‹ Clinique médicale de la CharitéChapitre 91 sur 192 · Troisier, Thèse d'agrégation, 1880, p · texte numérisé non relu

Troisier, Thèse d'agrégation, 1880, p

5. Klippel, Arch. de médecine, 1889, p. 5 et 186, Des altérations, des nerfs périphériques dans les œdèmes chroniques, la phlegmatia alba dolens et l'œdème expérimental.

4. Graves, Clin, de Graves, traduction de M. Jaccoud, t. II, p. 451.

VAQUEZ. — PHLÉBITE DES MEMBRES, inflammatoires étaient déjà passées, une névralgie sciatique très nette, mais de courte durée, du côté gauche; or, chose curieuse, il existait chez cette môme malade, du côté opposé, une anesthésie très marquée, siégeant sur le domaine du nerf sciatique poplité externe. M. De Brun1 a remarqué, avec assez de raison croyonsnous, que l’hyperesthésie cutanée appartenait surtout aux formes de la maladie accompagnées de douleurs irradiées dans les flancs et dans les régions génitales et fessières, tandis que la forme à douleurs limitées s’accompagnait parfois d’une analgésie plus ou moins marquée et en général diffuse.

Ce qu’il y a évidemment d’intéressant dans l’exposé des troubles de la sensibilité, c’est que, dès que la douleur ou l’analgésie présente un caractère d’intensité inaccoutumée, la distribution que l’une ou l’autre prend répond, non plus aux segments vasculaires plus ou moins envahis par la phlébite, mais bien à des territoires nerveux, correspondant au tronc principal lui-même ou à scs branches terminales.

L’étude des troubles trophiques précoces qui peuvent compliquer la phlébite nous indiquera d’une façon encore plus précise le rôle joué par l’altération des nerfs périphériques dans la symptomatologie de cette affection. Parmi ces troubles trophiques, le premier en date et en importance est l’œdème. Nous savons qu’il n’y a pas de rapport absolument direct entre l’œdème et l’obstruction vasculaire; bien des observations témoignent que des oblitérations complètes de la veine principale d’un membre ont pu ne s’accompagner que d’un œdème très limité, alors que d’autres phlébites évidemment non oblitérantes déterminaient des œdèmes plus étendus et souvent plus tenaces. Mais cette question, qui a un rapport si intime avec les observations physiologiques, sera étudiée plus à fond à la fin de ce chapitre.

L’œdème n’est pas le seul trouble trophique que détermine la phlébite. On a vu, dans un certain nombre de cas, apparaître le purpura 2, soit comme phénomène précurseur, soit comme symptôme consécutif de la phlébite. Parfois on a constaté de véritables ecchymoses. Cruveilhier en cite un exemple, et « M. Lépine a vu, dans le service de Barthez, une thrombose de la veine axillaire et

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