‹ Clinique médicale de la CharitéChapitre 79 sur 192 · Scudamor, Essay on blood · texte numérisé non relu

Scudamor, Essay on blood

des idées de Virchow, on les reprit de tous côtés pour les vérifier et les critiquer au besoin.

Brückè1, le premier, recommença ces expériences; il arriva à des résultats confirmatifs, mais avec quelques faits nouveaux et intéressants. Il constata que le sang finissait par se coaguler dans le segment veineux au bout d’un temps plus ou moins long, mais qui coïncidait toujours avec le début de l’altération des parois des vaisseaux.

Virchow ne contestait pas ces résultats, il les expliquait seulement en disant que la stase sanguine amenait une irritation des parois vasculaires, laquelle avait pour conséquence ultime la coagulation du sang stagnant.

Quelques années plus tard, les expériences de Zahn2 vinrent montrer combien le ralentissement de la circulation avait peu d’action sur la coagulation en comparaison des lésions de la tunique interne.

Zahn, étudiant le mode de formation et d’accroissement des thrombus, dans le seul but de contrôler les assertions de Virchow, s’aperçut que ces derniers débutaient toujours en des points qu’un examen minutieux montrait avoir été lésés, encore bien que rien à l’œil nu ne semblât indiquer l’existence de ces lésions. Lorsqu’on produit un léger choc sur le vaisseau mésentérique d’une grenouille, môme si faiblement que la seule altération appréciable soit une simple dilatation du vaisseau, et qu’on injecte dans ce dernier une solution de nitrate d’argent, après avoir lié le cœur, on voit se dessiner partout, sauf au niveau du point lésé, l’élégant contour de l’endothélium vasculaire. Au point où l’endothélium a été lésé, la coloration irrégulière et foncée produite par le nitrate d’argent indique la chute de cet endothélium. Or, c’est toujours en ce point que débute la coagulation.

Déjà on pouvait déduire des expériences de Brücke et de celle de Zahn cette conclusion, que si le ralentissement de la circulation n’était qu’une condition accessoire de la coagulation, la lésion de l’endothélium était une condition essentielle.

En 1875, Frantz Glénard3 reprenait la question de l’influence

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