez le cheval, après une heure trois quarts, le sang restait encore fluide. Versé dans un verre au bout de ce temps, le sang de la veine se coagulait au bout de cinq minutes, ce qui prouvait que ce sang n’avait pas perdu ses propriétés de coagulabilité.
Ces expériences avaient été vite oubliées. Mais, sous l’influence