‹ Clinique médicale de la CharitéChapitre 86 sur 192 · ÉTUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ÉTUDE CLINIQUE

Evolution générale de la phlébite des membres.

Le temps est venu, croyons-nous, où l’on peut présenter une étude d’ensemble de la phlébite, sans tenir compte des dénominations dissemblables que l’on croyait devoir attribuer à chacune de ses modalités étiologiques ou cliniques. Que la phlébite évolue rapidement ou lentement, à la suite d’un traumatisme, sous l'influence d’un processus infectieux ou du fait de certaines actions toxiques, cela ne saurait expliquer les titres différents qu’on lui donne. Dans son récent article du Traité de médecine, M. Œttinger1 dit : « Il nous est permis actuellement d’écrire un chapitre « Phlé- « bite » dans lequel on peut comprendre la thrombose veineuse marastique, c’est-à-dire la phlegmatia alba dolens, la thrombose des cachexies et des fièvres, à côté d’autres lésions veineuses, dans lesquelles l’infection joue un rôle moins certain et où l'altération primitive de la veine, plus sensible, plus visible, n’a jamais été mise en doute, etc. » Notre opinion est de tous points semblable ; nous croyons aussi que l’on peut ranger dans une même étude les phlébites dites chirurgicales, puerpérales, les thromboses médicales ou spontanées, etc., car c’est faire une œuvre artificielle que de vouloir les maintenir dans des catégories spéciales. La différence étiologique constitue seulement des modalités cliniques pour lesquelles une épithète suffit.

La phlébite peut débuter brusquement, sous l'influence d’un raumatisme local de la veine, traumatisme accidentel ou provo-

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