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des veines humérales constatée à l’autopsie, provoquer la production de taches ecchymotiques du bras et de l’avant-bras1. » Les accidents peuvent encore aller plus loin et consister en la production de phlyctènes qui ne sont pas exceptionnelles dans le cas de phlébites partielles, variqueuses ou autres, mais qui, dans le cas de phlébites totales, semblent souvent présenter une gravité assez spéciale. On les a vues, en effet, apparaître comme symptômes prémonitoires de la gangrène cutanée, et M. Lancereaux2 en a observé un exemple après Kennedy3 * et Overhisen*. Dans un cas rapporté par Eichhorst5, une phlébite de la saphène interne, consécutive à la fièvre typhoïde, fut suivie de phlyctènes et d’ulcérations cutanées. Dans les observations où de tels accidents furent suivis de la gangrène d’un membre, on avait noté concurremment des lésions de l’artère correspondante.
Enfin, pour en terminer avec ces troubles trophiques précoces de la phlébite, il faut signaler la déformation spéciale décrite par M. Verneuil6 dans une communication à l’Académie des sciences, sous le nom de pied bot phlébitiqiie. Cette difformité peut être rapportée à deux formes : l’équin et le varus équin, avec ce caractère particulier que les orteils qui, dans les variétés congénitales, sont peu déviés, mobiles et généralement en extension forcée, sont ici rigides, immobiles, fléchis plus ou moins et parfois en forme de griffe, ce qui permet de reconnaître que les agents de la déviation du pied sont surtout les muscles de la couche profonde. M. Verneuil tend dès lors à admettre que les altérations sont en rapport avec la phlébite des veines profondes. Dans une de ses observations, la déviation commença à apparaître trois semaines après le début d’une phlébite puerpérale. M. le professeur Pinard7 nous a dit avoir observé des cas analogues, et nous avons pu, sur son indication, en voir un nous-même avec notre ami le docteur Lepage8.
1. Bouchard, De la pathogénie des hémorrhagies. Thèse de concours, 1809, p. 71.